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Mon licenciement est une condamnation à l'exil

Mis à jour le 06/10/2017 à 05:23 Publié le 06/10/2017 à 05:23

Mon licenciement est une condamnation à l'exil

Le directeur du casino du Café de Paris, Eric Cicero, licencié pour faute en janvier dernier, attaque la SBM. Pour lui, « c'est une tentative de mise à mort professionnelle »

Triste histoire. Licencié pour faute par la Société des Bains de Mer (SBM) depuis le 9 janvier dernier, Eric Cicero, directeur du casino Café de Paris, se sent « brisé ». Marié, père de trois enfants, ce Monégasque de 49 ans se dit « contraint de partir en exil pour exercer [son] métier ». Il a attaqué son employeur au tribunal du Travail. Une conciliation est prévue le 23 octobre. Après des mois de silence, il confie aujourd'hui son histoire.

De son côté, la SBM n'a pas souhait donné sa version des faits. Elle nous fait seulement savoir, que, « compte tenu du fait que le sujet porte sur un dossier en cours d'instruction, nous ne pourrons exprimer notre point de vue dans la presse à ce stade. »

Il avait certes un très bon salaire : « Environ 15 000 euros par mois ». Mais il avait aussi et surtout un emploi qui lui plaisait. Alors certes, il va toucher - ironie du sort - « des indemnités chômage payée par la SBM, soit à peu près 57 % du salaire », mais Eric Cicero considère surtout que le traitement qu'il a subi est « profondément injuste » et le « condamne à l'exil ». « Ma famille n'a pas mérité de vivre des subsides de l'État. Il me reste deux options : soit me séparer de mes proches pour travailler ailleurs, n'importe où dans le monde où je trouverai un travail, soit m'exiler avec ma famille. »

Mais que s'est-il donc passé entre le cadre et son employeur après vingt-cinq ans d'ancienneté ?

« J'ai été licencié pour faute après une mise à pied à titre conservatoire le 5 décembre 2016. Les motifs sont fallacieux. On me reproche d'avoir tenu des propos, en public, contraires à la stratégie de l'entreprise. C'est faux. Je ne me suis jamais exprimé à ce propos ni publiquement, ni même en commission privée. J'ai toujours donné mon avis de directeur ; ce qui est dans l'exécution normale de mon contrat de travail. »

Eric Cicero souligne également son implication dans l'entreprise. Sous-directeur au Sun Casino, il est nommé, en décembre 2015, directeur du casino Café de Paris. Une belle ascension pour celui qui a gravi un à un les échelons. « En plus de mes fonctions strictes de directeur, j'ai monté des projets tels que la mise en place de la " poker room " qui a été très rentable. J'ai également mis en place la collaboration entre le groupe poker star et la SBM qui rapporte beaucoup d'argent au groupe SBM. On m'a aussi donné la responsabilité de monter un casino déporté dans un lieu privé. Le dernier projet était le casino Café de Paris. Le président-délégué m'a demandé de monter un projet complet incluant tables de jeux et machines à sous. J'ai travaillé 70 heures par semaine durant un an. Et j'ai augmenté le revenu brut d'exploitation du Café de Paris. Alors, je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. »

« Je suis chassé de mon pays »

Neuf mois après avoir été mis à l'écart, Eric Cicero apparaît comme très marqué par sa triste expérience. « Du jour au lendemain, vous êtes brisé. C'est d'autant plus inconcevable, que c'est injuste. Je ne dors pas la nuit. Je suis chassé de mon pays. »

Alors, parce qu'il faut bien rebondir, Eric Cicero a envoyé des CV. « J'ai postulé à Île de Guam et auprès de resorts avec casinos à travers le monde. Il y a de gros projets au Vietnam… C'est un crève-cœur de quitter mon pays. » Un pays qu'il n'a d'ailleurs pas encore quitté n'ayant toujours pas trouvé de nouvel emploi.


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