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Mort d'Otto Kern : pourquoi un tel émoi en Allemagne ?

Mis à jour le 14/12/2017 à 05:10 Publié le 14/12/2017 à 05:10

Mort d'Otto Kern : pourquoi un tel émoi en Allemagne ?

Décrit comme charmant et érigé en modèle de réussite, le styliste allemand inspirait du rêve aux plus modestes et jouissait d'une belle popularité outre-Rhin

Le contraste est saisissant. Le fossé énorme. Depuis l'annonce officielle de la mort du créateur de mode allemand, Otto Kern, lundi à Monaco, le traitement médiatique entre France et Allemagne se résume en un grand écart. Outre-Rhin, l'info tourne en boucle et les supputations vont bon train sur les circonstances de son décès (lire-ci-contre). En France, rien, ou presque. Les premiers articles n'ont d'ailleurs paru qu'hier dans la presse nationale.

Si Otto Kern, résident monégasque depuis le début des années 2000 et habitué des soirées mondaines, était un visage familier sur le Rocher, il faut bien avouer que sa popularité était bien moindre en France, pays des plus grands couturiers.

En Allemagne, l'émoi est en revanche très palpable et certainement amplifié par le mystère latent autour de sa mort. Décès qui, rappelons-le, avait été attribué à une crise cardiaque par le toujours très bien informé Bild-Zeitung avant que Monaco-Matin ne jette un pavé dans la mare en évoquant une chute fatale de 13 étages, stoppée sur une terrasse privée de l'avenue Princesse-Grace.

« Peu d'Allemands sont très connus »

L'enquête ouverte, les journalistes allemands n'ont pas tardé à débarquer sur le Rocher. Hier, alors qu'il campait avec son caméraman devant la Sûreté publique, un journaliste de la chaîne de télévision privée RTL expliquait l'agitation germanique par le fait que « peu d'Allemands sont très connus en dehors de leurs frontières ».

Et que les gens avaient de l'affection pour cet exilé à la réussite professionnelle parsemée de drames personnels, comme la perte de sa troisième épouse dans un accident de la route.

« Un playboy à la Gunter Sachs »

Les femmes, Otto Kern en avait épousé quatre. Et si la dernière en date, Naomi Valeska Salz, n'avait aucune notoriété en Allemagne ; sa seconde épouse, Sarah Kern, avait en revanche une belle cote de popularité, notamment depuis sa participation récente dans une émission de télé-réalité « qui avait remis son couple à la Une des journaux », précise notre confère de RTL.

En route pour Monaco, un journaliste du magazine people Bunte nous confie, lui, qu'Otto Kern, un « petit Karl Lagerfeld », un « playboy à la Gunter Sachs avec son teint halé et ses cheveux blonds », incarnait la réussite du « self-made-man ».

«Ce n'était pas un héritier ou un rentier mais un travailleur devenu riche. Il menait une vie de prince, à Monaco, qui faisait rêver les gens plus modestes en Allemagne. » Un modèle.


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