“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Opéra de Monte-Carlo : la voilà la Wally !

Mis à jour le 23/01/2016 à 05:09 Publié le 23/01/2016 à 05:09
On a enfin découvert cet opéra dont on avait tant entendu parler et qu'on n'avait jamais vu.	(DR)
Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Opéra de Monte-Carlo : la voilà la Wally !

L'opéra la « Wally » demeure pour beaucoup un mystère.

L'opéra la « Wally » demeure pour beaucoup un mystère. Tous les mélomanes connaissent son air célèbre « Ebben ? Ne andro lontana… » mais peu de gens ont entendu le reste de l'ouvrage. Jusqu'à jeudi, il n'avait jamais été donné à Monaco. Et ses représentations ailleurs sur la planète sont peu nombreuses.

On sait donc gré à Jean-Louis Grinda, directeur de l'opéra de Monte-Carlo, de nous avoir donné la possibilité de le découvrir. On est venu le voir avec le même plaisir qu'on va à la rencontre d'un personnage dont on a beaucoup entendu parler mais qu'on n'a jamais rencontré. Désormais, on pourra dire : la Wally existe, je l'ai rencontrée !

Ouvrage inégal

Cela étant, que vaut vraiment cet ouvrage ? Il est inégal. Il a des passages à vide et des longueurs. Et son orchestration est parfois lourde, avec de curieuses modulations. Il va de soi que s'il avait vécu, son compositeur Alfredo Catalani, mort en 1893 de tuberculose à l'âge de 39 ans, serait certainement devenu un compositeur majeur de son époque. Mais il n'a pas eu le temps d'acquérir la souplesse d'écriture d'un Puccini.

Voilà pour l'œuvre elle-même. Pour ce qui est de la représentation qui nous en est donnée à Monaco, on peut dire que sa mise en scène ne l'aide pas. Elle le tire désespérément vers le passé, avec, dans les trois premiers actes, des décors en carton-pâte comme on les faisait jadis et comme on n'en fait plus. Cette mise en scène d'autrefois et ces décors viennent pourtant du grand opéra de Genève où le spectacle a été donné il y a deux ans… On apprécie cependant l'effort de modernisme du quatrième acte.

Les solistes, quant à eux, donnent l'impression de forcer leur chant comme s'ils défendaient un opéra de Wagner. La soprano hollandaise Eva-Maria Westbroek, soliste vedette de nombreuses scènes internationales, transforme sa Wally en Walkyrie. Quant au ténor Zoran Todorovitch (remplaçant le ténor Jorge de Leon qui était initialement prévu), il tonitrue son chant à la manière d'un heldentenor wagnérien. C'est trop !

Par ailleurs, on applaudit les chœurs et l'orchestre brillamment conduit par Maurizio Benini.

On l'aura compris, malgré l'intérêt de la découverte d'un ouvrage qu'on ne connaissait pas, cette « Wally » ne demeurera pas parmi les meilleurs spectacles de l'opéra de Monte-Carlo. Il est vrai que, sur cette scène, on est tellement habitué à l'excellence…

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.