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"Naviguer sur un bateau volant était un rêve" pour Pierre Casiraghi

Mis à jour le 25/05/2016 à 05:12 Publié le 25/05/2016 à 05:12
Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline et vice-président du Yacht-Club de Monaco, veut relever un nouveau défi.

Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline et vice-président du Yacht-Club de Monaco, veut relever un nouveau défi. Photo Mariane CHYTKA

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"Naviguer sur un bateau volant était un rêve" pour Pierre Casiraghi

Pierre Casiraghi sera demain à la barre du Malizia, un GC32 avec lequel il s'apprête à régater, pour la toute première fois, sur le lac de Garde, dans les Alpes italiennes

C'est un défi extraordinaire que se lance Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline et vice-président du Yacht-club de Monaco. À partir de demain et jusqu'au dimanche 29 mai, il régate sur un GC32 baptisé Malizia, au lac de Garde. Un bateau volant qu'il barrera avec quatre navigateurs réputés parmi les meilleurs au monde.

Quelques heures avant son départ dans les Alpes italiennes, le skipper monégasque nous raconte ce qui est déjà une grande aventure.

D’où est née votre passion pour la voile?
Je suis né avec elle certainement. J’ai toujours aimé la voile. Parmi le football, l’athlétisme, l’équitation et le cross que j’ai pratiqués enfant de 8 à 16 ans, c’est mon sport favori. Je suis un hyperactif.

Comment conjuguez-vous passion et travail?
C’est une question d’organisation.

Quels sont les bateaux qui vous procurent les sensations les plus belles et les plus fortes?
Les catamarans volants sont ceux qui m’ont donné les sensations les plus intenses, notamment par la vitesse. Mais Tuiga reste bien sûr pour moi un bateau d’exception avec lequel j’ai les plus beaux souvenirs. Avec un GC32, la tradition laisse place à la modernité. Malgré leur différence d’époque et de design, tous les bateaux de course présentent des similitudes, notamment l’état d’esprit qui est le même. Toutefois, naviguer sur un GC32 est pour moi un véritable défi.

Cette aventure est celle de toute une équipe?
Nous serons cinq à bord. J’ai essayé de constituer mon équipe au mieux. C’est la plus jeune du circuit. Il y a encore peu de marins qualifiés pour ces nouveaux bateaux et cette course rassemble les plus grands noms de la voile.

Qui sont vos coéquipiers?
Le Français Sébastien Col, 38 ans, est notamment vice-champion du monde de match racing en 2008, vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2015. L’Allemand Boris Herrmann a 34 ans. C’est un ami et un navigateur très qualifié. Il a fait trois tours du monde dont un en seulement quarante-sept jours et a dix records mondiaux. Nous aurons également l’Anglais Adam Piggott qui va être régleur voile avant. Lui a été régatier professionnel dans la Red Bull Team sur les Extreme Sailing Series (épreuves préparatoires pour la Coupe de l’America). Enfin, Richard Mason, Anglais également, 28 ans. Il est champion d’Europe des moins de 21 ans en 49er en 2008, 2e du championnat d’Europe de 470 en 2012 et 2e du championnat du monde de Formula 18 en 2013. Quant à moi, je serai à la barre.

Vous avez sous votre aile un jeune Monégasque plein de talent, également…
Oui, il s’agit de Jérémy Moutoux. Âgé de 17 ans, il est issu de la section sportive du Yacht-club. Il s’est fait remarquer en Laser. Je pense que c’est passionnant, pour lui, de participer à certains entraînements. À l’avenir, il pourrait peut-être faire des courses avec nous. Notre devoir est également de faire rêver les jeunes et les encourager à progresser.

Cette régate réclame-t-elle un entraînement spécifique?
Je travaille trois jours par semaine, à raison d’une heure et 45 minutes avec le préparateur physique de l’AS Monaco, pour développer notamment la force et l’équilibre. J’ai par ailleurs suivi un entraînement à Quiberon, durant dix jours, avec un des bateaux du Team France. Ce fut ma première prise en main. C’était impressionnant.

Ces bateaux volants ne sont-ils pas dangereux?
Ils sont forcément plus risqués qu’une embarcation traditionnelle. Leur vitesse peut aller jusqu’à 39 nœuds, soit trois fois plus que Tuiga. J’essaie donc de faire le maximum pour assurer une sécurité optimale pour l’équipage qui doit porter des casques, des protections aux tibias et aux genoux…

Y a-t-il déjà eu des accidents?
Oui, le 30 novembre dernier, Franck Cammas s’est blessé à la jambe droite lors d’un entraînement en baie de Quiberon. Il était à bord d’un catamaran volant de 10 mètres de long. Il a été opéré d’une double fracture tibia et péroné.

Pourquoi avoir appelé le bateau du nom de votre ancêtre, Malizia?
Mon grand-père avait un bateau qui était ainsi baptisé. C’est un personnage emblématique de ma famille, à la fois fort et ingénieux. Je crois que c’est un très beau nom pour le catamaran.

