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On a assisté à la session de recrutement de saisonniers de la SBM (et tout le monde a sa chance)

Mis à jour le 13/02/2019 à 08:34 Publié le 13/02/2019 à 09:00
« Un regard, une attitude, une poignée de main, ça change tout », confie une recruteuse.

« Un regard, une attitude, une poignée de main, ça change tout », confie une recruteuse. Photo JFO

On a assisté à la session de recrutement de saisonniers de la SBM (et tout le monde a sa chance)

Ce mardi au Sporting, plus de 800 personnes ont postulé pour intégrer, le temps de la saison estivale, la Société des Bains de Mer. 700 postes dans l’hôtellerie et la restauration étaient en jeu

Ils battent frénétiquement la semelle dans le hall du Sporting. La file d’attente grossit à vue d’œil. Pour ces dizaines de personnes, en quête d’un poste saisonnier, il faudra clairement prendre son mal en patience pour espérer rafler l’un des 700 postes proposés par la Société des Bains de Mer (SBM).

"Les Monégasques et les gens venant des communes limitrophes ont une file prioritaire pour passer plus rapidement", souffle Jean-François Mariotte, directeur des ressources humaines de la SBM.

Après avoir dûment rempli un questionnaire, un bref entretien avec les ressources humaines du groupe les attend. Première étape du processus de recrutement "On vérifie l’expérience, leur motivation, si leur profil peut correspondre à l’un des emplois mais aussi le niveau de maîtrise des langues. Sur tous les postes, il faut savoir parler un anglais moyen ou courant", confie Mélanie Otto, chargé RH.

Le recalage à ce stade-là est rarissime mais existe bel et bien. "Si la personne ne parle pas du tout français ou si elle recherche dans un autre secteur de métier", précise-t-elle.

L’apparence primordiale

Vient alors le temps du speed-dating avec les professionnels des métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Ces femmes et hommes de terrain, les plus à même de juger. Les stands se décomposent par corps de métier: cuisine, hébergement, vie nocturne, bien-être et loisirs, service et bar.

Beaucoup de prétendants ont fait un effort vestimentaire, histoire d’augmenter les chances d’intégrer le fleuron monégasque du luxe. D’autres, non. "L’apparence est primordiale. Mais, il faut aussi bien parler, se montrer intéressé, confie Alexandre, Roquebrunois de 27 ans qui vise un poste de chef de rang. Ce métier demande de la rigueur, de l’investissement, d’être souriant. C’est un travail très engagé, autant sur le plan physique que mental. Il faut sans cesse avoir le souci du détail dans l’univers du luxe."

"Le talent vient après"

L’envie, le goût du travail. Autant de qualités que recherche Franck Cerutti, chef exécutif de l’Hôtel de Paris. Lequel entend garnir ses brigades de l’Ômer, de Le Grill et de la salle Empire.

"Je cherche principalement des commis de cuisine qui ont entre 20 et 25 ans. A cet âge-là, ils savent qu’ils veulent faire ce métier. On peut les former à notre façon, les faire monter. Après 28 ans, on ne les change plus. Mes critères? Qu’ils soient travailleurs, honnêtes, sérieux, volontaires. Le talent vient après. C’est un métier où l’on finit tard. Alors la fête, il faut oublier", sourit-il.

Plus loin, les postes de gouvernante et femme de chambre semblent prisés tant la file d’attente est à rallonge.

Mani Adzovic, lui, est un ancien vendeur dans le monde du luxe. Il cherche à se reconvertir en tant que réceptionniste. "En venant ici, j’espère avoir mes chances. Je n’ai pas les compétences, certes, mais je suis honnête en disant ce que je suis capable de faire." L’entretien dure dix minutes et s’avère prometteur. A l’issue, la recruteuse nous confie: "C’est un profil intéressant. Il a une très belle personnalité. On sent qu’il est très humble, qu’il a envie d’apprendre, qu’il a une belle mentalité. Les premières minutes sont déterminantes. Un regard, une attitude, une poignée de main, ça change tout."

Comme quoi tout le monde a sa chance. Même sans être du milieu.


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