“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Monaco Marine poursuit sa conquête de l'Ouest

Mis à jour le 11/10/2018 à 05:07 Publié le 11/10/2018 à 05:07
Le site de La Seyne-Toulon, qui pourra accueillir jusqu'à 28 yachts en même temps, ouvrira ses portes le 1er novembre. Il s'agira de l'un des plus grands sites dédié à l'entretien des yachts de 50 mètres en Europe.	(DR)

Monaco Marine poursuit sa conquête de l'Ouest

La locomotive de la grande plaisance, qui compte déjà six sites dans les Alpes-Maritimes et le Var, en ouvrira bientôt un septième à La Seyne et vient de signer à Marseille un chantier pharaonique

Alors que le chantier de La Seyne-Toulon ouvrira ses portes le 1er novembre pour accueillir des bateaux jusqu'à 55 mètres, l'entreprise Monaco Marine a signé officiellement avec le port de Marseille un engagement pour la création d'un centre de maintenance et de rénovation pour les méga-yachts (d'une longueur de 90 à 133 mètres) dans le secteur du bassin Mirabeau du port de Marseille-Fos. Cet espace de 55 000 m², dédié à la réparation navale de grande plaisance, a été concédé par le port de la cité phocéenne à Monaco Marine pour une durée de cinquante ans.

C'est un projet ambitieux, unique au monde dans la grande plaisance car, à cette plateforme, s'ajoutera un ascenseur pour méga yachts d'une capacité de levage de 6 000 tonnes. L'investissement s'élève à 71 millions d'euros, dont 44 millions d'euros portés par Monaco Marine.

Une offre pour méga yachts à Marseille

Ce chantier pharaonique permettra d'offrir des outils spécifiques et adaptés à la maintenance de ces méga-yachts, un marché actuellement très dynamique et à fort potentiel. Ce projet de développement renforcera aussi l'offre régionale, notamment face à la concurrence espagnole et italienne sur ce segment.

Par ailleurs, Monaco Marine (66 millions d'euros de chiffre d'affaires), qui compte en Paca six chantiers navals de service spécialisés dans le refit, la réparation, l'hivernage et la maintenance de yachts à moteur ou à voile (à Monaco, Beaulieu-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, Antibes, Saint-Tropez, La Ciotat), ouvrira son septième site le 1er novembre au Bois Sacré, à La Seyne-sur-Mer.

L'ancienne friche, aménagée par la Métropole Toulon Provence Méditerranée, pourra accueillir, sur une emprise de 40 000 m², des super-yachts jusqu'à 55 mètres et offrira de grandes capacités en pouvant traiter jusqu'à 28 yachts en même temps, notamment pendant les pics saisonniers. Mais surtout ses innovations permettront d'accueillir des catamarans de grande envergure (jusqu'à 14 mètres de long), ainsi que les annexes des yachts, à savoir les petits bateaux, dans un bassin de courtoisie tout spécialement créé pour eux en guise de prestation de service supplémentaire.

Déjà des commandes pour le chantier de La Seyne

L'investissement s'élève ici encore, pour Monaco Marine, à 15 millions d'euros (21,1 millions d'euros au total) et ce chantier devrait créer une quarantaine d'emplois directs et plus d'une centaine indirectement. Or, le carnet de commandes abonde déjà.

« D'ici à la fin de l'année, nous avons déjà près de 5 millions d'euros de demandes en cours de négociation », confie ainsi François Vila, le responsable de la communication de la société.

À noter que si Monaco Marine emploie directement 200 salariés, fait travailler quelque 600 sous-traitants et accueille plus de 3 000 unités par an sur ses sites en Paca, le marché de la grande plaisance représente tout de même 728 millions d'euros et 3 400 emplois au total.

Un luxe que la région ne peut pas se permettre de laisser passer.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct