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PHOTOS. Le chef Mauro Colagreco ouvre un nouveau restaurant traditionnel de grillades à Menton (et les tarifs sont abordables)

Mis à jour le 27/10/2020 à 09:06 Publié le 27/10/2020 à 11:30
Le restaurant «Casa Fuego» dispose d’un immense gril central.

Le restaurant «Casa Fuego» dispose d’un immense gril central. Photo Matteo Carassale, A.R. et S.W.

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PHOTOS. Le chef Mauro Colagreco ouvre un nouveau restaurant traditionnel de grillades à Menton (et les tarifs sont abordables)

Le chef Mauro Colagreco vient de transformer l’ancien établissement "La Loca", situé juste en face du Mirazur, en un restaurant traditionnel faisant écho à ses origines argentines et italiennes.

Parrilla et pasta. Le concept du nouveau restaurant créé par Mauro Colagreco à Menton pourrait (presque) se résumer en ces deux mots chantants, renvoyant aux origines du chef triplement étoilé. D’un côté, l’Argentine et ses barbecues légendaires - parrilla signifie tout simplement "gril". De l’autre, l’Italie et ses pâtes réconfortantes.

Ce n’est pas tout à fait par hasard que Casa Fuego s’est installé sur le boulevard de Garavan, en lieu et place de l’ancien restaurant La Loca. Le chef du Mirazur (voisin) le convoitait en effet depuis un moment, sans imaginer que le propriétaire - Claudio Battaglino - viendrait de lui-même lui proposer d’investir les lieux.

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Illustration Photo Matteo Carassale, A.R. et S.W.
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Illustration Photo Matteo Carassale, A.R. et S.W.

Pour les Mentonnais

"Le projet de ce restaurant était dans ma tête depuis un moment. Nous avons conscience que le Mirazur est devenu difficile d’accès pour les Mentonnais, car complet très à l’avance et réservé aux occasions spéciales", explique Mauro Colagreco.

Aussi voulait-il, d’une certaine manière, ouvrir un établissement pour eux. Avec la philosophie et les influences Colagreco, la même vue que celle offerte au Mirazur, mais des tarifs ouverts à tous les porte-monnaie.

"Claudio cherchait à vendre. On s’est mis d’accord en début d’année… et boom, la Covid est tombée! Nous avons continué à en parler pendant le confinement, et décidé, finalement, de faire les choses ensemble", poursuit l’Italo-Argentin.

Ajoutant que l’idée de plats gravitant autour du feu de bois est venue de sa femme, Julia. "Elle voyait bien que j’adorais ça quand on allait en Argentine. Et c’est vrai que ça correspondait tout à fait à mon envie de proposer des recettes familiales." La parrilla qui trône, rougeoyante, au centre du restaurant, a ainsi été conçue sur-mesure en Toscane.

Comme pour chacun des établissements qu’il a ouverts, Mauro Colagreco imagine et élabore la carte de Casa Fuego. Tout en laissant des libertés au chef qu’il a missionné, Mattia Zanolli - passé par plusieurs restaurants étoilés, mais aussi, autrefois, par La loca. Pour maîtriser l’art de la grillade à l’argentine, ce dernier a même accompagné le chef du Mirazur à Buenos Aires, où la manière d’utiliser les braises (et non les flammes) lui a été apprise.

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Illustration Photo Matteo Carassale, A.R. et S.W.
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Illustration Photo Matteo Carassale, A.R. et S.W.

"Faire de la cuisine traditionnelle, c’est presque un retour en arrière pour moi, mais j’en suis heureux", indique le jeune Italien. Qui, remarqué pour ses pâtes réalisées à la perfection, fabrique également une focaccia maison, en introduction aux plats de viandes et de poissons grillés, et leurs légumes (et champignons) de saison.

"Dans la région, nous sommes les seuls à travailler, entre autres, avec de la viande maturée", complète le directeur du restaurant - qu’il décrit lui-même comme une "brasserie" -, Giuseppe di Maria. Désignant du doigt une chambre froide spéciale, qui contrôle l’humidité des chairs en question, et diffuse des lumières anti-bactériennes.

L’origine des bêtes? "Tout le monde connaît la réputation des viandes argentines. Mais nous sommes engagés dans une logique de réduction de notre empreinte carbone, alors cela ne correspondait pas du tout au message qu’on veut véhiculer", souligne Mauro Colagreco. Indiquant avoir cherché longtemps pour trouver une coopérative, proche de Perpignan, dont les viandes sont nées, élevées et abattues en France. "C’est très rare, la plupart du temps, quand vous regardez les étiquettes c’est une horreur: les bêtes ont fait le tour du monde!"

Mais ici, comme dans tous les restaurants estampillés Colagreco, la qualité des produits est aussi primordiale que l’envie (ardente) de ravir les papilles.

Savoir+
Casa Fuego, 80 boulevard de Garavan.
Rens. 04.93.17.13.15.

Mauro Colagreco a eu l’idée avec un autre chef trois-étoiles, Christophe Bacquié.
Mauro Colagreco a eu l’idée avec un autre chef trois-étoiles, Christophe Bacquié. Photo S. L.

Très touché par les dégâts de la tempête Alex dans les vallées de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée, Mauro Colagreco a souhaité venir en aide aux populations sinistrées de deux manières. Via sa boulangerie Mitron Bakery, il a immédiatement fait don de plus d’une centaine de pains, qu’il a déposés au point de collecte installé au Palais de l’Europe.

"On se demandait comment faire plus. J’ai reçu un appel de Christophe Bacquié - un autre chef trois-étoiles - qui était horrifié, comme moi, par les images qu’on voyait. On s’est dit que ce serait bien que les chefs se rassemblent pour faire des plats, adaptés aux conditions mais qui sortent du quotidien. Comme on l’a fait pour les soignants pendant le confinement", poursuit le chef.

Grâce à l’aide du Monégasque Philippe Joannès pour les questions de logistique, 3.400 portions réalisées par 34 chefs de Cassis à Menton ont ainsi pu être acheminées.

"C’était une très belle action, je suis ému par la mobilisation de mes collègues. Le métier de la restauration a prouvé qu’il n’avait pas perdu ses valeurs", commente Mauro Colagreco. Précisant vouloir poursuivre cette initiative d’une manière ou d’une autre. "Comme pour les hôpitaux, on a tendance à oublier vite, alors qu’il faudra du temps pour sortir de ces crises…"

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Illustration Photo Matteo Carassale, A.R. et S.W.
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Illustration Photo Matteo Carassale, A.R. et S.W.

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