“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Monaco : la première réforme de Serge Telle

Mis à jour le 20/05/2016 à 05:04 Publié le 20/05/2016 à 05:04
Le Ministre d'Etat a rendu visite, hier, aux journalistes et communicants du Centre de presse.
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Monaco : la première réforme de Serge Telle

Trois mois après sa prise de fonction, le Ministre d'Etat Serge Telle met en œuvre une série de mesures visant à moderniser l'administration monégasque. Présentation en exclusivité

Une série d'Ordonnances souveraines sont publiées aujourd'hui au Journal officiel de Monaco. Sur le papier, ce ne sont que des mots. Des changements de terminologie. Un Secrétariat général du Ministère d'État qui devient « Secrétariat général du gouvernement ». Des conseillers de gouvernement qui seront dorénavant des « conseillers de gouvernement - ministres ». Un Centre de presse rebaptisé « Direction de la communication ».

Derrière ces nouvelles appellations se cache en réalité une volonté de moderniser l'administration monégasque. C'est aussi la première réforme de fond orchestrée par Serge Telle, le Ministre d'État, trois mois après sa prise de fonction, le 1er février dernier. Elle était inscrite sur la feuille de route délivrée par le prince Albert II trois mois plus tôt, dans le chapitre indiquant la volonté du souverain de « renforcer et adapter le modèle monégasque ».

« Conseillers de gouvernement - ministres »

Concrètement, les mesures qui deviennent officielles ce vendredi 20 mai visent un même objectif, celui de rendre l'action publique plus efficace et les institutions monégasques plus lisibles sur le plan international.

Première mesure phare : le titre de ministre est accolé à la fonction de conseiller de gouvernement. À Monaco, soyons clairs, cela ne changera rien. À l'étranger, en revanche, la nouvelle terminologie apporte de la crédibilité, un statut. Quand il ira à Bruxelles, par exemple pour rencontrer un haut fonctionnaire, le « conseiller de gouvernement - ministre des Relations extérieures et de la Coopération », sera accueilli avec les égards dus à sa fonction ministérielle. Lors des échanges d'écrits entre membres de gouvernements - les « notes verbales » dans le jargon -, la nouvelle terminologie ne laissera plus planer aucun doute sur la fonction ministérielle des cinq conseillers de gouvernement.

Dans ces conditions, pourquoi ne pas être passé directement au titre de ministre ? Parce que la Constitution l'interdit. Le prince, en effet, règne avec des conseils : les conseillers de gouvernement et le Conseil national. Le fait d'accoler le titre de ministre permet de conserver la tradition constitutionnelle monégasque.

Quant au risque de confusion, à l'extérieur de la Principauté, avec le ministre d'État, elle est écartée d'emblée par la traduction en anglais, « Ministry of State », qui désigne clairement un chef de gouvernement dans la langue de Shakespeare.

« Secrétariat général du gouvernement »

Le deuxième volet de ce train de mesures concerne le Secrétariat général du Ministère d'État, rebaptisé Secrétariat général du gouvernement (SGG). Là encore, ce n'est pas qu'une affaire de mots. Cette fonction, occupée par Robert Colle, qui reste en poste, ne date pas d'hier. Elle a été créée par une Ordonnance souveraine de 1918 prise par le prince Albert Ier. Celle signée par le prince Albert II clarifie et renforce le rôle du secrétaire général, qui devient une sorte de chef d'orchestre des différents départements.

Un exemple plutôt que de longues explications : imaginons un projet de création de rond-point avec changement de sens de circulation, quelque part dans Monaco. Avant, le département de l'urbanisme aurait transmis son avis au gouvernement, tout comme le département de l'environnement, le service circulation, la Sûreté publique ou encore la compagnie des autobus. Après consultation par le Ministre d'État ou le conseiller de gouvernement concerné, les dossiers seraient redescendus, avant de remonter… Perte de temps et d'efficacité. Désormais, le SGG jouera un rôle transversal, en coordonnant l'action des différents départements du gouvernement princier, en préparant les dossiers, en assurant la concertation et les premiers arbitrages avant que le gouvernement ne tranche.

Un fonctionnement plus rapide, plus souple, plus moderne, en somme. Le maître mot de cette réforme administrative portée par Serge Telle.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.