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On vous explique pourquoi certifier un diamant est essentiel

Mis à jour le 01/07/2019 à 08:33 Publié le 01/07/2019 à 09:30
Michaël Morlot : « La certification permet de rassurer le client à une époque où le diamant naturel se fait de plus en plus rare et où les diamants de synthèse émergent. »

Michaël Morlot : « La certification permet de rassurer le client à une époque où le diamant naturel se fait de plus en plus rare et où les diamants de synthèse émergent. » Photo Jean-François Ottonello

On vous explique pourquoi certifier un diamant est essentiel

Diamant Factory, basé à Monaco, a été agréé centre d’excellence par HRD, le réputé laboratoire de certification de diamants. Utile face aux diamants de synthèse et techniques de faussaires.

Dans le microcosme cloisonné du diamant, on aime résumer la pierre précieuse aux 4C. Cut, Carat, Clarity et Color. Littéralement: la taille, le poids en carats, la pureté et enfin la couleur. Autant de caractéristiques qui, selon leur graduation, font varier le prix du diamant.

Chez Diamant Factory, basé sur le boulevard des Moulins à Monaco, on aime y apposer un cinquième "C": celui de la certification. Comprendre: la garantie de la qualité d’un diamant.

Depuis le 1er mars 2019, ce diamantaire originellement basé à Aix-en-Provence et Marseille a été agréé "centre d’excellence" par HRD Antwerp, le très réputé laboratoire européen de certification de diamants. Un gage de sérieux et de légitimité pour Diamant Factory. Mais aussi de traçabilité, ce qui évite de posséder des diamants douteux, dits "de sang", issus de certaines mines africaines.

Les faussaires rivalisent d’ingéniosité

"Cela permet également de rassurer le client à une époque où le diamant naturel se fait de plus en plus rare, les mines se tarissant, et où les diamants de synthèse émergent", confie Michaël Morlot, directeur des opérations.

Les caractéristiques physiques, chimiques et optiques de ces diamants synthétiques sont en tous points identiques. A un détail près, ils ne sortent pas des entrailles de la terre mais d’un laboratoire. Fabriqués par la main de l’homme.

Le diamant champagne de la collection privée d’une famille royale européenne. 14,67 carats et 4,33 carats d’entourage.
Le diamant champagne de la collection privée d’une famille royale européenne. 14,67 carats et 4,33 carats d’entourage. Photo Jean-François Ottonello

Certains esprits malintentionnés n’hésitent alors pas à les présenter comme du "naturel" et à gonfler les prix, profitant de l’ignorance du client. "Il y a aussi ceux qui utilisent le traitement HPHT, Haute pression haute température, en chauffant le diamant pour recréer les conditions d’évolution du diamant sous terre et ainsi faire disparaître les inclusions et améliorer la couleur."

Pire encore, "des techniques de faussaires apparaissent, poursuit Michaël Morlot, avec des pierres qui sont par exemple saupoudrées avec de la poudre de diamant. Mais ce n’est pas un diamant."

De son coffre-fort ultra-sécurisé, Michaël Morlot extrait trois diamants. Un de 14,67 carats valant la coquette somme de 230.000 euros; un très rare de couleur orange de 3,36 carats en provenance d’une mine de Congo et pesant 300.000 euros; et le dernier taillé comme une émeraude à 400.000 euros. Tous acquis à la Bourse d’Anvers, la plaque tournante du diamant depuis 1447, ou via des particuliers. Tous certifiés.

Une fiche d’identité détaillée du diamant

Tous, donc, ont fait l’aller-retour dans les bureaux d’HRD (ou GIA, l’équivalent américain) pour une certification en bonne et due forme par des experts gemmologues. Sur le papier légal et officiel qui en ressort, un rapport d’analyses détaillé. Une fiche d’identité de la pierre, en somme.

Un diamant rare, orange, de 3,36 carats, extrait d’une mine du Congo.
Un diamant rare, orange, de 3,36 carats, extrait d’une mine du Congo. Photo Jean-François Ottonello

"Ils ont des process et des machines techniques qui vont analyser parfaitement pierre par pierre. Ils regardent si celles-ci sont de la bonne couleur, de la bonne pureté, du bon caratage, de la bonne taille", résume Michaël Morlot.

"Nos rapports d’analyse comprennent des dispositifs de sécurité exclusifs, seulement visibles avec une loupe et une lumière UV, fait-on savoir du côté de HRD. Un micro-texte, des marquages fluorescents, une structure linéaire, un hologramme et un type de papier unique rendent notre rapport d’analyse infalsifiable." Une fois expertisée, la pierre peut aussi être scellée - si elle n’est pas sertie - pour éviter qu’elle ne perde de son faste.

Autre intérêt d’être un centre d’excellence: "Les clients peuvent désormais venir chez nous avec leurs propres pierres et bijoux de famille pour les faire certifier - à partir de 200 euros jusqu’à 700-800 euros - pour des assurances, des estimations, des héritages. Nous les envoyons alors chez HRD. Les clients s’intéressent désormais à ce qu’ils achètent. Avant, cela restait mystérieux, peu populaire et peu démocratisé, reconnaît Michaël Morlot. Il y a aussi la possibilité de participer à des formations sur deux jours pour apprendre les bases sur les pierres précieuses."


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