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Opéra : chant et danse ont eu leur soirée de gala

Les saisons chorégraphique et lyrique ont été ouvertes en commun, jeudi soir, lors d'une manifestation hautement élégante

André PEYREGNE Publié le 23/09/2017 à 05:06, mis à jour le 23/09/2017 à 05:06
Alain Hanel / Opéra de Monte-Carlo

Des badauds et curieux se massaient jeudi soir devant l'entrée du Casino pour voir défiler les robes de soirée blanches ou rouges, les smokings et les nœuds papillons qui se rendaient au spectacle. Une manifestation de gala allait se dérouler, présidée par la princesse Caroline, dont le « dress code » - comme on dit actuellement dans le langage international du beau monde - était : «tenue de soirée, robes longues blanches ou rouges ».

Les entrées aux soirées de gala, en Principauté, constituent toujours des événements en soi pour les passants. Les flashes crépitaient. Les commentaires allaient bon train.

La soirée de gala était nouvelle en son genre : elle était destinée à célébrer l'ouverture commune des saisons de l'Opéra et les Ballets.

 

Jeunes chanteurs

Dans la salle, le spectacle est précédé par une intervention à deux voix de Jean-Louis Grinda et Jean-Christophe Maillot, heureux directeurs des deux prestigieuses entités culturelles monégasques.

Puis le rideau s'ouvre sur « Presque rien ». Ceci n'est pas un jugement de valeur mais le titre du ballet de Jean-Christophe Maillot qui est proposé. Deux danseurs admirables, Maude Sabourin et Christian Tworzyansky, racontent en dansant la vie d'un couple au bord de la rupture. Ils s'enlacent ou se tournent le dos, s'attirent ou se repoussent, brillent sous les projecteurs, mais sont toujours à deux doigts d'être happés par le néant de l'obscurité. C'est le contraire de Roméo et Juliette. Et pourtant, que de beauté, que d'art dans cette danse aux gestes émus et virtuoses, aux élans fluides ou calculés !

À cela succède le concert des jeunes de l'Académie lyrique de l'opéra de Monte-Carlo. Pendant quinze jours, des jeunes chanteurs, russes pour la plupart, sont venus se perfectionner à l'Opéra de Monte-Carlo en travaillant auprès de maîtres parmi lesquels figurait le prestigieux baryton José Van Dam. On est fier de signaler que l'un des chefs de chant était le pianiste monégasque Benjamin Laurent dont la carrière s'effectue en ce moment entre l'Opéra de Paris, le Festival d'Aix où il accompagnait Don Giovanni cet été, et le Bolchoi de Moscou où il sera prochainement. Il y a pire comme début de carrière !

Le public sur scène

Dans la guirlande des chanteurs qui se déploie devant le public, dont les tenues ne sont pas astreintes aux couleurs rouges et blanches du dressing code, on remarque alors l'envol de la soprano Yulia Mennibaeva, qui ouvre le récital en chantant du Glinka, la présence des sopranos Ksenia Nesterenko, Julia Lozhenskaïa et de la mezzo Maria Zakhina dans Eugène Onéguine et le Prince Igor, et le brio du baryton Viacheslav Vasiliev, qui s'offre à vous, les bras largement écartés, à la manière d'un ténor.

 

Après quoi, une partie du public est restée pour un dîner en musique conclu par un bal sur la scène de l'opéra. Les robes rouges et blanches ont évolué parmi les nœuds papillons. Une fois n'est pas coutume, le public était sur scène. De là, il avait sur la salle, l'espace d'un soir, le point de vue qu'auront bientôt les artistes lorsque la saison aura recommencé et qu'il aura retrouvé sa place.

Offre numérique MM+

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