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Monaco Yacht Show : "Le meilleur de ces dernières années" selon sa directrice, Gaëlle Tallarida

Mis à jour le 02/10/2019 à 10:55 Publié le 02/10/2019 à 10:00
D’après Gaëlle Talarida, la grande plaisance, bien que très visible à Monaco, ne représente «presque rien» en termes d’émissions carbone face à la navigation  commerciale et aux navires de croisières.

D’après Gaëlle Talarida, la grande plaisance, bien que très visible à Monaco, ne représente «presque rien» en termes d’émissions carbone face à la navigation commerciale et aux navires de croisières. Photo Jean-François Ottonello

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Monaco Yacht Show : "Le meilleur de ces dernières années" selon sa directrice, Gaëlle Tallarida

Toujours soucieuse d’améliorer la qualité de son événement, Gaëlle Tallarida fait le point sur la 29e édition du Monaco Yacht Show, qui semble satisfaire de nombreux exposants

Les quais ont retrouvé leur fréquentation normale. Les ballets des camions s’amenuisent à mesure que le temps passe. Les tentes sont quasiment toutes démontées : aucun doute, le 29e Yacht Show est terminé. Dans les bureaux de la Condamine, on respire enfin. Comme au lendemain d’une tempête, ou d’un rêve incroyable. Encore pleins de l’énergie qu’il faut pour organiser l’un des plus beaux événements de plaisance de la planète, les membres de l’équipe de Gaëlle Tallarida fourmillent déjà d’idées pour l’année prochaine.

Pour l’heure, alors que les chiffres viennent tout juste de tomber, la directrice du Monaco Yacht Show nous reçoit dans son bureau, autour d’un café, pour discuter un peu des jours qui viennent de s’écouler.

Combien y a-t-il eu de visiteurs ?
L’année dernière nous avions accueilli 30 400 visiteurs et cette année nous en avons accueilli 31 565. Il y a donc eu une petite augmentation d’un peu moins de 4 %. Mais je vous rappelle qu’on ne vise pas une augmentation du nombre de visiteurs, mais une augmentation de la qualité. Et nous y sommes parvenus. Le succès du salon, les produits présentés, les flottes de produits exceptionnels qui étaient là cette année ont fait que les visiteurs se sont déplacés en nombre. On ne va pas dire que c’est négatif, bien sûr, à partir du moment où l’on continue à attirer une clientèle toujours plus qualitative.

Et vous pensez y parvenir ?
De ce que l’on entend de la part des exposants, oui. Évidemment, nous n’avons pas le retour de tous les exposants, mais nous avons discuté avec une vingtaine d’entre eux, et ils étaient unanimes sur la qualité. Certains ont confié que c’était le meilleur salon qu’ils avaient connu ces dernières années en termes de qualité.

"Attirer une clientèle toujours plus qualitative"

Économiquement, que pensez-vous que cela représente pour la Principauté de Monaco ?
Sincèrement, je n’ai pas de chiffres concrets à ce sujet. C’est sûr, il y a des retombées économiques. Ce que j’entends de la part des autorités, c’est que le Monaco Yacht Show est identifié comme un événement qui se rapproche de plus en plus du Grand Prix. Certaines sociétés de restauration considèrent que la qualité de la clientèle est supérieure à celle du Grand Prix. Ce ne sont que des perceptions, bien sûr. Et au-delà de l’aspect économique, cela fait briller un peu plus la Principauté dans les médias. Nous avons eu cette année une couverture médiatique très importante : la BBC, des médias russes, américains, du Qatar, de la Chine.

Si vous deviez dégager une tendance particulière pour cette édition du Yacht Show ?
Le design est de plus en plus au rendez-vous. On voit de plus en plus de designs futuristes, qui cassent les codes. On voit des bateaux très différents. Sur la digue, il y avait par exemple Bold, avec des lignes assez agressives, très tendues, avec des fonctionnalités très orientées très sur l’exploration. Il y avait AB King Excellence qui a gagné le prix du design extérieur et le prix du Finest Superyacht, avec une proue en tête d’aigle, le propriétaire étant passionné par cet animal. L’autre tendance vraiment ancrée, c’est l’approche environnementale. La volonté d’intégrer des technologies respectueuses de l’environnement.

Quand on parle de la grande plaisance, les propriétaires de ces bolides sont souvent montrés du doigt pour leur gourmandise en carburant, au mépris de l’environnement. Alors on peut se poser la question : ce virage écolo, est-ce la volonté des propriétaires ? Ou est-ce le fait des constructeurs désireux de reverdir leur image ?
Quand on parle de bateaux qui mesurent plus de 40 mètres, on parle de vaisseaux réalisés sur mesure, à la demande de leurs propriétaires. Les constructeurs ne conçoivent rien qui ne leur a pas été demandé par les clients. Ce sont donc bien la volonté des propriétaires qui sont au cœur de cette tendance. C’est une prise de conscience générale. Les constructeurs ne conçoivent pas des bateaux contre la volonté des propriétaires. Il ne faut pas oublier que lorsqu’ils utilisent leurs bateaux, ils sont aux premières loges pour constater la pollution. Alors bien sûr, on ne peut pas dire que 100 % des propriétaires sont dans cette démarche. Mais c’est un sujet dont tout le monde parle, alors qu’il y a seulement quatre ou cinq ans ce n’était pas le cas.

"Ils ont les moyens
de développer des outils pour moins polluer"

Est-ce que cette prise de conscience est compatible avec la grande plaisance ?
Il y a aujourd’hui des bateaux avec des moteurs hybrides. On n’est pas sur du 100 % électrique. Il y a un projet intéressant de bateaux avec un moteur à hydrogène. Tout le monde travaille dans ce sens-là, ils ont tous conscience que ce qui se passe n’est pas une fiction. Mais il faut remettre en perspective l’industrie de la grande plaisance, qui est certes très visible ici à Monaco, par rapport à tous les bateaux qui naviguent dans le monde. On est sur 0,07 % des émissions de gaz à effet de serre. Par rapport à la navigation commerciale ou aux bateaux de croisières, ce n’est rien !


Pensez-vous que les propriétaires de yachts sont injustement pointés du doigt par l’opinion publique ?
Il faut garder à l’esprit que c’est peut-être grâce à ces gens-là que nous aurons un jour des technologies qui pourront être appliquées à tous. Parce qu’eux ont les moyens de développer des outils pour moins polluer, grâce à leurs fortunes personnelles. Comme les technologies développées initialement pour la F1 sont aujourd’hui appliquées à l’automobile.


Quelle perspective pour le prochain Yacht Show ?
Faire encore mieux. Je regarde notre succès très humblement, avec des yeux de petite fille. Et je me dis qu’on a intérêt à continuer à bien travailler, et qu’il ne faut surtout pas se louper.

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