“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Philharmonique : Grand messe, hier, en l'Auditorium Rainier III

Mis à jour le 23/10/2017 à 05:29 Publié le 23/10/2017 à 05:29
Deux cents personnes sur scène, sous la direction du jeune chef slovaque Juraj Valcuha, pour interpréter une grande œuvre du XXe siècle du compositeur tchèque Janacek.

Deux cents personnes sur scène, sous la direction du jeune chef slovaque Juraj Valcuha, pour interpréter une grande œuvre du XXe siècle du compositeur tchèque Janacek. Jean-François Ottonello

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Philharmonique : Grand messe, hier, en l'Auditorium Rainier III

Deux cents personnes sur scène pour nous faire entendre la première audition en Principauté de la monumentale « Messe glagolitique » de Janacek

Au fond de la scène de l'auditorium Rainier III a pris place la centaine des choristes du Chœur Philharmonique Slovaque, venus tout exprès de leur capitale Bratislava.

Devant eux a été installé un grand orgue électrique, avec ses claviers, son pédalier, son pupitre de registration digne d'un tableau de bord de jet, et sa batterie de haut-parleurs répartis sur les côtés de la scène.

Aux commandes est assis un organiste venu de Birmingham, Thomas Trotter. Au milieu de la scène a pris place, bien sûr, l'imposant Philharmonique de Monte-Carlo, fort d'une centaine de musiciens.

Et devant l'orchestre, quatre solistes chanteurs : la soprano suédoise Erika Sunnegardh, la mezzo russe Julia Gertseva, le ténor slovaque Ludovit Ludha et le Peter Mikulas.

Il y a quelque deux cents personnes sur scène. Le spectacle de cette foule prête à jouer et chanter est impressionnant.

Il ne reste plus qu'au chef d'orchestre à entrer.

Fanfares du Jugement dernier

Le voici : Juraj Valcuha, chef slovaque surdoué, démarche souple, allure de grand adolescent. Il a une trentaine d'années et est déjà directeur musical de l'Opéra de Naples.

Il va nous faire entendre pour la première fois à Monte-Carlo cette grande œuvre du XXe siècle qu'est la « Messe glagolitique » du grand compositeur tchèque Janacek.

L'œuvre doit son nom bizarre au fait que le texte sacré, qui a été mis en musique, était écrit à l'origine dans l'alphabet ancien qui a précédé le cyrillique et qui s'appelait le « glagolitique ». On en apprend, des choses, en allant au concert !

Le chef baisse la baguette et, tout de suite, retentissent des fanfares du Jugement dernier. On est aussitôt dans l'ambiance !

Ah, la « Messe glagolitique » n'a rien d'une messe basse ! Elle vous prend en tempête. La clameur des chœurs vous assaille, soutenue par des roulements de timbales ou par les répliques du grand orgue, relayée par les phrases enflammées des solistes chanteurs.

Mais il y a aussi des passages en douceur, des moments presque bucoliques où passent des flûtes ou des hautbois champêtres et où les chœurs répandent un murmure mélancolique.

Il y a tout cela dans l'œuvre que nous avons entendue hier. Elle a été menée de main de maître par le jeune chef slovaque.

En deuxième partie du concert, hier, l'ambiance était plus romantique avec les splendides « Danses symphoniques » de Rachmaninov.

Mais à la fin de cette œuvre passent, alors qu'on ne s'y attend pas, les notes bien reconnaissables du Dies Irae - celles du Jugement dernier. On croit être soudain revenu aux propos glagolitiques du début du concert ! Nouveau tonnerre d'applaudissements. Cette fois-ci, la messe est dite…


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.