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Monaco Telecom: le monopole reconduit... jusqu’en 2041

Le président de l’opérateur historique monégasque, Étienne Franzi, a annoncé la prolongation de la concession et promet des avancées majeures.

Joelle Deviras Publié le 19/05/2021 à 16:32, mis à jour le 19/05/2021 à 16:34
Avec un monopole jusqu’en 2041, le président de Monaco Telecom, Étienne Franzi, peut envisager des projets de développement sur le long terme. Photo archives Monaco-Matin

Et encore vingt ans, seul sur le marché des télécommunications ! Lundi, Étienne Franzi, président de Monaco Telecom, a annoncé le renouvellement de la concession de l’opérateur historique dont Xavier Niel est actionnaire majoritaire.

L’Ordonnance souveraine a été publiée au Journal de Monaco vendredi dernier. "Les études confiées par le gouvernement à un cabinet spécialisé ont largement démontré que le modèle actuel de concession offrait à la Principauté les services télécoms les plus performants de tous les États qui lui sont comparables et ce, à des prix inférieurs, tout en lui garantissant une plus grande souveraineté numérique, souligne Étienne Franzi. Le monopole offre aussi la certitude, que l’important programme Extended Monaco, piloté par Frédéric Genta, délégué interministériel à la Transition Numérique, pourra s’appuyer sur des infrastructures de qualité, toujours plus performantes."

Frédéric Genta confirme: "Il est essentiel que notre opérateur national accompagne pleinement les différents objectifs d’attractivité, de développement durable et de transformation numérique que nous nous sommes assignés. Aujourd’hui, c’est une étape importante pour consolider notre ambition monégasque avec une offre de services et des infrastructures primordiales pour Monaco".

Le fait que Monaco Telecom n’ait aucun concurrent avait été largement critiqué durant la campagne de Stéphane Valeri, élu en février 2018. Mais aujourd’hui, exécutif et législatif se montrent très consensuels. "L’hypothèse de la fin du monopole n’était pas stupide, a expliqué le président du Conseil national lundi en conférence de presse. Ce débat est maintenant dépassé. La solution retenue est acceptable puisque, ce qui est important, c’est ce qui est proposé aux usagers."

 

Plus d’offres, prix en baisse

Élu de la minorité Horizon Monaco, Jacques Rit n’a jamais plaidé pour que cesse le monopole. Selon lui, "Monaco est un tout petit marché, qui aurait pu apparaître minuscule au regard d’opérateurs attirés par le profit".

Quoi qu’il en soit, les engagements de Monaco Telecom, dirigé par Martin Péronnet, coupent court à toute polémique. Pour Franck Julien, élu de la Majorité Primo !, président de la Commission pour le Développement du numérique, "un monopole sans contrôle, ça c’était insupportable. Auparavant, nous n’avions ni le choix de l’opérateur, ni le choix de l’offre".

Or, dorénavant, les offres sont diversifiées, les prix revus à la baisse - pour les entreprises, les Monégasques et Enfants du pays - et les performances augmentées notamment grâce au déploiement de la fibre. Et en cas de manquements, "des sanctions financières lourdes sont prévues", précise Franck Julien.

 

Sur la question de Monaco Telecom, tout est au mieux dans le meilleur des mondes, donc, entre gouvernement et Conseil national. "Le gouvernement a fait du monopole une ligne rouge non négociable, explique Stéphane Valeri. Avec des offres et des prix comparables à ce qui se fait de mieux en Europe, c’est la politique du gagnant-gagnant".

Seuls perdants : les résidents étrangers pour qui les tarifs restent au prix fort. Mais le montant de la facture de téléphone et d’Internet n’est certainement pas, pour eux, un élément déterminant sur le choix de vivre ou pas en Principauté.

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