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On était chargé de vous enlever

Mis à jour le 18/10/2019 à 10:33 Publié le 18/10/2019 à 10:32

On était chargé de vous enlever

Trois ans plus tard, Jacqueline Veyrac n’est pas sortie de son silence.

Trois ans plus tard, Jacqueline Veyrac n’est pas sortie de son silence. La discrète femme d’affaires, désormais conseillée par Me Luc Febbraro, s’est tenue loin des projecteurs braqués sur l’affaire qui porte son nom.

On savait qu’elle avait vécu un calvaire, quarante-huit heures durant, séquestrée à l’arrière d’une fourgonnette. On en sait plus sur ce qu’elle a enduré, à la lueur de l’ordonnance de mise en accusation que Nice-Matin a consulté.

« Elle avait été enlevée par deux ravisseurs. Le plus grand l’avait ceinturée, pendant que le plus petit, de tempérament plus nerveux et troublant, lui attrapait les pieds tout en la menaçant de la tuer si elle ne se taisait pas, rapportent les juges. Elle était ensuite poussée sans ménagement à l’arrière du Kangoo. »

Voilà la millionnaire « ligotée, baillonnée et aveuglée ». Ses trois ravisseurs lui refusent même un seau pour ses besoins naturels. Mais la septuagénaire ne reste pas docile. Elle l’avait prouvé, le 9 décembre 2013, lors de la tentative de rapt. Elle était parvenue à s’extraire du fourgon avant d’être enlevée.

Cette fois-ci encore, Jacqueline Veyrac tente de donner l’alerte. Elle frappe sur les portes, hurle au secours, parvient même à se défaire de ses liens. Par mesure de rétorsion, les kidnappeurs intensifient la pression des Serre-flex qui lui entaillent la peau.

« Blessée aux poignets et aux chevilles par les liens en plastique, ligotée dans une position ankylosante, elle passait une nouvelle nuit entière à l’arrière de l’utilitaire », écrivent les juges instructeurs. « On était chargé de vous enlever, c’est notre travail », se justifient les gros bras de l’opération, dans une esquisse d’excuse navrante.

à nouveau, Jacqueline Veyrac parvient à se libérer. Mais pas à tromper leur vigilance. Jusqu’à ce que 26 octobre midi, quand un témoin providentiel découvre l’otage derrière une vitre.

Le conducteur, Ali Gueffaz, Algérien de 33 ans, niera avoir eu connaissance du projet de rapt. « Il n’est pas bavard, il a peur des représailles », selon son conseil Me Adam Krid. Un autre ravisseur présumé, Bassem Ben Fekih, Tunisien de 37 ans, « conteste les faits. Tous les éléments à charge peuvent être interprétés à décharge », estime Me Marie Seguin. Même position pour le troisième, Wajdi Ben Hamroun, Tunisien de 31 ans. « Il réfute toute implication dans ce dossier, indique Me Richard-Dixon Pyné. Toutes les charges à son encontre restent discutables une à une ».


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