“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Patrimoine : un projet de loi voté le 6 juin

Mis à jour le 20/05/2017 à 05:17 Publié le 20/05/2017 à 05:17
Mercredi, quatre des six élus d'Horizon Monaco ont invité la presse pour évoquer les projets et propositions de loi qui seront à l'ordre du jour des prochaines séances législatives des 6, 20 et 22 juin prochain. Déjà, des points de profonds désaccords se font jour.

Mercredi, quatre des six élus d'Horizon Monaco ont invité la presse pour évoquer les projets et propositions de loi qui seront à l'ordre du jour des prochaines séances législatives des 6, 20 et 22 juin prochain. Déjà, des points de profonds désaccords se font jour. J.D.

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Patrimoine : un projet de loi voté le 6 juin

Une étape importante pour préserver et valoriser le patrimoine ou un texte « vidé de sa substance » ? Avant même le vote, les élus ne partagent pas du tout le même point de vue

Il aura fallu sept ans de réflexion et d'échanges entre le Conseil national et le gouvernement pour qu'un projet de loi sur le patrimoine soit enfin voté. Et sept ans, c'est long quand une partie de la population s'est tant émue de la démolition du Sporting d'hiver, du Palais de la plage mais aussi de pâtés de maison entiers peut-être pas exceptionnels architecturalement mais toutefois charmants…

Alors, depuis l'initiative de Michèle Dittlot, à l'époque présidente de la commission Culture et Patrimoine sous la présidence de Jean-François Robillon, des tonnes de vieilles pierres ont fini en gravats.

Six mois après le 6 juin - date de la prochaine séance législative -, le projet de loi pourrait être transformé en loi, encadrant ainsi la préservation mais aussi la valorisation du patrimoine. Un double pan auquel Daniel Boéri est très attaché. En 2013, c'est lui, président de la commission Culture et Patrimoine, doyen du Conseil national et membre de la majorité politique, qui reprend le texte législatif. « Il s'agissait d'un projet de loi qui amendait grandement la proposition du Conseil national, explique aujourd'hui le doyen du Conseil national. Ce texte ne ressemblait à rien. Nous sommes repartis à zéro. Le travail en commission a été important. »

« Des dindons » ?

Lors d'une rencontre avec la presse locale mercredi à l'initiative d'Horizon Monaco, Laurent Nouvion a affirmé, quant à lui, que la loi a été « vidée de son contenu » et a déjà annoncé qu'il s'abstiendra sur ce texte ou fera « des amendements sur le siège ». « On a un peu l'impression d'être des dindons dans cette histoire de patrimoine. » Dans notre édition du 27 avril, l'élu de la minorité expliquait en effet que l'Institut du patrimoine créé par cette loi « devait être co-contrôlé par Conseil national ». Or Daniel Boéri est catégorique : « Cet institut est contrôlé par le gouvernement. Il n'a jamais été question de co-contrôle. D'ailleurs, Laurent Nouvion lui-même a signé la proposition de loi en avril 2015 en ce sens. Et pour cause : un co-contrôle est contraire à nos institutions ! »

« Une loi moderne »

Entre le texte validé par les élus en 2015 et les amendements du gouvernement, Daniel Boéri affirme que « 90 % des choses sont reprises. Seul changement notable : la création, par le gouvernement, d'un Conseil du patrimoine sous l'autorité directe du ministre d'État ; sorte de conseil scientifique. C'est un organe consultatif qui relève de sa responsabilité. »

Mais Laurent Nouvion ne le voit pas d'un même œil : « Ce conseil du Patrimoine sera sous la tutelle de l'État. C'est pathétique pour Monsieur Boéri. Même le Casino n'est pas protégé ! » Et Claude Boisson de poursuivre : « Le texte prévoit qu'un bâtiment remarquable peut ne plus l'être en fonction des besoins. » De toute évidence, les élus n'ont pas la même lecture. Car Daniel Boéri est formel : « Le texte donne la main au gouvernement pour traduire en orientation les propositions du Conseil du patrimoine. Et ces orientations seront publiées. Ainsi, si un jour il choisissait de détruire un bâtiment remarquable, ses choix seraient expliqués. Ce qui permet aussi l'autocensure. »

Le doyen reste optimiste : « C'est une loi moderne qui a choisi de ne pas prolonger la politique du remaillage que l'on a toujours appliquée. Aujourd'hui, l'orientation a changé. C'est la valorisation qui compte tout autant que le patrimoine. »

Une chose est sûre : une loi, même perfectible, est déjà une première pierre…


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.