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Monaco : le chef du service d'urologie quitte le CHPG

Mis à jour le 24/09/2016 à 05:02 Publié le 24/09/2016 à 05:02
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Monaco : le chef du service d'urologie quitte le CHPG

Pour pallier à un service sans tête, un chef de service provisoire, extérieur au Centre hospitalier, arrivera le 1er octobre. Un audit va être conduit, à la demande du gouvernement princier

Retenu unanimement il y a presque un an, le chef de service d'urologie s'en va à l'issue d'une période probatoire de six mois… Embauché le 29 mars, il quittera donc officiellement son poste le 29 septembre.

« Le 19 août 2016, le docteur Baumert a écrit à la direction qu'il renonçait à poursuivre ses fonctions au CHPG, mentionne un communiqué du gouvernement princier publié hier. (...) Dans l'immédiat, la vacance du poste de chef de service sera publiée dès vendredi 23 septembre 2016 [lire hier], afin de nommer après jury de concours, un nouveau chef de service. »

Le réputé spécialiste n'a donc pas changé de position. Il est d'ailleurs chef de service à Paris au Groupe hospitalier Saint-Joseph.

De sources proches du dossier, on sait que les autorités étaient très attachées à ce que ce chirurgien reconnu reste à Monaco. Sa décision « a beaucoup contrarié, outre le directeur, le président du Conseil d'administration et le gouvernement princier », expliquait Patrick Bini, directeur du CHPG, en préambule d'une Commission médicale d'établissement (CME) le 8 septembre dernier.

Audit

Cette décision est le résultat d'une situation tendue entre le chef de service et son adjoint, le docteur Jean-Claude Ortega (lire notre article du mercredi 14 septembre).

Mais, triste constat, le départ de l'un entraîne aussi le départ de l'autre… Le 1er septembre, Patrick Bini reçoit dans son bureau le docteur Ortega, 52 ans, père de famille, pour lui expliquer que son départ est nécessaire.

Démission ou licenciement ? On ne sait pas, même si Patrick Bini disait dans nos colonnes encourager une démission. Mais ce départ, après seize ans de carrière au CHPG, doit se faire « dans les meilleures conditions possibles », expliquait le ministre d'État Serge Telle, lors d'une rencontre avec les journalistes locaux le 9 septembre dernier.

Toutefois, une phrase du communiqué de presse publié hier par le gouvernement peut laisser supposer une issue complexe. « Poursuivant avant tout l'objectif de l'excellence des soins, le gouvernement princier, désormais rendu destinataire par le Dr Baumert d'éléments probants, a demandé ce jour, à la direction, en lien avec le président de la CME, de conduire un audit sur le service d'urologie. En fonction des conclusions de cet audit, les autorités pourraient être amenées à prendre des dispositions prévues par le Statut des médecins. »

Certes, c'est abscons. Mais la formulation est de nature à provoquer au mieux des questions. Car une chose est sûre : on ne fait pas un audit quand tout va bien ! Et quels sont les « éléments probants » fournis par le docteur Baumert qui conduisent à cet audit ? S'il doit y avoir des défaillances, à qui incombent-elles ? Depuis combien de temps durent-elles ? Qui seraient les responsables ? On murmure même que des dossiers circulent…

« En attendant, la désignation d'un chef de service à titre provisoire, extérieur au CHPG, sera effective dès le 1er octobre pour assurer la continuité des soins jusqu'à la prise de fonctions du prochain chef de service, qui interviendra dans les meilleurs délais », précise le communiqué du gouvernement. Et de vouloir être rassurant : « La direction de l'établissement s'emploie, en lien étroit avec le gouvernement princier, à conforter le service d'urologie. Elle continue à prendre, avec responsabilité et mesure, les décisions qui s'imposent, dans l'intérêt des patients et du CHPG. »


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