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Opéra : avec Street scene les mélomanes sont à la rue

Mis à jour le 20/02/2020 à 11:11 Publié le 20/02/2020 à 11:11
L’auteur de « Street scene » est aussi celui du célèbre « Opéra de quat’sous ».	( Photo ©Javier del Real)
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Opéra : avec Street scene les mélomanes sont à la rue

Le célèbre ouvrage de Kurt Weill est donné pour la première fois à Monaco. À partir de demain vendredi, mais également dimanche et mardi en la Salle Garnier

Du beau, du nouveau, de l’inédit. L’opéra « Street scene » de Kurt Weill sera donné à partir de vendredi pour la première fois à Monaco.

Opéra, c’est vite dit. C’est plutôt « comédie musicale » qu’on devrait dire. L’ouvrage tient de l’un et de l’autre. Kurt Weill le présentait comme une « synthèse entre l’opéra européen et la comédie musicale américaine ». L’œuvre sera donnée à partir de vendredi soir en la Salle Garnier. C’est l’Anglais John Fulljames qui la mettra en scène après l’avoir montée à l’Opéra de Madrid d’où viendra le spectacle.

Il l’avait déjà présentée au Châtelet, à Paris, en 2008 et avait alors obtenu le prix de la meilleure comédie musicale aux Evening Standard Awards.

Une quinzaine de chanteurs américains sur scène

Kurt Weill, auteur du célèbre « Opéra de quat’sous », composa « Street scene » lorsqu’il émigra à New York pour fuir l’Allemagne nazie. On est ici à mi-chemin entre ledit « Opéra de Quat’sous » et West Side Story de Leonard Bernstein. Les mélodies jaillissent. Parfois, la musique se souvient de Puccini, parfois elle est amoureuse du jazz. Ça swingue, ça balance et ça danse. On est dans la continuité de « Porgy and Bess » de Gershwin avec cette histoire qui raconte un épisode de la vie d’un quartier.

Le livret reprend une pièce de théâtre qui reçut en 1929 le Prix Pulitzer. L’histoire se déroule au pied d’un immeuble de Manhattan. Bavardages et chamailleries entre voisins, scènes de ménages et relations adultères. C’est la fête des voisins ! Aujourd’hui, on parlerait de télé-réalité.

En 1947, l’œuvre reçut le premier Tony Award de l’histoire de Broadway. Une quinzaine de chanteurs, américains pour la plupart, rompus à ce répertoire, seront en scène.

Patricia Racette en diva

Parmi eux une diva du genre, Patricia Racette qui, après la série des spectacles, donnera en plus, jeudi 27 février, sur la scène de la Salle Garnier, un récital de chansons de Cole Porter, Gershwin et Édith Piaf. Le titre « Diva on detour ». (« La diva fait un détour »).

Le chef d’orchestre, qui devait être l’Américain bien connu à Monaco Lawrence Foster étant souffrant, sera remplacé par son chef assistant Lee Reynolds, jeune chef d’orchestre, qui a participé à la production du spectacle à Madrid. Une question : pourquoi cette « Scène de rue » de Kurt Weill n’a-t-elle jamais joui de la notoriété de la notoriété de son « Opéra de quat’sous » ? Il y a une injustice à réparer. Allez, tous à la rue !


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