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Philippe Richaud, une vie au service d’une passion

Mis à jour le 28/03/2019 à 10:33 Publié le 28/03/2019 à 10:33
L’Aloé Richaudii a été déouverte à Madagascar.

L’Aloé Richaudii a été déouverte à Madagascar. DR

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Philippe Richaud, une vie au service d’une passion

Philippe Richaud nous a ouvert les portes de ses serres, perchées sur les hauteurs du Cannet, à l’abri des regards. Une rencontre, des découvertes, mais aussi une très bonne adresse à retenir

Des cactus, des succulentes, des plantes grasses… Il y en a absolument partout. Les allées, elles, ont été épargnées. Et heureusement d’ailleurs, sinon, comment serait-il encore possible d’admirer ce fabuleux mélange de couleurs, de formes et de textures. Le thermomètre dépasse les 30 degrés dans la serre, mais qu’importe, le regard est captivé. « Certains de mes clients disent que c’est la caverne d’Ali Baba », plaisante Philippe Richaud, le propriétaire de ce trésor de 2 000m².

Des clients prêts à faire des milliers de kilomètres pour se procurer quelques-unes des raretés que possède le Cannettan.

Ils viennent de France, comme Stephan Caron, « fidèle depuis près d’un an et qui est toujours aussi fasciné lorsqu’il y met les pieds », d’Europe, ou encore de Corée pour les plus lointains.

L’histoire d’une vie

Un patrimoine extraordinaire dont une partie vient de ses parents, qui travaillaient dans les serres avant lui. « La plus grosse partie vient de moi, même si mes parents avaient déjà une belle activité. Ils vendaient des plantes plus communes, mais aussi des cactus. À l’époque, c’était la mode des jardins japonais, alors nous vivions de cela. » Aujourd’hui, Philippe Richaud possède environ 3 000 espèces réparties en trois grosses serres, « parfois, je retrouve des choses, je ne savais même plus que je les avais », ajoute-t-il.

Des plantes qu’il a notamment ramenées de ses nombreux voyages, comme il l’explique. « Je suis allé sur des sites où l’on peut trouver des cactus ou des plantes grasses. Je suis allé plusieurs fois à Madagascar, car c’est une zone botanique extraordinaire et peu explorée et on y trouve pas mal d’aloès. Je suis également allé en Namibie, en Afrique du Sud, au Chili, au Pérou en Bolivie » et encore bien d’autres destinations toutes plus exotiques les unes que les autres.

Plusieurs espèces portent son nom

Si Philippe Richaud voyage moins, ses amis ne l’oublient pas pour autant. « Lorsque d’autres collectionneurs ou passionnés voyagent, ils me ramènent ou m’envoient des espèces. Je fais aussi des boutures ou des semis. C’est toujours un challenge de multiplier les plantes. C’est plus qu’une passion ce que vous voyez autour de vous, c’est ma vie ». Et plus le temps passe et plus la famille s’agrandit.

Un collectionneur n’en a jamais assez et il est bien sûr incollable sur tout ce qu’il possède.

Le Cannettan est une véritable encyclopédie. Même modeste, Philippe Richaud ne peut le nier. « Il est vrai que je connais énormément d’espèce très peu ont de secrets pour moi. Rien qu’ici, pour ce qui est des aloès, je dois en posséder 300 espèces sur les 750 qui ont été découvertes à ce jour ». D’ailleurs, durant ses voyages, notamment à Madagascar, il a découvert deux espèces qui portent aujourd’hui son nom.

C’est non sans une certaine fierté qu’il nous les présente. La première se nomme l’Aloé Richaudii et la seconde, la Kalanchoé X Richaudii (un hybride qui pousse naturellement dans la nature).

« Je n’ai pas demandé à ce que l’Aloé porte mon nom, d’ailleurs on ne peut pas les nommer nous-même. C’est un professeur du muséum national d’histoire naturelle qui me l’a dédiée », précise le passionné.

Un travail minutieux et titanesque

Dès 8 h 30, Philippe Richaud pénètre dans ses serres pour s’occuper de ses protégées. Une pause d’une heure et demie du temps de midi et de nouveau, il retourne auprès d’elles, jusqu’à la tombée de la nuit. Il les arrose, les nettoie et à l’aide de son pinceau, il s’occupe aussi de la pollinisation de certaines d’entre elles. Et puis, il y a aussi les allées et venues des clients. Professionnels et particuliers, Philippe Richaud accueille et conseille tout le monde, si vous lui amenez vos jardinières ou vos pots, il peut même s’occuper de vous faire une belle composition. Et ce, à des prix défiants toute concurrence. Presque trois fois moins cher que ce vous pouvez trouver dans le commerce.

Et lorsqu’il n’est pas chez lui, ils participent à des foires, des expositions… Ils travaillent également avec des jardineries, mais de moins en moins, « puisqu’ils ont leurs centrales d’achat ».

Cet endroit a tout d’un jardin exotique, sauf qu’ici, tout est à vendre, ou presque… Et même si vous n’achetez pas, juste la visite vaut le détour. ÉLODIE ANTOINE

Patrcice Lapoirie

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