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Plein soleil restauré en cinémascope

Mis à jour le 10/04/2018 à 05:06 Publié le 10/04/2018 à 05:06
Delon dans la peau de Tom Ripley.

Delon dans la peau de Tom Ripley. Studio Canal

Plein soleil restauré en cinémascope

Le film de René Clément de 1960, qui offre à Alain Delon un de ses rôles les plus iconiques, sera présenté dans une version restaurée, le 17 avril, par les Archives audiovisuelles de Monaco

C'est devenu une tradition à chaque saison. Dans leur programme annuel, les Archives audiovisuelles de Monaco présentent un classique restauré du cinéma. Le long-métrage choisi cette année, c'est Plein soleil.

Le film de René Clément, sorti en 1960, met en scène Alain Delon, Marie Laforêt et Maurice Ronet. Adapté du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith, Delon y incarne un machiavélique Tom Ripley, payé par un milliardaire américain pour ramener en Californie son fils, Philippe, qui mène la dolce vita en Italie. Comprenant qu'il n'arrive pas à le convaincre de rentrer aux États-Unis, il tue Philippe et usurpe son identité, au fil de l'histoire qui sombre dans la folie.

« C'est un film important dans le cinéma français des années 60. Il est difficile à caractériser avec des attributs de la Nouvelle Vague, mais se rapproche aussi du cinéma américain », commente Vincent Vatrican, directeur des Archives audiovisuelles.

Un Delon animal

René Clément réalise alors son deuxième film en couleur, « marqué par les lumières de la Méditerranée ». Tourné dans le sud de l'Italie, entre Naples et Rome à l'été 1959, le film impose un Alain Delon, 24 ans à l'époque, hypnotique. « Il y est animal, avec une façon de jouer instinctive. C'est un de ses rôles les plus fabuleux », continue Vincent Vatrican.

Depuis plusieurs années, les Archives audiovisuelles de Monaco sont entrées dans un cycle avec la Cinémathèque française et du Centre national du cinéma et de l'image animée pour participer à la restauration de films. Par exemple, Monaco contribue à la préservation de l'œuvre du cinéaste égyptien Youssef Chahine. En 2019, les Archives espèrent aussi pouvoir proposer une version restaurée de Nous irons à Monte-Carlo, un film musical de 1951, tourné en Principauté, et notable notamment par l'apparition à l'écran d'une jeune actrice : Audrey Hepburn.

Ces restaurations sont inscrites dans la mission que se sont fixé les Archives audiovisuelles, pour préserver un pan de l'histoire du cinéma.

« Pour un film comme Plein soleil, cela coûte entre 120 000 et 140 000 euros, et ce ne sont pas des plans de financement faciles à monter », détaille Vincent Vatrican.

Le long-métrage de René Clément a bénéficié de l'aide de Studio Canal, la Cinémathèque française et le fonds culturel franco-américain pour sa restauration. Un travail de reconstruction minutieux pour nettoyage la pellicule argentique, la raviver à la palette graphique pour ensuite en tirer une copie numérisée en qualité 4K.

Le résultat sera à découvrir, au Grimaldi Forum, le 17 avril.


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