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MonaBike, trottinettes, skateboards... Ce que vous pensez du futur Code de la route de Monaco

Mis à jour le 04/03/2020 à 08:36 Publié le 04/03/2020 à 13:55
Le nouveau Code doit permettre une meilleure cohabitation dans l'espace public.

Le nouveau Code doit permettre une meilleure cohabitation dans l'espace public. Photo Jean-François Ottonello

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MonaBike, trottinettes, skateboards... Ce que vous pensez du futur Code de la route de Monaco

À la suite d’une large concertation, une nouvelle mouture du Code de la route devrait être édictée courant mars en Principauté. On a sondé les usagers de la route et deux associations sur le sujet

Avec l’explosion des modes de déplacement doux - vélos et trottinettes électriques, gyropodes - le partage de l’espace public est, de fait, chamboulé. D’autant plus dans un territoire étriqué où le morceau d’asphalte se fait rare. Sans règles adéquates - et du civisme - la sécurité des usagers de la route peut être menacée. On l’a vu avec les accidents, dont un grave, liés à Monabike, le service de vélos électriques au succès exponentiel.

C’est pourquoi le gouvernement princier a dû revoir sa copie. Il y a tout juste un an, la trottinette électrique, c’était niet presque de partout. Dans la future mouture du Code de la route (lire ci-dessous), qui découle d’une large concertation amorcée fin 2019, celle-ci a désormais toute sa place. Que pensent les principaux intéressés et usagers de cette future nouvelle réglementation, laquelle devrait être effective courant mars après la publication d’un arrêté ministériel ?

RELIRE. A Monaco, le casque devient obligatoire jusqu’à 18 ans à vélo et trottinette et le service MonaBike sera bientôt accessible dès 14 ans

Quelques inquiétudes

"Cette réglementation est une belle avancée", souligne d’emblée Dorian Huart, dans les commentaires Facebook de notre papier traitant du sujet. "Bravo, une bonne initiative", surenchérit Paul Nicolaidis.

Néanmoins, sur les réseaux sociaux, où la critique se veut facile, une interrogation prédomine. "Bravo pour le casque obligatoire. Mais pourquoi le limiter à 18 ans ? Je vois trop d’adultes inconscients sans casques", regrette Patrick Volponi. "Après 18 ans, plus besoin de casque, la tête est dure", ironise un autre.

Autre inquiétude des internautes : l’autorisation pour les vélos de circuler dans les couloirs de bus. "Dangereux" pour certains, "problématique" pour d’autres. Umberto Langellotti, président de la fédération monégasque de cyclisme, balaye ces qualificatifs. 

"En tant qu’utilisateur de vélo électrique, je peux vous dire que c’est une très bonne chose. Il y a moins de trafic sur les voies de bus, il n’y a pas la voiture qui veut vous doubler à tout prix, qui vous met la pression. C’est moins stressant, plus sécuritaire. Certes, il y a la crainte de ralentir les bus mais ceux-ci ont une vitesse moyenne assez lente et s’arrêtent souvent. La deuxième phase, ça serait d’avoir des pistes cyclables. Le gouvernement en est bien conscient et travaille là-dessus. Il faut trouver des surfaces exploitables", argumente celui qui a participé à la concertation, initiée par le gouvernement.

Débat sur les plus jeunes

Dernier débat sur la Toile, l’abaissement à 14 ans de l’âge minimum autorisé pour emprunter un vélo MonaBike. Certains pointant la fougue et l’inconscience de bon nombre d’adolescents en pleine jungle urbaine. Et craignant, de fait, la multiplication de comportements dangereux sur le bitume. "Il faut faire passer un vrai Code pour les jeunes, ils connaissent la moitié des panneaux et ne savent pas comment doubler. Parfois, ils doublent à droite. Très dangereux", remarque Géraldine Risaliti Goliro.

Patrick Rinaldi, président de la Prévention routière à Monaco, reprend l’argument du gouvernement princier sur ce point-là. "Ils ont le droit de conduire des cyclomoteurs de moins de 50 cm3 dès 14 ans en passant un permis. C’était donc ridicule de leur interdire MonaBike. Cela ne me choque donc pas. Du côté de la prévention routière, on oblige tous les mineurs à mettre un casque, ça, c’est bien. Regardez au ski, aujourd’hui, tout le monde en utilise un. On va se servir des enfants pour éduquer les parents."

La Prévention routière et la Fédération monégasque de cyclisme, sous la houlette de l’Éducation Nationale, travaillent sur la mise en place de formations à grande échelle pour les plus jeunes. "L’idée est de les habituer à faire du vélo, leur donner une première approche du Code de la route. On va essayer d’aller encore plus loin que ce qui est fait par la Sûreté publique pour la sélection à un concours international."

Quant à l’autorisation de la trottinette électrique sur la chaussée, celle-ci semble faire consensus. Au moins du côté des usagers. "Beaucoup de travailleurs descendent du train avec leurs trottinettes pour aller à Fontvieille. C’est une belle avancée. C’est un engin adapté à la taille du pays, confie Tristan. Même si l’on va devoir mettre la main à la poche pour l’équipement, c’est rassurant car on sera en sécurité vis-à-vis des voitures et on ne sera plus un danger pour les piétons."

Le ressenti
des usagers
sur la nouvelle réglementation

Avec l’explosion des modes de déplacement doux, revoir la réglementation sur l’espace public devenait urgent.
Avec l’explosion des modes de déplacement doux, revoir la réglementation sur l’espace public devenait urgent. J-F.O.

Denis, cycliste


"En 10 ans, beaucoup de choses ont changé concernant la circulation. La population est plus dense, il y a plus d’activités, donc ça pose plus de difficultés. Aujourd’hui, le principe de la jeunesse, c’est de rouler vite et de prendre des risques. Il faut les freiner dans leur élan. Je pars du principe que plus on ajoute de contraintes, plus on rentre dans le moule. Maintenant, les règles sont posées. Les règles de circulation ont clarifié la situation. Les gens sauront où rouler et surtout où aller pour arriver à destination dans les règles de l’art. Quant à l’utilisation du MonaBike dès 14 ans, la perception du danger augmente avec l’âge. A 14 ans, c’est différent, on est plus teigneux."

Sabine


"Restez une après-midi en bas de l’avenue d’Ostende et vous verrez des comportements vraiment borderline. Certains roulent comme des malades. Je pense que la réaction du gouvernement est logique. D’ailleurs, je pense que si rien n’avait été fait, on courrait droit à la catastrophe."

Manon, étudiante


"Je trouve l’idée de l’instauration du port du casque jusqu’à 18 ans intéressante mais les forces de l’ordre vont devoir être intransigeantes si elles veulent que ces nouvelles règles soient respectées."

Lise, utilisatrice de trottinette


"Pour notre sécurité, ces nouvelles règles sont importantes mais au niveau esthétique, ça me gêne un peu plus. Je ne me vois pas me balader en gilet jaune." Sur l’utilisation des MonaBike à partir de 14 ans : "On prend conscience très vite de ce qu’il se passe sur les routes mais à 14 ans, c’est différent. Les jeunes manquent peut-être encore de maturité. Ils sont moins attentifs et n’ont pas conscience des responsabilités qui nous incombent en tant qu’usager de la route."

Mathieu, cycliste


"Si les jeunes doivent prendre un casque pour utiliser le Monabike, le service va perdre de son attrait."


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