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PHOTOS. La No Finish Line fête ses 20 ans cette année, 16.000 participants sont attendus

Mis à jour le 14/11/2019 à 11:27 Publié le 14/11/2019 à 10:03
Chaque année, la foule de coureurs et marcheurs prend d’assaut le parcours de 1,4 kilomètre tracé dans les jardins du chapiteau de Fontvieille.

Chaque année, la foule de coureurs et marcheurs prend d’assaut le parcours de 1,4 kilomètre tracé dans les jardins du chapiteau de Fontvieille. archives Cyril Dodergny

PHOTOS. La No Finish Line fête ses 20 ans cette année, 16.000 participants sont attendus

La vingtième édition de la course caritative démarre ce samedi à 14 heures à Fontvieille. Les organisateurs attendent cette année plus de 16.000 participants pour faire vivre la piste.

Novembre 1989. À la Jeune chambre économique de Monaco, les jeunes entrepreneurs de l’époque cherchent une idée pour inciter les pays à ratifier la Convention des droits de l’enfant proposée par l’ONU.

Les concepts fusent, dont celui d’une course en continu d’un an pour communiquer sur ce projet. D’un an, l’idée est revue à un mois et finalement à neuf jours, "pour que ça demeure une période conséquente", précise Philippe Verdier. C’est lui qui lance cette première course en novembre 1989 avec l’aval du prince héréditaire Albert.

Dans leur sillage, 750 participants parcourent 9.000 kilomètres pour cette première No Finish Line.

"C’était inespéré", se souvient Philippe Verdier, qui trace le circuit sur les quais du port Hercule. "Les premières éditions, nous nous disions que si l’on atteignait un jour le nombre de participants du marathon de Monaco (3 000 coureurs, NDLR) qui existait à l’époque, nous serions ravis."

Un kilomètre, un euro

Mais vite, le compteur s’emballe. Jusqu’aux chiffres stratosphériques de l’édition de l’an passé avec 15.600 inscrits et 432 670 kilomètres parcourus. Soit autant d’argent amassé pour l’association Children & Future, créée en 2001 en rempart de la No Finish Line.

Car si, vingt ans plus tard, les droits de l’enfant ne sont pas encore une généralité dans le monde, la No Finish Line, elle, court toujours pour soutenir les enfants à l’international. La course est devenue institution de la vie monégasque. Plus populaire que sportive, d’ailleurs. On n’y vient pas pour rivaliser avec la foulée d’Usain Bolt mais pour prendre part, jour et nuit, en courant, en marchant, en trottant, à une grande cause caritative, reflet de l’engagement humanitaire toujours alerte chez les résidents.

Dès 2004, le principe est acté : chaque kilomètre parcouru donne lieu à un euro versé par des sponsors. "Les premières années, nous versions les bénéfices", souligne Ariane Favalaro, présidente de Children & Future.

Aujourd’hui la règle est claire : les 12 euros d’inscription financent la logistique (près de 180.000 euros pour aménager et faire vivre le circuit pendant dix jours). Et l’effort des participants, transformé en euros, va à 100% dans les projets humanitaires choisis à Monaco, dans la région Paca et à l’international. Le plus médiatique étant le soutien au Monaco Collectif Humanitaire pour soutenir l’hospitalisation et l’opération à Monaco d’enfants de pays africains souffrant de problèmes cardiaques.

Et d’autres projets s’additionnent chaque année avec l’argent récolté dont les revenus ont grossi avec la course en deux décennies. Plus de 3,6 millions d’euros en vingt ans.

Près de 300 équipes

Du quai Kennedy où la No Finish Line était logée au départ sur 700 mètres, l’installation sur la digue Rainier-III en 2006 donne une impulsion plus forte. "Puis l’engouement des entreprises qui se sont mises à créer des équipes a été très bénéfique." Cette année par exemple, parmi les 11.000 coureurs déjà inscrits, près de 300 équipes sont comptabilisés dont celle de la SBM Offshore qui compte 540 coureurs.

