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Monaco et Banyuls : alliés méditerranéens

Le souverain a inauguré mercredi dans les Pyrénées-Orientales le Biodiversarium, nouveau partenaire de l'Institut océanographique pour des opérations de préservation et de médiation

CEDRIC VERANY À BANYULS Publié le 01/12/2017 à 05:21, mis à jour le 01/12/2017 à 05:21
Le souverain a découvert mercredi les installations du Biodiversarium, dont l'aquarium réalisé avec la  collaboration des équipes du Musée océanographique.
Le souverain a découvert mercredi les installations du Biodiversarium, dont l'aquarium réalisé avec la collaboration des équipes du Musée océanographique. Rémy Michelin

C'est la Méditerranée qui nous réunit aujourd'hui ». En inaugurant, mercredi, le Biodiversarium de Banyuls-sur-Mer, le souverain a résumé la volonté qui l'a conduit à faire le déplacement dans le département des Pyrénées-Orientales.

Cet aquarium, où cohabitent 300 espèces de poissons, est un site qui mêle à la fois le ludique et le scientifique et permet au public de découvrir des chercheurs en action. Un pas de plus pour la station balnéaire, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, où l'océanologie, comme en Principauté, fait partie de l'ADN.

Et le souverain, dans son discours, a rappelé les liens historiques entre Monaco et la commune de la côte Vermeille.

 

Le souvenir d'Albert-1er

Il y a un siècle, en effet, Albert-1er avait fait de Banyuls-sur-Mer un de ses sites privilégiés de recherche en Méditerranée. Le Musée océanographique a d'ailleurs ressorti de ses archives des images filmées à l'époque par l'entourage du souverain et diffusées mercredi soir dans le lobby de l'aquarium.

Des images qui seront visibles par les 80 000 visiteurs que l'établissement, qui ouvre ses portes au grand public samedi, espère recevoir en une année d'exploitation.

« Ce Biodiversarium », a confirmé le prince Albert II, « est un signe du développement de la sensibilisation du public et d'un réseau d'acteurs concernés. C'est la promesse d'actions nouvelles ».

 

Au chapitre desquelles, un partenariat signé entre l'Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), gestionnaire du Biodiversarium, et l'Institut océanographique de Monaco. La collaboration existait, elle est aujourd'hui fortifiée en direction de projets concrets.

« Nous sommes un peu comme un grand frère pour le Biodiversarium », souligne Robert Calcagno, directeur général de l'Institut océanographique. Les équipes du Musée océanographique ont en effet apporté leur expertise pour l'installation et l'ouverture du site de Banyuls.

« Nous serons aujourd'hui poisson pilote dans d'autres activités, dont la contribution du Biodiversarium au développement des aires marines protégées en Méditerranée », via une contribution financière au fonds fiduciaire pour cette cause soutenue par le souverain et l'état français. À ce titre, Banyuls possède déjà une réserve naturelle marine, créée en 1974, qui demeure unique en France.

Parmi les autres concordances, une volonté affichée de développer la médiation scientifique autour des questions qui touchent la Méditerranée. Mais aussi un soutien aux explorations scientifiques de Monaco, où des chercheurs de l'UPMC pourront embarquer.

Nouvel élan

 

« C'est un nouvel élan que nous voulons donner entre notre université et les institutions de la mer en Principauté », complète Jean Chambaz, président de l'UPMC. Et Robert Calcagno d'espérer « le développement d'un accord-cadre, plus large, de partenariat entre l'Institut océanographique, le CNRS et l'UPMC qui compte trois stations : Villefranche-sur-Mer, Roscoff et Banyuls ». L'alliance, en négociation, pourrait être célébrée au cours de la Monaco Ocean Week en avril prochain.

La convention de partenariat a été signée sous l'œil du souverain.
La convention de partenariat a été signée sous l'œil du souverain. Michel Dagnino.

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