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Monaco : ça

Mis à jour le 18/11/2017 à 05:34 Publié le 18/11/2017 à 05:33
Un point, c'est tout pour Jorge et l'ASM !
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Monaco : ça

Le froid polaire et la première période insipide des Monégasques ont marqué ce point du match nul ramené d'Amiens (1-1) à quatre jours de Leipzig

Pour peu, on se serait cru en Coupe de France où généralement les températures de janvier frisent les moustaches. D'un point de vue comptable, ce point ramené d'Amiens (1-1, Jovetic ayant répondu à Gakpé), s'appréciera à la lueur du résultat du PSG qui reçoit Nantes au Parc des Princes aujourd'hui à 17 heures. Dans le pire des cas, Monaco se retrouverait à 6 points des Parisiens avant de les recevoir dimanche en huit.

Mais c'est surtout la copie rendue au stade de la Licorne qui ennuie. Très loin des prestations sérieuses et maîtrisées de Bordeaux, Guingamp ou Caen. Pour ce déplacement chez le 18e, un promu, on aura vu de l'engagement, des duels, du jeu direct dans une enceinte où les spectateurs interpellent encore le corps arbitral à haute voix et demandent aux journalistes le score des autres matches durant la rencontre. À la bonne franquette. Car, même si la seconde période aura été de meilleure facture, Monaco a eu toutes les peines du monde à déjouer l'enthousiasme du jeu amiénois, subtil mix de technique et de rudesse mais surtout très accrocheur, dans tous les sens du terme.

C'est ennuyeux à quatre jours d'un rendez-vous décisif en Ligue des champions contre le RB Leipzig où il faudra se faire violence. Coincé entre des barrages internationaux décisifs (Danijel Subasic a joué son avenir en Coupe du monde, par exemple) et une « finale » de Ligue des champions, il aura fallu du temps aux Monégasques pour se mettre dans le bain. 45 minutes en gros. On les comprend, il faisait un froid glacial sur Amiens, hier soir.

Alors pour mettre le bleu de chauffe contre Moussa Konaté, Quentin Cornette et Bongami Zungu, il a fallu puiser dans les réserves mentales et sans doute physiques.

Un premier acte indigent

Après trois victoires en Ligue 1, Monaco est retombé dans ses travers. Et quand elle est comme ça, à savoir sans idée ni vitesse, elle (re)devient vite une équipe quelconque. On a mis une bonne mi-temps à se demander comment la paire Carrillo-Falcao pouvait peser dans un match avec aussi peu de ballons (11 ballons touchés pour le duo, 5 perdus à la pause).

Finalement, la rentrée de Ghezzal et les mots de Jardim durant la pause auront mis fin à un premier acte où, par moments, on avait la sensation que Monaco avait pris cette rencontre un peu de haut. C'était indigent. C'est aussi ça, le délicat retour sur terre après une trêve internationale intense. D'ailleurs, pourquoi avoir ressorti le 4-4- 2 avec un duo inédit composé de deux avants-centres de métier au coup d'envoi ? Hier, dans ce schéma à deux pointes, il aurait surtout fallu amener la balle dans la surface pour donner à manger à ses deux renards… Les deux Sud-Américains ont attendu les offrandes. En vain. Dans le cahier des charges du mois de novembre, il n'était sans doute pas prévu de puiser dans ses réserves à Amiens face au 18e du championnat avant de se projeter sur deux rendez-vous cruciaux.

Malgré tout, Monaco aurait pu l'emporter dans une fin de match débridée où les deux équipes ont eu leurs temps forts, profitant surtout des erreurs de relance des uns et des autres. Dans un autre contexte, on aurait rajouté 30 minutes de plus avant d'envisager une séance de tirs au but.

Hier, le match s'est arrêté à 90 minutes et Monaco est rentré sur le Rocher avec un petit point dans la besace. Pendant ce temps-là, Amiens fêtait le sien comme s'il s'agissait d'une victoire. Le signe d'un match pas franchement réussi pour les

champions de France. Mais comme souvent, le prochain match effacera le souvenir glacial de celui-ci. Et mardi, c'est la Ligue des champions qui se présente sur le Rocher. Où il fera une température printanière. La saison que l'ASM espère conjuguer avec son avenir européen.


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