Pour les organisateurs, il faut trouver des sponsors qui rémunèrent ces kilomètres parcourus. Car si la mobilisation est grande pour chausser ses baskets, peu voire pas de coureurs financent eux-mêmes les kilomètres qu’ils parcourent.

"Les participants n’ont pas le réflexe", note Philippe Verdier. Mais ce pourrait être une idée à développer dans le futur…

Cinq autres No Finish Line

La No Finish Line version monégasque est au maximum de ses possibilités. "Nous sommes bien établis à Fontvieille, difficile de trouver un circuit de 1,4 kilomètre et d’installer notre village qui est devenu conséquent."

Pour autant, le concept s’exporte fort dans le monde. Sur la cinquantaine de demandes de villes internationales, cinq épreuves ont déjà vu le jour, à Nice, Bratislava, Paris, Athènes et Oslo. En attendant prochainement, Bruxelles et New York.

Objectif: 450.000 km

C’est un objectif ambitieux. Haut, voire très haut, face aux caprices de la météo que craignent les organisateurs. "En moyenne, on court 55.000 kilomètres par jour. Un jour de pluie, c’est d’emblée 30.000 kilomètres en moins", souffle Philippe Verdier.

Sur le circuit, des coureurs sont actifs jour et nuit pendant huit jours.
Sur le circuit, des coureurs sont actifs jour et nuit pendant huit jours. archives J.-F.O.

Pour autant, le compteur a été monté pour cette vingtième édition avec l’espoir de parcourir 450.000 kilomètres. Soit 17.000 kilomètres de plus qu’en 2018.

Un score atteignable si le beau temps est de la partie et si les 16.000 participants espérés se mobilisent. L’espoir de ce record peut aussi reposer sur l’endurance de certains participants.

Si la cible de la manifestation n’est pas les sportifs aguerris, ils sont pourtant un groupe à prendre la No Finish Line comme un défi. Et les organisateurs ont pensé des formats.

Notamment la course dans la course, celle des 24 heures non-stop, du 23 novembre à 9 h au 24 novembre 9 h, à laquelle 200 personnes pourraient se frotter.

Autre format, celui des huit jours, réservé à une cinquantaine d’irréductibles qui s’inscrivent chaque année pour avaler les kilomètres jour et nuit. "Nous avons moins d’internationaux, beaucoup de Français, l’ultra fond est d’ailleurs une pratique dans laquelle la France se distingue dans le monde", indique Philippe Verdier.

L’an dernier, le vainqueur homme avait parcouru 900 kilomètres, la première femme 843 kilomètres. Le record en vingt ans date de 2012 où un coureur avait affiché 1 041 kilomètres au compteur. Un chrono à faire tomber pour cette édition anniversaire ? Peut-être… Toujours est-il qu’il y aura bien un format anniversaire pour cette 20e édition avec le « challenge des 20 ans », qui récompensera les 20 meilleurs coureurs d’équipes qui courront le plus de kilomètres pendant 20 heures successives entre le 19 et le 20 novembre.

La B.A. des 20 ans

C’est l’une des bonnes surprises de cette édition anniversaire. Un généreux donateur qui a voulu rester anonyme – on sait seulement qu’il est suisse – s’est engagé au nom de la Croix-Rouge monégasque pour rétribuer en euros chaque kilomètre parcouru par un participant de moins de 20 ans.

L’an dernier, cette frange de population, avec notamment la participation des collégiens de Charles-III, avait avalé quelque 60.000 kilomètres.

archives Franz Chavaroche
En 2001, ce sont deux « champions du monde » de foot qui viennent donner le coup d’envoi : Didier Deschamps et Marcel Desailly.
En 2001, ce sont deux « champions du monde » de foot qui viennent donner le coup d’envoi : Didier Deschamps et Marcel Desailly. archives Monaco-Matin
En 1999, l’équipe de la JCEM lance la première No Finish Line, avec la complicité du prince héréditaire Albert et Fabien Barthez, à l’époque gardien de but de l’AS Monaco.	(DR)
archives Monaco-Matin
En 2000, les premières installations de la course, sur le quai Kennedy, sont plutôt sommaires.	(DR)

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