“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Monaco promeut l’artisanat des anciens fiefs Grimaldi

Mis à jour le 24/06/2019 à 08:41 Publié le 24/06/2019 à 08:40
Pierrette Bertrand et ses coiffes en broderie blanche.

Pierrette Bertrand et ses coiffes en broderie blanche. Photo Cyril Dodergny

Monaco promeut l’artisanat des anciens fiefs Grimaldi

La 2e Rencontre des Sites historiques Grimaldi de Monaco, qui s’est achevée ce dimanche, était aussi l’occasion de mettre en lumière l’artisanat local de ces communes «sœurs» de la Principauté

La deuxième journée de ce rendez-vous historique s’est déroulée en musique, au rythme des spectacles des groupes folkloriques des anciens fiefs invités : le pays de Matignon, le duché de Valentinois, le village italien de Dolceacqua et la commune de Roquebrune-Cap-Martin.

Un week-end chargé d’histoire, qui était aussi l’occasion de faire découvrir au public l’artisanat local, récent ou ancestral, de ces anciens fiefs de la seigneurie Grimaldi. Zoom sur trois artisans et leur savoir-faire.

Les sabots
de Joël

Ils sont sabotiers de père en fils depuis le début du règne de Louis XIV. Maître de conférences à l’Université de Nancy, Joël Pierre a hérité de l’atelier de son père, à Plévin (Côtes-d’Armor), à la mort de celui-ci. Il en a fait, en 2016, un musée ouvert au public tous les après-midi des mois de juillet et août.

"Le but, c’est la conservation du patrimoine, montrer aux gens un savoir-faire ancestral, explique le retraité. Quand j’étais petit, je donnais un coup de main à mes parents à l’atelier. J’ai appris les gestes du sabotier par mimétisme."

Joël Pierre a repris l’activité de sabotier de son père il y a 3 ans.
Joël Pierre a repris l’activité de sabotier de son père il y a 3 ans. Photo Cyril Dodergny

Dans ses mains, une simple souche en bois de hêtre prend la forme d’un sabot brut d’antan. "Je travaille de façon artisanale, avec les outils de finitions et les machines utilisés autrefois par mon père."

Grâce à ce legs, datant de 1937, Pierre Joël réalise une paire de sabots en deux heures. Le sabotier ne fait pas commerce de ses créations, il les expose seulement dans son atelier-musée de Plévin. "J’ai offert une paire de sabots au prince Albert quand il est passé nous voir, ainsi qu’à Charlène et aux enfants. Il était très content", confie-t-il fièrement.

Les broderies de Pierrette

Venue tout droit de Romans-sur-Isère (Drôme), Pierrette Bertrand perpétue, elle aussi, un savoir-faire ancestral mais bien plus minutieux: la broderie blanche. "On l’appelle ainsi parce qu’avant on brodait surtout sur des coiffes, qui étaient blanches." D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, Pierrette a toujours aimé broder.

Depuis qu’elle a intégré le groupe folklorique Empi et Riaume en 1974, elle est chargée de reproduire et entretenir les costumes d’époque. "Nous avons plus de 200 coiffes, de toute la région. J’en ai profité pour les étudier et les refaire. Certaines sont tellement anciennes et fragiles qu’on ne peut pas les porter, au risque de les détruire."

Aujourd’hui, Pierrette Bertrand se désole de voir sa passion se perdre. "Je voudrais arriver à former des jeunes pour prendre ma suite. Mais c’est un travail très rare et difficile. Il faut près de deux mois pour réaliser les broderies d’une coiffe."

L’algue miracle de Nuccio

Originaire de Dolceacqua, Nuccio Garoscio a développé son activité dans le village il y a trois ans. Il y cultive la spiruline G. Une microalgue extrêmement riche en protéines et en fer, pour laquelle il s’est pris de passion après avoir fait des recherches pour trouver un détoxifiant pour son père. "C’est un superaliment qui a des actions régulatrices sur l’organisme. C’est un puissant antioxydant, par exemple. Il aide aussi à faire baisser les excès: cholestérol, glycémie…"

Nuccio Garoscio et sa femme Linda cultivent une algue aux super propriétés à Dolceacqua.
Nuccio Garoscio et sa femme Linda cultivent une algue aux super propriétés à Dolceacqua. Photo Cyril Dodergny

En forme de copeaux verts, elle peut se boire dans du jus de fruits ou des smoothies mais aussi se manger saupoudrée sur une salade ou mélangée dans un yaourt. Son goût, légèrement salé, "n’altère pas celui des aliments".

Dans sa ferme de Dolceacqua, Nuccio Garoscio cultive la spiruline de manière artisanale, dans 500 m² de bassins. "Elle est séchée lentement, entre 4 et 6 heures, à basse température, soit en dessous de 40 degrés. Elle conserve ainsi toutes ses propriétés sans être oxydée par la chaleur."

Et de déclarer: "C’est un aliment encore plus complet que le lait maternel".


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct