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On vous présente Norbert Fassiaux, le nouveau patron des sapeurs-pompiers de Monaco

Mis à jour le 01/10/2018 à 09:59 Publié le 01/10/2018 à 10:00
Le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux est entré dans la compagnie des sapeurs-pompiers en 1983.

Le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux est entré dans la compagnie des sapeurs-pompiers en 1983. Photo Manuel Vitali / Dir. Com.

On vous présente Norbert Fassiaux, le nouveau patron des sapeurs-pompiers de Monaco

Nommé depuis le 17 septembre, lelieutenant-colonel Norbert Fassiaux est un enfant de la caserne, dont il a gravi tous les échelons. Il entend aujourd'hui faire progresser ses équipes vers la modernité.

Il n'a pas attendu, comme les petits garçons, de jouer avec un camion rouge pour avoir le désir de devenir pompier. La vocation est venue "dès la naissance", assure le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux, nommé chef de corps des sapeurs-pompiers le 17 septembre dernier.

Né en Principauté il y a 57 ans, il est fils et petit-fils de pompier. Son grand-père a intégré la compagnie monégasque en 1920. Son père fut, par la suite, le premier adjoint au chef du corps.

"Nous faisons la guerre tous les jours"

"J'ai baigné dans cette culture et dans ce métier, que j'ai naturellement choisi, confie-t-il. D'ailleurs, j'ai grandi dans l'ancienne caserne du boulevard de Belgique, et je me souviens encore de la sonnerie dans la chambre de mon père qui annonçait les interventions."

Après un cycle d'études à Marseille et une année dans la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, il intègre le 1er janvier 1983, comme lieutenant, le corps des sapeurs-pompiers monégasques dont il vient de prendre la tête.

"Je connais bien ce corps, j'ai vu son évolution étape par étape. En 1983 nous étions 60, aujourd'hui nous sommes 144."

Lui aussi a franchi les étapes une à une. Capitaine, commandant, lieutenant-colonel. Et adjoint du colonel Tony Varo depuis 2010, dont il s'inscrit dans la continuité.

"J'ai toujours eu la vocation d'être un manager, mais j'ai goûté ce métier à la base, comme tous, avec les contraintes physiques. C'est important, on ne peut pas commander les hommes sans une vue de la pénibilité du travail en intervention", raconte-t-il.

Des interventions de plus en plus techniques et qui se complexifient. C'est un point sur lequel il entend agir. "Nous faisons la guerre tous les jours. Nous sommes sur le terrain tous les jours, ce qui exige de la formation mais aussi un maintien de la condition physique."

Dimension sociale

Sa direction du corps des sapeurs-pompiers, Norbert Fassiaux entend bien lui donner une dimension sociale. "Ce qui est important, c'est l'écoute du personnel et la qualité des relations humaines. Ce doit être le travail de tous les instants. Ce que je veux faire perdurer également, ce sont les traditions militaires et celles d'un corps de sapeurs-pompiers. Notre corps est à la croisée des chemins. Dans les cinq ans à venir, avec le renouvellement de personnels, il aura sûrement un autre visage. Je jette les bases du corps de demain."

Le credo du patron des pompiers? Trouver des hommes, souvent parmi d'anciens militaires, qui ont "de l'ouverture d'esprit et l'envie d'évoluer. La jeunesse actuelle a besoin de servir et trouve dans notre cadre militaire, l'opportunité de s'épanouir. Cette énergie il faut la maintenir et la faire progresser".

Des interventions en hausse

Un métier en mutation qui s'éloigne de ce que furent le quotidien de son père et son grand-père? "Sur le fond, le métier est le même, mais le quotidien n'a plus rien à voir. Et la vérité d'aujourd'hui n'est pas celle de demain", lance-t-il.

En 2017, les casernes monégasques ont enregistré 35.000 appels et 9.440 interventions. Sur les neuf premiers mois de l'année 2018, 400 interventions de plus que l'an passé sont déjà recensées.

Une masse d'actions qui nécessitent des adaptations. Sur le terrain, les soldats du feu pourraient disposer d'outils pour filmer les actions en cours (comme des drones) pour permettre à la base arrière d'avoir les images en live et anticiper les moyens.

Vers un PC commun police-pompiers?

Depuis plusieurs mois, le lieutenant-colonel Fassiaux suit également les travaux d'un centre de gestion opérationnel high-tech qui devrait être actif début 2019 à la caserne de la Condamine.

Cet immense open space, bardé d'écrans de contrôle et de matériel performant, devrait faire entrer la caserne dans une nouvelle ère pour centraliser le pôle de commandement. De là à imaginer un PC commun pour la police, les pompiers et les secours de la Principauté? Un jour, peut-être…

"La modernité doit être réfléchie et adaptée à notre métier. Que le personnel l'apprivoise pour avoir son adhésion. Nous sommes une équipe ouverte, et parfois en Principauté, il est plus facile de mettre les gens en mouvement plus rapidement qu'ailleurs."


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