“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Nous jugeons l'action des maires disproportionnée

Mis à jour le 20/10/2017 à 05:32 Publié le 20/10/2017 à 05:31
La sous-préfète Nice-Montagne, Gwenaëlle Chapuis, reproche aux maires signataires de l'arrêté anti-poids lourds d'avoir mené des contrôles de police en dehors de leurs agglomérations respectives.

La sous-préfète Nice-Montagne, Gwenaëlle Chapuis, reproche aux maires signataires de l'arrêté anti-poids lourds d'avoir mené des contrôles de police en dehors de leurs agglomérations respectives. archive Nice-Matin

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Nous jugeons l'action des maires disproportionnée

À la suite des premiers contrôles de police menés à l'encontre des poids lourds de plus de 19 tonnes traversant la vallée de la Roya, la sous-préfète Nice-Montagne a tenu à apporter ses précisions

C'était le grand jour, mercredi, pour les cinq maires de la vallée de la Roya, signataires d'un arrêté municipal interdisant la traversée de leur commune par les poids lourds de plus de 19 tonnes. Avec la farouche volonté d'obliger les transporteurs à prendre le chemin de l'autoroute plutôt que les routes sinueuses de la vallée, ils ont procédé aux premiers contrôles de police, débouchant sur une dizaine de verbalisations.

« Nous considérons toujours l'arrêté comme illégal ; c'est pourquoi, nous l'avons déféré devant le tribunal administratif. Concernant les actions sporadiques des maires, elles nous semblent disproportionnées et non-recevables », a fustigé, hier, la sous-préfète Nice-Montagne, Gwenaëlle Chapuis.

Selon la représentante de l'État, les cinq élus des communes de Breil-sur-Roya, Tende, Fontan, Saorge et La Brigue ne sont pas habilités à déterminer d'eux-mêmes l'impact qu'aurait le passage des poids lourds par la vallée.

« Le conseil départemental mène différentes études sur le territoire. En matière de pollution de l'air par exemple, l'étude menée par Air Paca* s'étale sur plusieurs saisons », insiste-t-elle.

« C'est une réaction brutale »

Enfin, la sous-préfète considère que les contrôles menés mercredi au tunnel de Vievola et au niveau de la gare de Breil-sur-Roya par les maires ne relèvent pas non plus de leurs compétences. Selon elle, « ces aires de retournement ne font pas partie de leurs agglomérations respectives ».

Joint par téléphone, Jean-Pierre Vassalo, le maire de Tende juge la réaction de la sous-préfète elle-même « disproportionnée ». « C'est une réaction brutale », s'est-il ému, estimant avoir mené mercredi une « action de sensibilisation en demandant simplement aux poids lourds contrôlés de faire demi-tour » sans les sanctionner d'une amende.

Concernant l'impact qu'auraient les poids lourds sur la vallée, l'édile insiste : « Nous avons toujours dit que cette route a été construite pour les diligences et non pour des camions de 40 tonnes. On s'aperçoit tous les jours que le danger pour les habitants et les infrastructures est imminent. En deux ans, nous avons dû procéder à 28 interventions sur les canalisations d'eau que les vibrations de la route endommagent ».

Même son de cloche du côté de la maire de Saorge, Brigitte Bresc, venue assister symboliquement le maire de Breil-sur-Roya lors des contrôles mercredi.

« Bien que ma commune ne soit pas traversée par ces poids lourds, j'ai signé cet arrêté en solidarité avec les autres maires. J'ai le sentiment que les pouvoirs publics ne nous assistent pas, alors que la situation est invivable. La population n'en peut plus », s'inquiète l'édile.

De son côté, André Ipert, le maire de Breil-sur-Roya, assure ne pas partager le point de vue de la sous-préfète. « La gare de Breil, où nous avons mené les contrôles mercredi fait bien partie de l'agglomération, bien qu'elle soit à la limite », réfute-t-il.

« Concernant les études d'impact, ça faisait longtemps que nous les demandions et nous attendons leurs conclusions avec impatience. Bien que nous comprenions l'impact économique que cela pourrait avoir sur nos amis italiens, ils doivent emprunter l'autoroute. Sur les 40 kilomètres de route départementale, seul un secteur à trois voies est adapté aux poids lourds », conclut le maire.

En attendant les premières conclusions du tribunal administratif de Nice, le 7 novembre, autant la sous-préfète que les représentants des communes assurent ne pas vouloir en venir au « bras de fer ».

Et peu importe le verdict du juge, tous doivent se rencontrer aux alentours du 15 novembre.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.