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Monaco en état d'alerte après un (faux) séisme

Mis à jour le 06/10/2016 à 05:06 Publié le 06/10/2016 à 05:06
Après l'alerte donnée à 8 heures hier, ils étaient une cinquantaine à participer à cet exercice grandeur nature depuis le Centre national de gestion des crises à Monaco-ville.

Après l'alerte donnée à 8 heures hier, ils étaient une cinquantaine à participer à cet exercice grandeur nature depuis le Centre national de gestion des crises à Monaco-ville. Photo Manuel Vitali/Dir Com

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Monaco en état d'alerte après un (faux) séisme

L'exercice Richter a mobilisé toute la journée d'hier représentants de la force publique et des services de l'État pour préparer le pays à l'action dans l'urgence après un tremblement de terre

La terre a tremblé hier matin. Vous n'avez rien senti ? Normal. C'était une situation fictive provoquée pour un exercice de sécurité pour les autorités pour savoir comment agir en cas de séisme. Nom de code : opération Richter. Elle était menée conjointement avec la préfecture des Alpes-Maritimes.

9 heures hier dans le Centre national de gestion de crises (situé sous le Conseil national). L'action se met en marche.

Dans la grande salle de contrôle, prévue pour centraliser l'action d'urgence en cas de catastrophe, se côtoient membres de la force publique et agents de l'État. Objectif : agir, renseigner et sécuriser le territoire dans ce cas d'école.

Deux écrans géants permettent de suivre les événements en direct. Le personnel est reparti en cellules pour gérer la circulation, les secours, les soins médicaux, la communication…

Scénario catastrophe

« Ce type d'exercice, que nous organisons tous les douze à quinze mois, nous permet de pratiquer la gestion de crise sur notre territoire, mais aussi dans ce cas précis de séisme à grande magnitude, savoir coordonner l'action entre les services monégasques et français », note Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l'Intérieur.

Dans l'exercice d'hier, les dégâts monégasques étaient importants. Le tremblement de terre a rendu impraticables les réseaux de communication. Seul l'échange d'informations par fax fonctionne. Et les épreuves pratiques compliquent la tâche. Un immeuble s'est effondré à Monaco-ville, la chaussée s'est affaissée rue Grimaldi. On doit évacuer le lycée Albert-Ier. Mettre en sécurité 300 personnes bloquées dans le stade Louis-II dont la construction a été fragilisée par le séisme.

Le scénario catastrophe donne matière à l'action.

À midi, le bilan est de cinq décès, six blessés et 171 personnes encore en danger. « Nous tirerons les enseignements de cet exercice dans quelques semaines mais à chaud, il est positif. Les équipes, qui ne connaissaient pas le scénario à l'avance, étaient mobilisées et la communication a fonctionné », continue Patrice Cellario.

Le plus complexe ? Penser à sécuriser les périmètres, fluidifier la circulation, reloger des familles touchées dans les hôtels. Et aussi établir un plan de communication pour donner un état des lieux.

Une mise en scène à laquelle se sont prêtés les fonctionnaires mobilisés hier pour la journée. Non sans quelques cafouillages au départ. Mais les exercices sont fait pour ça, non ?


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