Comment s’est déroulée la construction?
Elle fut réalisée en deux mois et demi. La coque vient de Dubaï, le mât d’Afrique du Sud, de nombreuses pièces des États-Unis… Et le bateau a été assemblé en Hollande.

Avec des régates du 26 au 29 mai, vous ratez le Grand Prix. Déçu?
Très déçu! C’est la première fois que je n’y assisterai pas. J’aimerais que Nico Rosberg, résident monégasque je le rappelle, remporte sa quatrième course!
Y a-t-il des corrélations entre la voile et l’automobile que vous affectionnez également beaucoup?
Dans les sensations d’accélération, peut-être. Mais on s’habitue très vite à la vitesse. Seulement, sur un GC32, elle permet de s’élever à deux mètres au-dessus de l’eau. C’est tout autre chose.

Quelle place espérez-vous remporter avec ces régates?
Il faut être humble avec ces bateaux.  La surprise est toujours proche. Ces bateaux sont fragiles. Si je parviens à aller jusqu’au bout de la saison – c’est-à-dire à faire au total 110 courses, soit cinq à six par jour, et à barrer de manière cohérente, je serai déjà très heureux de ce défi. Naviguer sur un bateau volant était un rêve.

Le bateau

Les caractéristiques du GC32, ce catamaran volant aux performances exceptionnelles, sont définies de manière très stricte car tous les équipages seront en lice avec le même bateau.
Longueur générale : 12 m
Longueur de coque : 10 m
Largeur de coque : 6 m
Hauteur de mât (dessus du pont) : 16,50 m
Surface de grand-voile : 60 m2
Surface de Jib (Foc) : 23,50 m2
Surface du Gennaker : 90 m2
Poids du bateau : 750 kg

Pierre Casiraghi prend son envol

Pierre Casiraghi s’apprête à barrer le Malizia.
Pierre Casiraghi s’apprête à barrer le Malizia. Photo Mariane CHYTKA

Une nouvelle unité vient de rejoindre la flotte du Yacht-club de Monaco : Malizia (1), le nouveau GC32 barré par Pierre Casiraghi. Tout juste sorti de chantier, ce catamaran, nouvelle génération à foil, va participer au GC32 Racing Tour, dont le coup d'envoi est donné demain sur le Lac de Garde.

C'est aux Pays-Bas, à Zwaag, le 8 mai dernier, que l'équipage monégasque a découvert le bateau avant de prendre la route de Riva del Garda où est organisée la première des cinq régates qui composent le circuit 2016. Un premier rendez-vous important qui va permettre aux Monégasques de se mesurer aux onze autres concurrents. Ce sera aussi l'occasion d'entamer une période de rodage, propice notamment au réglage des foils, ces deux ailes profilées placées sous l'étrave du bateau et qui lui permettent de voler hors de l'eau.

Pierre Casiraghi, vainqueur de la Rolex Giraglia Race 2014 et de la Melges 32 Gold Cup la même année, 4e de la Sydney-Hobart Yacht Race 2015 prendra la barre et sera épaulé de marins chevronnés. « Je suis de loin le moins expérimenté sur ce circuit ! J'ai la chance d'être entouré d'une équipe disposée à relever le défi. »

Pierre Casiraghi, qui s'entraîne à Riva del Garda avec tout son équipage depuis le 16 mai, prend toute la mesure du projet : « Il faut être patient et passer les étapes les unes après les autres, car ces bateaux sont très puissants et rapides. »

Preuve en est avec les tests effectués sur GC32 à Quiberon. « Nous faisions du 24 nœuds et, dès que l'on abattait, nous atteignions en quelques secondes 32 nœuds de vitesse. »

Alors, à quelques heures de la toute première régate, une impression ? « Nous avons tous hâte de prendre le départ ! » lance Pierre Casiraghi.


(1) Malizia symbolise tout l’attachement que porte la famille Grimaldi à la mer en hommage à Francesco Grimaldi dit « Le Rusé » (NDLR « La Malizia » en monégasque), un génois arrivé par la mer en 1297 et qui a établi la dynastie de la famille Grimaldi.

Cinq régates au-dessus des flots

Le GC32 Racing Tour 2016 démarre jeudi à Riva del Garde (lac de Garde), dans les Alpes italiennes. Là, Pierre Casiraghi a rejoint les meilleurs navigateurs de multicoques réunis pour s’élancer dans un circuit en cinq régates qui vont se dérouler en Italie, en Espagne, en France, et au Portugal.
Le calendrier ponctue l’année 2016. Première régate du 26 au 29 mai ; 2e régate à Malcesine, sur le Lac de Garde, du 7 au 10 juillet ; 3e régate à Palma de Majorque en Espagne, du 3 au 6 août ; 4e régate du 22 au 25 septembre (le lieu n’est pas encore annoncé) et dernière régate à Marseille du 13 au 16 octobre.
Un événement spécial est également prévu à Gmunden, sur le Lac Traunsee, en Autriche, du 12 au 15 mai 2017.


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