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Nice II corrige Monaco II Le VSJB s'offre Le Cannet

Dans un derby de la Côte d'Azur entre deux mal classés au coup d'envoi, la réserve du Gym n'a fait qu'une bouchée du voisin monégasque : 4-0Dans ce derby, chaque équipe a eu sa période. Mais les hommes de Stéphane Martino ont su être les plus réalistes en marquant ce petit but qui a fait toute la différence

mathieu faure K. Natton Publié le 09/09/2018 à 05:10, mis à jour le 09/09/2018 à 05:10
L'attaquant niçois Maxime Pélican (ballon au pied devant le Monégasque Julien Serrano) a trompé deux fois Henin, le portier de l'ASM.
L'attaquant niçois Maxime Pélican (ballon au pied devant le Monégasque Julien Serrano) a trompé deux fois Henin, le portier de l'ASM. Gilles Traverso

Sur le papier, le match semblait déséquilibré entre les centres de formation de l'AS Monaco et de l'OGC Nice. Les joueurs de la Principauté alignaient un international A (le Malien Adama Traoré), de nombreux contrats professionnels (9 sur les 11 titulaires) dont certains avaient déjà débuté des matches de Ligue 1 ou de Ligue des champions (Serrano, N'Doram) quand ceux de l'OGC Nice ne comptaient aucune apparition au plus haut niveau.

Pourtant, sous l'œil curieux de Patrick Vieira, venu en voisin observer la jeunesse niçoise, la réserve du Gym a éparpillé façon puzzle celle de l'ASM au cœur d'une deuxième période à sens unique : 4-0. Plus mobile, plus agressive à la perte du ballon, l'escouade de Laurent Bonadei a planté quatre buts en moins d'une demi-heure après un premier acte plutôt équilibré. Mais voilà, après la pause, l'ASM s'est fissurée de partout et la Bérézina a débuté à la suite d'un déboulé de Gameiro côté gauche que Popovic, repositionné dans l'axe de la défense à la suite des absences de Panzo et Badiashile, fauche dans la surface. Pélican transforme en prenant Henin à contre-pied (51').

Le début de 30 minutes cauchemardesques pour l'ASM. Dans la foulée, Cox - impressionnant hier - enrhume Serrano côté droit et trouve De Oliveira en retrait qui ajuste Henin du gauche (62'). Les hommes de David Bechkoura auraient pu revenir dans le match mais Adama Traoré bute sur Clementia sur la seule réelle occasion des hommes de la Principauté en seconde période. Monaco passe à deux pointes avec l'entrée de Guano mais Pélican, vainqueur de l'Euro U17 en 2015 avec les Bleuets et arrivé cet été en provenance de Toulouse, trompe Henin d'un subtil lob à la sortie d'un énième appel dans le dos de la charnière centrale monégasque. Le quatrième but inscrit en contre par Gameiro dans une action où N'Doram se fait éliminer par un sombrero au départ résume la différence entre les deux équipes, hier, à Cannes. Malgré une domination territoriale (5 corners monégasques à un) et des absences qui pèsent (Diop, Geubbels, Panzo, les frères Badiashile), Monaco II a complètement raté son match et, globalement, son début de saison (2 nuls et 3 défaites). A l'inverse d'un Gym à la fois collectif, remuant, efficace et joueur. La bande à Bonadei peut avoir le sourire, à l'image de sa charnière centrale Pelmar-Teoro Kurzawa qui s'est offert des sorties de balle qui n'ont pas dû déplaire à Patrick Vieira.

 

Les deux équipes auront eu une mi-temps chacune mais l'avantage est finalement revenu aux visiteurs de Villefranche Saint-Jean/Beaulieu après la demi-heure de jeu tandis que les joueurs de l'ESCR n'auront pas réussi à concrétiser leurs occasions au cours de la seconde période.

Un bilan qui commence à pencher grave dans la colonne passif après quatre journées et un seul point dans l'escarcelle des joueurs de Maillan.

Un scénario prévisible dès l'entame du match, pris à bras-le-corps par les hommes de Martino.

Larbi est le premier à allumer la mèche devant la cage de Carrat qui fait sa première apparition dans les buts cannettans (1').

Réplique quasi immédiate dans la zone de Villefranche, mais Henaini est trop court pour couper le centre d'Ayeche (2').

Ce sera l'unique danger pour Blois puisque ses équipiers vont bien occuper le terrain et faire chauffer les gants de Carrat.

 

C'est encore Larbi qui sollicite une parade du portier local et sur le corner, le ballon va jouer les boules de flippeur devant la ligne « verte » sans vraiment faire tilt (10').

C'est finalement Astier, après une belle remise de la tête, qui trouve enfin la faille du gauche au deuxième poteau (0-1, 33').

L'ESCR pousse en vain

Le Cannet va alors changer de gardien dès la reprise, le jeune Chared succédant à Carrat, touché à la cuisse.

Des « Verts » qui se remettent enfin le bon sens de la marche et après un bon service d'Ako, Henaini ne parvient pas à trouver le cadre (50'). Core essayera à son tour des 20 mètres, sans grand danger pour Blois (74'), mais le portier du VSJB devra dégager des deux poings un corner du même Core (75').

Sous l'emprise totale d'une formation cannettane motivée pour aller chercher l'égalisation, Blois est encore sollicité pour dévier une jolie frappe de Ayeche (77'). L'ultime occasion de revenir au score revient à Raccosta, monté aux avant-postes, mais le défenseur du Cannet manquera le cadre (89').

Un long temps fort de leurs adversaires que les équipiers de Tahtouh sont parvenus à maîtriser pour s'offrir une dernière opportunité de soigner le goal-average dans le temps additionnel, mais Chared s'imposait face à Miceli (90+4').

 

Une deuxième victoire successive qui satisfait pleinement Stéphane Martino qui se dit « fier de ses joueurs pour avoir fait preuve de solidarité en deuxième mi-temps ».

De son côté, Farid Tabet regrette le double visage proposé par ses joueurs. « On ne peut pas gagner un match en ne jouant que 45 minutes ».

Gilles Traverso.
Les Villefranchois (en bleu) ont su résister aux assauts du Cannet.
Les Villefranchois (en bleu) ont su résister aux assauts du Cannet. Gilles Traverso.

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