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PHOTOS. Passionné par les fonds marins, il dévoile les richesses de la faune du Cap d'Antibes

Mis à jour le 18/05/2021 à 07:33 Publié le 18/05/2021 à 18:30
Hydro méduse olindias phosphorica.

Hydro méduse olindias phosphorica. Photo Fabien Martinazzo

Monaco-matin, source d'infos de qualité

PHOTOS. Passionné par les fonds marins, il dévoile les richesses de la faune du Cap d'Antibes

En passionné des fonds marins, Fabien Martinazzo ne manque jamais une occasion de plonger en apnée avec son appareil photo. Il dévoile une facette du Cap d’Antibes bien peu connue.

Pas besoin de vaisseau. Pour ouvrir la porte des étoiles… de mer, Fabien Martinazzo y va en solo. En grandissant à Antibes avec, sur la peau, le sel de la Méditerranée, il n’a jamais perdu le goût pour la beauté de la mer.

"Dès que j’en ai l’occasion, je me lève tôt pour plonger au Cap d’Anribe", annonce-t-il, face à la baie.  "En revanche, c’est la première fois que je me lance l’hiver", sourit cet infirmier aux urgences de l’hôpital de Grasse, pour qui cette nouveauté se révèle intimement liée à l’épreuve traversée par sa profession: "Avec la crise sanitaire, j’ai un fort besoin de pouvoir m’accorder une parenthèse."

Et pour cela, il ne demande pas grand-chose: un masque, une combinaison, des palmes, du souffle et… son caisson. Impensable de nager sans son appareil photo! "On ne sait jamais sur quoi on va tomber, alors il faut être prêt."

Poulpe octopus vulgaris.
Poulpe octopus vulgaris. Photo Fabien Martinazzo

Le poulpe: curieux, intelligent et affectueux

En chasseur d’images, l’autodidacte dévoile le résultat de sa pêche aux clichés sur les réseaux sociaux. Dans son regard, une faune arc-en-ciel. Méduse, Ceinture de Vénus, Cténophore…

Des êtres si peu visibles des Terriens qu’ils semblent presque sortir tout droit de l’espace! Un effet galactique renforcé par le parti pris de l’artiste: éclairer ses rencontres afin de faire ressortir les couleurs qui émanent d’elles. Impact pop art garanti!

Des filaments, transparences et organismes se révélant non loin de la surface: "Tout ce que je prends se situe entre zéro et dix mètres." 

Ici, zéro bouteille, on fait tout à l’ancienne! "Je m’approche énormément de mes sujets. Je me dois d’être discret, de me faire accepter par l’environnement qui m’accueille." Une patience qui l’oblige à se fondre dans le décor pour se faire oublier. Voire adopter!

Ceinture de Vénus
Ceinture de Vénus Photo Fabien Martinazzo

"J’ai une profonde empathie pour les poulpes. Ils sont très intelligents, curieux, affectueux. J’ai eu la chance d’avoir gagné la confiance d’un d’entre eux qui est venu s’enrouler autour de mon bras, je l’ai caressé. On est restés longtemps à partager un moment sous l’eau. C’était juste magique", raconte ce passionné, le regard éclairé par la même fougue qui brille depuis le premier jour, tête la première. "Comment me lasser de cela ? On ne peut jamais tout connaître."

Et c’est Dame nature qui lui donne raison lorsqu’elle lui permet de croiser la route d’une méduse Turritopsis.

"Celle que j’ai pu voir faisait cette taille", montre-t-il en ajustant son pouce et son index pour ne laisser pas plus d’un centimètre: "Elle peut revenir au stade de polype. C’est elle dont on parle quand on évoque les espèces immortelles ! Et elle se balade ici…"

Méduse pelagia noctiluca.
Méduse pelagia noctiluca. Photo Fabien Martinazzo

Envoûté par les iridescences et ne comptant plus les piqûres de méduses, cet explorateur souhaite avant tout partager la beauté sous nos pieds: "Bien souvent, les gens pensent que je prends mes photos à l’autre bout du monde. Beaucoup ignorent les richesses que l’on a chez nous, c’est dommage."

Alors, si ses images peuvent alerter les consciences, il ne peut qu’en être ravi. "Je ne cherche pas à donner de leçon. Mais on a tous une responsabilité dans la protection de l’environnement. Le macroplancton ne fait pas la différence entre le plastique et le reste : et après, ça termine dans le poisson qui finit dans votre estomac."

Alimentaire, mon cher Watson!

Pour découvrir les photographies, rendez-vous sur Instagram @fabienmartfb.

La méduse Turritopsis a pour réputation d’avoir la capacité de revenir au stade de polype.
La méduse Turritopsis a pour réputation d’avoir la capacité de revenir au stade de polype. Photo Fabien Martinazzo
Photo DR
Pas encore exposé!

Fondu de voyage, Fabien Martinazzo rêve comme un gosse devant les missions de Laurent Ballesta.

"C’est le Thomas Pesquet des mers et océans", lance-t-il, admiratif.

Et c’est très humblement qu’il reconnaît n’avoir encore jamais eu l’occasion d’exposer son travail: "Mes proches me disent qu’il faudrait que je le fasse. Mais je vous avoue que ce n’est pas si simple que ça, c’est un métier à part entière."

Mais il y a fort à parier, qu’après avoir été sacré par le prestigieux prix international Ocean Art, son travail ne reste pas uniquement visible sur Internet…

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