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Nice : des chauffeurs VTC en colère bloquent les bureaux de Uber

Mis à jour le 06/12/2019 à 10:38 Publié le 06/12/2019 à 10:38
Des chauffeurs VTC bloquent depuis quinze jours les bureaux de Uber à Nice.

Des chauffeurs VTC bloquent depuis quinze jours les bureaux de Uber à Nice. G. L.

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Nice : des chauffeurs VTC en colère bloquent les bureaux de Uber

Depuis quinze jours, des chauffeurs VTC en colère bloquent les bureaux de Uber à Nice, avenue Henri-Matisse.

Depuis quinze jours, des chauffeurs VTC en colère bloquent les bureaux de Uber à Nice, avenue Henri-Matisse. Les chauffeurs se relayent, dans le cadre d’un mouvement national.

Ces indépendants, propriétaires de leurs voitures, ou qui la louent, dénoncent une « non-assistance à personne en danger ». Beaucoup sont incités par la plate-forme, affirment-ils, à acheter de grosses berlines onéreuses, leur assurant qu’ils gagneront plus. « Au final, je suis à quatre euros de l’heure, vous imaginez ce que c’est que quatre euros de l’heure ? », enrage l’un des grévistes. « Nous sommes des esclaves modernes. Pour travailler et tenter de survivre, nous devons travailler douze heures par jour. » Certains enquillent jusqu’à 17 heures d’affilée pour tenter d’amortir les lourdes charges auxquelles ils sont confrontés. « Un exemple. Uber prélève 25 % du tarif des courses. Mais comme nous sommes considérés comme des indépendants, au final on paye la TVA sur la totalité de la somme, alors qu'on ne touche que 75 % ! »

Nabil, délégué CFDT, dénonce cette précarisation. « Les autorités françaises sont en train de cautionner un système qui ne respecte pas les lois de la République. Nous commençons à rencontrer des problèmes de suicide. Les jeunes qui s’engagent n’arrivent plus à faire face aux charges de la voiture, de l’essence, de l’assurance. Le gouvernement, lui, est content de voir ces gens sortir des chiffres de Pôle Emploi. Mais il fait fausse route, ils vont y revenir. »

Les VTC réclament un plan national un numerus clausus, un tarif minimum à 10 euros et la suppression immédiate des "faux chauffeurs", qui n'ont pas de carte VTC, pas d'assurance. « Certains n’ont même pas les six points obligatoires sur leur permis », dénonce Nabil.

En colère, les chauffeurs VTC sont décidés à ne pas lâcher.


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