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Mystère autour du premier mort français Deux Varois bloqués à bord d’ un navire de croisière dans les Caraïbes

Mis à jour le 27/02/2020 à 11:34 Publié le 27/02/2020 à 11:34
L’enseignant de 60 ans qui a succombé au Covid-19 avait été transféré en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

L’enseignant de 60 ans qui a succombé au Covid-19 avait été transféré en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. EPA

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Mystère autour du premier mort français Deux Varois bloqués à bord d’ un navire de croisière dans les Caraïbes

Il s’agit d’un enseignant de 60 ans exerçant dans l’Oise. Il n’avait pas séjourné dans une zone à risque, ce qui intrigue les médecins

Comment le premier Français décédé après une infection au coronavirus a-t-il été contaminé ? Une enquête est en cours pour retracer le parcours de cet enseignant de 60 ans, qui n’avait pas voyagé dans une zone à risque.

Pour l’heure, le bilan de la maladie Covid-19 en France est de deux morts (le Français de 60 ans dont le décès a été annoncé hier et un touriste chinois de 80 ans), douze guérisons et quatre malades hospitalisés.

Cela représente 18 personnes au total, mais la découverte de nouveaux cas semble s’accélérer. Deux ont été annoncés mardi soir, trois hier matin, dont le sexagénaire décédé, et un mercredi soir. Aucun malade n’avait été repéré en France depuis le 15 février, mais entre-temps, la maladie a gagné l’Italie, pays frontalier qui est aussi celui d’Europe le plus touché.

Le patient décédé, qui constitue « le 17e cas confirmé » en France « est un homme de 60 ans, français, qui a été testé en urgence, hier, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière [à Paris] dans un état gravissime et qui est malheureusement décédé dans la nuit », a annoncé le n° 2 du ministère, Jérôme Salomon, lors d’une conférence de presse dans la matinée.

Il avait dans un premier temps été hospitalisé à Creil, a ensuite précisé l’Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France.

Le ministère de l’Education nationale a indiqué qu’il s’agissait d’un enseignant d’un collège de Crépy-en-Valois dans l’Oise. Cet établissement fait partie des zones académiques en vacances scolaires depuis le 14 février au soir et reprendra les cours lundi.

Un 18e cas diagnostiqué

L’enseignant n’avait pas séjourné dans une « zone d’exposition à risque », a déclaré le directeur général de l’ARS.

« L’enquête a été lancée en urgence » sur ce patient, selon le Pr Salomon. Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé, hier soir, un 18e cas diagnostiqué positif : l’épouse d’un patient hospitalisé à Annecy, un Français de 64 ans, de retour de Lombardie dont la contamination avait été rapportée mardi soir. L’état de santé de ces deux personnes n’inspire pas d’inquiétude.

L’un des autres cas annoncés hier est « un homme français de 55 ans actuellement hospitalisé à Amiens et qui est dans une situation clinique grave [...] en réanimation », a détaillé le Pr Salomon. Lui aussi originaire de l’Oise, il n’avait pas non plus voyagé dans une zone à risque et avait d’abord été hospitalisé à Compiègne, selon l’ARS Hauts-de-France.

Le dernier est « un homme français de 36 ans hospitalisé à Strasbourg », qui « ne présente pas de signe de gravité », a poursuivi Jérôme Salomon, indiquant que ce patient revenait de Lombardie, région italienne la plus touchée par la maladie.

Pour un salarié mis en quarantaine, avec un maintien à domicile ou à l’isolement, cela est considéré comme un arrêt de travail. Dans ce cas, la Sécurité sociale verse les indemnités journalières sans délai de carence. Cette prise en charge dure jusqu’à vingt jours. Le télétravail peut se présenter comme une solution possible. Le texte de loi stipule : « En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut-être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés. »

Les autorités de Jamaïque et des Îles Caïman ont fermé leurs ports au MSC Meraviglia. avec à son bord 4 500 passagers et 1 600 membres d’équipage. L’opérateur dénonce une psychose injustifiée des autorités et tente de convaincre le Mexique d’accueillir le navire. « Les informations sont données au compte-gouttes et la tension à bord commence à monter », témoigne un croisiériste originaire de La Crau près de Hyères, très brièvement contacté par Nice-Matin (d’abord par téléphone, puis par mail). Après avoir quitté le port de Miami (Floride), le navire devait faire une première escale en Jamaïque. Sauf qu’un membre d’équipage, de nationalité philippine, a présenté des symptômes grippaux. « [Il s’agit] d’une grippe saisonnière commune, indique la compagnie dans un communiqué. Il est dans un état stable, recevant un traitement antiviral et des médicaments, et est maintenant exempt de fièvre et presque guéri. Par précaution, il a été isolé des autres membres d’équipage et des passagers [...] et le restera jusqu’à ce qu’il soit complètement rétabli. Aucun autre cas de grippe de type A n’a été signalé à bord. »

Les autorités jamaïcaines ne semblent pas avoir été convaincues et ont interdit au navire de débarquer ses passagers dans le port de Ocho Rios. Le même scénario s’est produit aux Îles Caïmans où le navire devait accoster par la suite... A bord « c’est la panique, ils sont confinés depuis dimanche », rapporte la belle-fille du passager varois qui a pu s’entretenir avec ses beaux-parents. Hier, le navire faisait route vers le Mexique.


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