“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Légende de la mode, Monaco, son refuge Karl Lagerfeld est mort

Mis à jour le 20/02/2019 à 10:29 Publié le 20/02/2019 à 10:29
Je découvre la nouvelle offre abonnés

Légende de la mode, Monaco, son refuge Karl Lagerfeld est mort

Karl Lagerfeld aura, à sa façon, marqué la vie culturelle monégasque.

Karl Lagerfeld aura, à sa façon, marqué la vie culturelle monégasque. La Principauté, il commence à la fréquenter au début des années 80, date à laquelle il prend les rênes de la maison Chanel. « C’est mon paradis, moi qui suis un papillon international. J’ai été accueilli à Monaco comme nulle part ailleurs », confiait-il en 2000, à Monaco-Matin, en pleins préparatifs d’un Bal de la Rose. « Et puis, j’ai le sentiment qu’ici au moins, je ne risque pas d’être saucissonné », plaisantait-il, jamais avare d’une bonne saillie verbale.

Pour autant, outre ses liens avec la famille princière, le couturier développe un attachement particulier à la Principauté.

Sa « planque » au Millefiori

Au magazine Vogue, qui lui demandait où se trouvait sa planque secrète pour être tranquille, il citait son appartement « immense tout en haut du Millefiori avec une vue à 360°».

Le kaiser de la mode a eu plusieurs adresses en Principauté, en plus de la villa, la Vigie, qui fut un temps son refuge. Dans un de ses appartements monégasques, il avait expliqué avoir reconstitué sa chambre d’enfant à Hambourg, avec le mobilier exact.

Culturellement, dans les années 1990, il crée des costumes pour l’Opéra, collabore plusieurs fois avec la compagnie des Ballets de Monte-Carlo de son ami Jean-Christophe Maillot.

Les habitués des soirées monégasques se souviendront aussi qu’il a été l’artisan de nombreux Bals de la Rose. D’abord exceptionnellement en 1999, à la demande du prince Rainier III. Puis annuellement, depuis 2013, mandaté par son amie la princesse Caroline pour souffler de l’originalité et de l’élégance à ce rendez-vous qui marque le début de la belle saison à Monaco. Le prochain Bal de la Rose, annoncé le 30 mars sur le thème de la Riviera, devrait être chargé d’émotions, dans son souvenir.

Film au Casino, fresque au Métropole

Au cours de la dernière décennie, Lagerfeld a multiplié les projets en Principauté, dans divers domaines. Montrant son éclectisme et sa débordante création.

En 2006, il choisit la scène de la salle Garnier comme podium pour un défilé mettant en lumière les métiers d’arts de la maison Chanel. L’année suivante, il dessine le logo de l’œuvre de Sœur Marie.

En 2011, c’est à nouveau à Monte-Carlo qu’il installe cette fois-ci ses caméras dans les salles de jeux du Casino pour la réalisation d’un court-métrage promotionnel - toujours pour Chanel - qui met en scène deux de ses égéries : Anna Mouglalis et Baptiste Giabiconi. En 2013, il réalise une fresque photographique en verre qui sertit la piscine de l’hôtel Métropole Monte-Carlo.

Une œuvre matérielle qui restera comme son ultime témoignage artistique à la principauté de Monaco.

Ils ont en commun de cultiver le goût de la discrétion quand ils ne sont pas sous les feux des projecteurs. Mais c’est sûrement la passion des arts et de la mode qui les a liés. La princesse Caroline et le couturier étaient complices et proches depuis de longues décennies.

Une amitié que le couturier évoquait en ces termes lors d’une interview en 2004 à Monaco-Matin. « Je connais Caroline depuis trente ans. Quand je pense à une femme moderne, c’est elle. Il n’y a pas mieux. Elle a l’intelligence, la beauté et elle sait rester elle-même. Je détesterais, par exemple, l’idée qu’elle s’oblige à ne porter que du Chanel pour m’être agréable. Je serais même prêt à lui acheter moi-même les robes d’autres couturiers afin qu’elle reste libre ».

Cyril Dodergny

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.