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"On a fermé avant la fin de la course": les restaurateurs de Monaco dressent le bilan du Grand Prix 2021

Malgré leur proximité avec le circuit automobile, les restaurateurs ont souffert des restrictions en vigueur durant le Grand Prix en Principauté. Les clients n’étaient pas au rendez-vous.

Jessica Granato Publié le 27/05/2021 à 11:45, mis à jour le 27/05/2021 à 11:25
Période habituellement très attendue des commerçants, la Grand Prix n’aura pas permis aux restaurateurs de faire le plein pendant les quatre jours de la manifestation. Cyril Dodergny

Cette année le Grand Prix de Monaco s’est déroulé dans des conditions très spéciales. L’accès à la Principauté était restreint et les touristes devaient fournir un test PCR. Une jauge de 7.500 places était en vigueur dans les tribunes et la célèbre Fan zone, qui attirait beaucoup de visiteurs, n’était pas au rendez-vous.

Cette période habituellement très bénéfique pour les restaurateurs n’a pas eu l’impact espéré cette année.

"Il fallait s’y attendre"

Le monde ne s’est pas bousculé aux terrasses des restaurants, agrandies gratuitement pour aider les restaurateurs. En raison des restrictions sanitaires mises en place, en plus des personnes autorisées habituellement, seuls les possesseurs d’un Pass Tribune ou appartenant à l’équipe de l’Automobile Club étaient autorisés.

Dans le quartier de la Condamine, les restaurateurs ont réalisé un chiffre d’affaires moindre par rapport aux années précédentes. Dans la rue Caroline, le responsable du "Bella Vita" affirme n’avoir réalisé qu’environ 35 % de sa recette habituelle. Alors qu’il a dû refuser des clients. "Beaucoup n’étaient pas au courant des règles en vigueur. Nous n’avons pas pu les accepter", explique le gérant.

 

"Il a fallu faire la police tout le week-end", souligne un autre restaurateur.

Du côté du "Planet Pasta", la fréquentation n’était pas à la hauteur des espérances non plus. Seulement 30 % du chiffre habituel a pu être effectué. Pour le restaurant, ce chiffre est comparable "à un week-end de mois d’août".

Au "Monaco Bar", sur la place d’Armes, le patron n’avait aucune attente pour le Grand Prix. "Avec les restrictions, pour les restaurateurs, ce n’était pas possible", confirme Fred.

Certains restent quand même positifs face à leurs résultats. Au "Marcello", Pascal, le directeur, affirme avoir fait un bon chiffre d’affaires malgré le peu de clients qu’il a accueillis dans son restaurant.

 

"bien loin de ce qu’on fait d’habitude"

L’ambiance était donc très particulière cette année au bord de la piste. Même au "Planet Sushi", juste derrière les gradins, on la décrit comme "triste et différente".

Pendant ce long week-end, le restaurant japonais est habituellement réservé par un groupe de touristes de plus de 60 personnes qui n’a pas pu venir cette année. "C’est bien loin de ce qu’on fait d’habitude", nous explique-t-on.

Non loin de là, au kiosque "U Picin Tocu", le Grand Prix a été "catastrophique" comparé aux années précédentes. Dominique, le gérant, relativise la situation même s’il n’a fait qu’un tiers de sa recette "c’est déjà mieux que rien du tout".

Le dimanche a été le jour avec le moins de monde, un constat étonnant pour le kiosque qui a "même fermé avant la fin de la course" par manque de clientèle.

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