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Monaco : l’hôpital s’apprête à soigner les malades

Mis à jour le 04/03/2020 à 11:32 Publié le 04/03/2020 à 11:32
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Monaco : l’hôpital s’apprête à soigner les malades

Les gardes pour accueillir, diagnostiquer et éventuellement soigner les patients sont mises en place depuis dimanche. Un effort de solidarité est nécessaire

Le Centre Hospitalier Princesse-Grace (CHPG) doit s’apprêter à accueillir, détecter et soigner les patients atteints de coronavirus. Une unité de soins est dédiée à la maladie. Mais il s’agit avant tout de disposer du personnel suffisant quels que soient le jour et l’heure. « Il est mis en place une garde spécifique à laquelle les médecins participeront par roulement pour assurer une veille et ainsi identifier les cas », explique le docteur Christophe Robino, conseiller national (membre du parlement monégasque), président de la commission des Intérêts sociaux, également chef de service au CHPG. Un effort de solidarité s’impose donc pour que les gardes soient réparties entre le plus grand nombre de praticiens.

Dimanche, la France demandait à la Principauté de se préparer à garder ses malades de coronavirus si le CHU Pasteur de Nice n’était plus en capacité de les accueillir. Une mesure qui évolue en fonction des risques de propagation de la maladie et qui vient nuancer le protocole d’accord annoncé la semaine dernière avec Nice qui est l’hôpital de référence. Il est même question de laisser les malades à domicile, y compris dès les prélèvements, et pour les cas qui ne nécessiteraient pas une hospitalisation.

« Il y a une réflexion en cours, explique le gouvernement princier. Pour éviter une saturation potentielle des structures de santé publique françaises, on étudie la possibilité de soigner des patients au CHPG. Mais ce n’est pas le cas concrètement aujourd’hui. »

Des gardes depuis dimanche soir

Se préparer au pire, c’est donc ce que fait l’État.

La garde au Centre Hospitalier Princesse-Grace a commencé dimanche soir. Un appel à médecins a été lancé par Mathieu Liberatore, président de la Commission médicale d’établissement (CME). Quelques premiers volontaires sur un total de 240 praticiens hospitaliers se sont fait connaître et ont commencé à se répartir les astreintes du mois de mars dans l’unité de confinement située dans l’Unité Hospitalière de Courte Durée (CHCD).

Mais si les autorités craignent que l’épidémie dure, les consignes et prises en charge évoluent de jour en jour.

« Ça va bouger, explique un médecin du CHPG. Le choix de garder le malade à domicile risque fort d’être entériné par les autorités médicales françaises. »

En attendant, « le principe de précaution » force certaines structures à prendre des décisions radicales. Ainsi, le JATALV, qui accompagne les malades en fin de vie, arrête momentanément les visites habituelles.

D’autres associations en lien avec le CHPG pourraient suivre.


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