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PhotoMenton, des salles de classe aux expositions

Le festival de l'image accueille quelque 550 élèves de la maternelle au lycée. Une manière de faire découvrir la photo, mais pas seulement. Comme un miroir de l'éclectisme de l'événement

nicolas hasson-fauré Publié le 24/11/2018 à 05:05, mis à jour le 24/11/2018 à 05:05
En tout, quelque 550 devaient visiter les expositions, le temps du festival.
En tout, quelque 550 devaient visiter les expositions, le temps du festival. N.H.-F.

Le Palais de l'Europe est vide. Un matin de semaine, il n'y a presque personne sous les hauts plafonds du premier étage. Seuls des bénévoles du festival PhotoMenton, qui se déroule là, naviguent entre les panneaux où sont accrochées des photographies. Mais un peu avant dix heures, l'ambiance change radicalement. D'un coup, les portes de la grande salle s'ouvrent.

Cent élèves arrivent. Ce matin-là, il y a toute l'école maternelle de la Plage, à Roquebrune-Cap-Martin. Les écoliers sont venus visiter des expositions, dans le cadre des visites scolaires organisées au fil du rendez-vous de l'image à Menton - en tout, 550 élèves devaient participer à ces visites, de la maternelle au lycée.

Et ils ont appris beaucoup de choses, sur beaucoup de domaines différents, de la géographie à la technique photographique. La démarche colle au fil rouge de PhotoMenton : l'éclectisme.

 

De la Camargue à l'Alaska

Une classe de 22 élèves de petite et de moyenne section suit Sylvie Mathieu, photographe et conteuse, « entre autres activités artistiques ». Elle mène la visite. Tout le monde s'installe face à une série de photos de chevaux, en noir et blanc, signée Valérie Lecoutre. Elles ont été capturées « dans un endroit de France qui s'appelle la Camargue, démarre la secrétaire de PhotoMenton, tournée de trois-quarts entre les élèves et les clichés. Les chevaux y vivent en liberté ». Magali Ounis, l'enseignante, également directrice de l'école, enchaîne. Elle se sert des images, et des chevaux qu'elles montrent, pour faire compter les élèves. Du noir et blanc, la conversation glisse vers la couleur. C'est l'occasion, aussi, d'interroger les écoliers sur les différents tons, d'expliquer les différences entre les photos monochromes et celles qui ne le sont pas. Voici donc l'exposition de Jilly Bennett, qui s'est intéressée à Venise et à ses chiens. Elle est là, face aux élèves, appareil photo en bandoulière.

Au cours de l'échange, les élèves apprennent des choses sur la Cité des Doges : les canaux partout, les gondoles qui voguent dessus…

On voyage encore un peu dans le Palais de l'Europe et ailleurs : les élèves s'installent devant d'autres photos, montrant, elles, des ours polaires.

 

Jean-Louis Cresp, le photographe, est lui aussi présent. « Monsieur a pris ces photos loin d'ici, dans un pays où il fait très froid (NDLR : en Alaska), explique Sylvie Mathieu. C'est dans le nord, pas très loin de là où habite le père Noël ».

Magali Ounis montre l'appareil photo de Jean-Louis Cresp, évoque rapidement son objectif, et le zoom. Elle a amené ses élèves ici, aussi, pour leur montrer « qu'on ne prend pas des photos qu'avec un téléphone portable ». La visite et sera suivie d'un travail en classe : différences entre photographie et peinture, entre noir et blanc et couleur… Et puis sera au tour des élèves de prendre un appareil photo, et de capturer des instantanés. Pour passer de la théorie à la pratique.

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