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Monaco n'est pas une démocratie adulte

Mis à jour le 14/01/2017 à 05:10 Publié le 14/01/2017 à 05:10
Jean-François Robillon, président d'UM, Jean-Louis Grinda et Bernard Pasquier, tous trois conseillers nationaux, hier, au Conseil national.

Jean-François Robillon, président d'UM, Jean-Louis Grinda et Bernard Pasquier, tous trois conseillers nationaux, hier, au Conseil national. J.D.

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Monaco n'est pas une démocratie adulte

Les trois élus d'Union Monégasque ont expliqué hier leur position après le vote du budget primitif et le dépôt de la proposition de loi sur les incompatibilités et inéligibilités

Des vœux pour les journalistes et des souhaits pour que l'État devienne « une démocratie adulte et responsable » et que le Conseil national soit « considéré comme un partenaire de première importance » et non comme un « alibi » .

Hier après-midi, les trois élus de la minorité Union Monégasque (UM) ont commenté les dernières séances publiques du budget primitif qui se sont déroulées en décembre.

Et Jean-François Robillon de noter d'emblée que le budget a été voté avec treize voix « pour » seulement. Et ce n'est évidemment pas les perspectives optimistes de recettes qui ont provoqué cette situation. Mais, selon lui, « le Conseil national n'est pas bien traité. Le gouvernement nous présente des dossiers au dernier moment ; parfois seulement quatre jours avant le vote du budget. C'est ce qu'on appelle "une inscription de dernière minute". Ce fut ainsi le cas pour l'extension de la Sûreté publique pour un coût de quelque 30 millions d'euros. C'est le montant de la construction d'un bâtiment ! Ou encore la décision du gouvernement de construire une SPA en plein cœur de Monaco, au parc Princesse-Antoinette. Ça aurait justifié un amendement budgétaire. Deux lignes pour lesquelles l'amendement budgétaire aurait été intéressant. »

« Nous sommes colégislateurs »

Et les élus ne veulent pas entendre l'argument selon lequel l'amendement budgétaire est un changement de régime. « C'est totalement faux. » Pour preuve, les trois élus font un bref rappel historique : « Il existait lors de la première Constitution en 1911 ; et il a été supprimé en 1962. Alors depuis, nous avons certes changé de constitution, mais pas de régime ! »

L'ex-président du Conseil national, également président de l'UM, voit dans cette impossibilité d'amender le budget une « infantilisation du Conseil national ». Jean-Louis Grinda va plus loin encore. « Aujourd'hui, la population est en demande de transparence et veut être considérée comme un partenaire de première importance au travers de ses élus. Nous sommes colégislateurs. Aujourd'hui, Monaco n'est pas une démocratie adulte. L'amendement budgétaire ne retire rien au prince -- au contraire. En responsabilisant les Monégasques, on renforce le pouvoir du souverain. Un Etat ne peut pas être figé. Il faut maîtriser les changements. »

Le vote du budget primitif, qui s'est finalement fait de justesse, montre la limite du système actuel selon les trois élus. Car en cas de vote défavorable, le pays serait plongé dans une crise sévère et pas nécessairement justifiée. Bernard Pasquier explique : « C'est un risque aujourd'hui. Je n'ai pas envie de voter contre le budget. L'amendement, c'est la modernité. Les présidents précédents Jean-Charles Rey et Jean-Louis Campora ont eux-mêmes essayé de remettre l'amendement budgétaire. » Et comme un message politique en vue des élections nationales de mars 2018 : « Peut-être arrivera-t-on à mettre en place une liste… »


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