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Monaco s’engage pour l’éducation en Afrique

Mis à jour le 19/01/2019 à 05:06 Publié le 19/01/2019 à 05:06
Ce mardi, le gouvernement princier et Investisseurs&Partenaires ont entériné un partenariat pour l’éducation en Afrique.

Ce mardi, le gouvernement princier et Investisseurs&Partenaires ont entériné un partenariat pour l’éducation en Afrique. Michaël Alési/Dir. Com.

Monaco s’engage pour l’éducation en Afrique

En mettant un million d’euros de subvention au profit d’Investisseurs&Partenaires, le gouvernement va aider la mise en route d’un fonds d’investissement d’impact pour l’éducation

Une signature qui pourrait changer beaucoup en Afrique. En apposant leurs paraphes respectives sur un document, Gilles Tonelli, conseiller de gouvernement -ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, et Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs & Partenaires, ont entériné un partenariat pour créer, à l’horizon 2020, un fonds d’investissement d’impact traitant « des problèmes d’accès, d’équité, de qualité et de pertinence de l’éducation sur le continent africain ». Et ce, de l’enseignement préscolaire jusqu’à l’enseignement supérieur et la formation professionnelle. Voici ce qu’il faut en retenir.

Un constat très alarmant

Les chiffres sont effrayants. Malgré des investissements massifs pour faciliter l’accès à l’éducation de base universelle, trente millions d’enfants ne sont toujours pas à l’école primaire selon l’UNESCO. Un constat qui se ressent davantage dans les zones rurales et vulnérables. « L’éducation est le parent pauvre de l’Afrique. Cela coûte cher et ces États-là ont bien d’autres problèmes à régler comme la santé », reconnaît Bénédicte Schutz, directeur de la Coopération internationale à Monaco. Jean-Michel Severino, directeur d’Investisseurs & Partenaires surenchérit : « Le secteur public est hélas extraordinairement défaillant tant en quantité qu’en qualité. Il y a, par ailleurs, une forte demande des parents et des jeunes pour accéder à des formations de qualité. Des classes moyennes émergent et les gens sont prêts à assumer les coûts de cette éducation. » D’autant plus que celle-ci s’avère professionnalisante et permet d’accéder à des emplois de qualité. Le secteur privé est, ainsi, de plus en plus perçu comme un acteur complémentaire qui pourrait améliorer l’accès, la qualité et la pertinence de l’éducation. D’où la nécessité vitale d’y investir.

Quel est le rôle de Monaco dans cette initiative ?

La Principauté de Monaco, avec cette signature, met un million d’euros sur la table. Une coquette somme qui va permettre à Investisseurs & Partenaires de financer tous les coûts de préparation d’un véhicule d’investissements dans le secteur éducatif privé africain. « C’est un effet de levier extraordinaire. Sans ce financement monégasque, celui-ci ne pourrait pas voir le jour », remercie Jean-Michel Severino.

Ce dernier espère, à terme, lever entre 30 et 50 millions d’euros auprès d’investisseurs privés et publics.

Une étude de faisabilité en cours

Plusieurs hypothèses sont aujourd’hui testées dans le cadre d’une étude de faisabilité en cours de réalisation. Ces hypothèses concernent aussi bien les secteurs et critères d’investissement (cycles éducatifs, types d’institutions éducatives, maturité des projets…) que le périmètre géographique d’intervention et les instruments financiers qui seront mobilisés.

Le fonds pourrait notamment s’adresser aux pays d’Afrique francophones où les fonds d’investissement, notamment le fonds d’impact, sont peu présents. « L’idée est de faire un état des lieux, un diagnostic, de donner des pistes d’innovation sur les méthodes d’enseignement, sur les secteurs d’éducation qui peuvent conduire à de l’emploi », confie le Professeur Patrick Guillaumont, président de la Fondation pour les études et recherches sur le développement international.

Ce qui pourrait être fait après 2020

Le fonds pourrait notamment soutenir l’émergence d’instituts de formation, lycées techniques, grandes écoles et universités, dans le but de favoriser l’insertion et l’employabilité de la jeunesse africaine. « Nous allons apporter soit du capital, soit de la dette pour investir dans des nouveaux locaux, de nouvelles machines, dans des équipements pour la qualité de la formation », développe Jean-Michel Severino. Et d’ajouter : « Cela peut être aussi pour des éditeurs scolaires, des libraires, des plateformes internet, des systèmes de formation pour enseignants et éducateurs. L’un des investissements qui nous a donné l’idée de ce fonds, c’est une petite société d’édition au Niger. Celle-ci a fait quelque chose de très important : les annales de brevet et de bac. Quelques années auparavant, ce n’était pas possible là-bas de s’entraîner pour un concours. Cela peut paraître rudimentaire mais ça change la donne dans l’éducation. »

L’objectif pour Investisseurs & Partenaires est de réaliser la première clôture de la levée de fonds au second semestre 2020. Avant d’amorcer la phase d’investissement.


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