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Nicolas Jelmoni, itinéraire d'un enfant (du pays) gâté

Mis à jour le 28/01/2016 à 05:16 Publié le 28/01/2016 à 05:16
Nicolas Jelmoni et Charlotte O'Sullivan participent pour la première fois, cette année, à New Generation. Les deux acrobates formés à l'École nationale de cirque à Montréal y présenteront leur propre numéro de main à main.

Nicolas Jelmoni et Charlotte O'Sullivan participent pour la première fois, cette année, à New Generation. Les deux acrobates formés à l'École nationale de cirque à Montréal y présenteront leur propre numéro de main à main. Cyril Dodergny

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Nicolas Jelmoni, itinéraire d'un enfant (du pays) gâté

Il a grandi à Monaco avant de se former à Montréal et de se produire sur les scènes les plus prestigieuses. Ce week-end, il revient en Principauté avec sa partenaire pour New Generation

Entre Monaco et Broadway, Nicolas Jelmoni n'a pas choisi. Entre deux spectacles à l'autre bout du monde, ce jeune acrobate revient chez ses parents en Principauté. Là où il est né. Et cette semaine, c'est avec une émotion un peu particulière. Ce week-end, il participera, avec sa partenaire Charlotte O'Sullivan, à son premier New Generation. Ils y présenteront un spectaculaire numéro de main à main, leur spécialité. Pourtant, à l'en croire, ce n'était pas gagné.

« Mes parents m'emmenaient tous les ans au Festival du cirque. J'adorais. J'ai toujours aimé la scène aussi. J'ai commencé la gym très tôt, vers 6, 7 ans mais… je me faisais étirer dans tous les sens, je n'aimais pas trop ça ! », plaisante le jeune homme de 24 ans. « J'ai repris vers 12 ans. J'avais envie mais je n'étais pas très bon… » Décidément.

À 17 ans, le bac en poche, l'enfant du pays s'envole pour l'Amérique. Il veut faire du cirque, c'est décidé.

« J'avais découvert l'École nationale de cirque à Montréal, je me suis dit : "C'est là que je dois aller." J'ai envoyé une vidéo mais je n'ai pas été pris. Alors j'ai voulu suivre une formation pour y entrer. » Ce sera le San Francisco Circus Center. C'est là que Nicolas Jelmoni découvre le main à main en suivant, notamment, les conseils de Master Lu Yi, directeur artistique du Nanjing Acrobatic Troupe et juge pour de nombreux grands festivals de cirque dont celui de Monte-Carlo.

« Risque contrôlé »

Un an et demi plus tard, audition réussie pour l'École nationale de cirque à Montréal. Cette fois, c'est bon.

Au Canada, l'acrobate rencontre Charlotte. Elle vient de Toronto, elle a deux ans de moins que lui et suit, elle aussi, les cours de cette école de cirque pour devenir artiste. Elle sera voltigeuse, il sera son porteur. Ensemble, ils posent les bases de ce qui va très vite devenir leur métier. Des numéros aériens, des acrobaties à bout de bras. « On se fait confiance. Le risque est contrôlé. »

« On est sortis diplômés de l'école en juin 2014. Immédiatement après, on a signé un contrat pour une comédie musicale à Broadway, Pippin, en collaboration avec une compagnie de cirque canadienne. Une expérience incroyable », racontent les deux amis. Après New York, les prestations s'enchaînent. Cette comédie musicale les emmènera en tournée à travers les États-Unis, au Japon. Avec un autre spectacle, Cirkopolis, ils se frottent aux publics anglo-saxon et français. Cet été, on leur propose une adaptation de Grease au théâtre Saint-Denis de Montréal. « C'est l'une des deux plus grandes salles là-bas, c'était dingue. Et puis, quand on nous a proposé ça, on s'est dit : "Il n'y a pas de cirque dans Grease"… Mais on s'est bien intégrés, c'était génial. Ce qui est génial en fait, c'est que notre amour du cirque nous fait faire tant de choses différentes. C'est ça que l'on aime », résument les deux acrobates.

Il y a aussi eu ce numéro dans un dîner spectacle en Suisse, récompense du festival Young Stage de Bâle. Ou deux semaines de show en Allemagne en décembre dernier. Sacré itinéraire pour deux tout jeunes artistes.

« C'est comme les Jeux Olympiques !»

« Depuis un an et demi, on n'a pas pris de vacances. Ici, à Monaco, c'est la première fois que l'on souffle un peu. Mais pas trop ! Nous voulons être prêts pour New Generation… »

Ce week-end, Nicolas et Charlotte présenteront leur propre numéro. Six minutes de voltige main dans la main. Qu'ils connaissent sur le bout de leurs doigts. Mais une prestation un peu spéciale. Surtout pour Nicolas. « ça fait sept ans que je suis parti. J'ai l'habitude de me produire en public mais cette fois-ci il y aura ma famille, mes amis. J'ai hâte et j'ai peur. ça va arriver vite, ça va passer vite. J'ai très envie d'en profiter à fond », insiste le jeune homme.

Ce qu'ils attendent de New Generation ? « On n'y va pas pour gagner, y participer c'est déjà énorme. C'est comme les Jeux Olympiques… Ce chapiteau est une salle mythique pour des artistes de cirque ! »

« J'avais un professeur qui disait, quand on était bon : "C'est bien, tu es prête pour Monte-Carlo, s'amuse Charlotte. Eh bien là, on peut le dire : on passe à Monte-Carlo ! »

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