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Mon aventure aux USA prend une autre direction

Paraplégique, Joe Kals voulait relier New York à Los Angeles en marche pendulaire. Mais devant les difficultés, il s'est lancé un autre challenge : gravir les marches des buildings des États-Unis... et du monde

Publié le 24/08/2018 à 05:09, mis à jour le 24/08/2018 à 05:09
Joe Kals est arrivé en Floride en 2017 pour réaliser un rêve : relier New York à Los Angeles à la seule force des bras. Devant les difficultés, le sportif a décidé de mettre entre parenthèses son défi initial et de gravir plusieurs buildings des USA. Le 10 août dernier, il a monté les 156 marches de l'hôtel Marriott de Clearwater (photo du bas). Demain, il prévoit de monter 27 étages à Tampa !	(DR)
Joe Kals est arrivé en Floride en 2017 pour réaliser un rêve : relier New York à Los Angeles à la seule force des bras. Devant les difficultés, le sportif a décidé de mettre entre parenthèses son défi initial et de gravir plusieurs buildings des USA. Le 10 août dernier, il a monté les 156 marches de l'hôtel Marriott de Clearwater (photo du bas). Demain, il prévoit de monter 27 étages à Tampa ! (DR)

Son regard s'est détourné des routes américaines pour s'élever vers le ciel et viser les sommets. Rester debout. Ne jamais faiblir. Tel est son credo.

Paraplégique, le sportif mentonnais Joe Kals avait annoncé, l'an dernier, qu'il s'entraînait pour un défi sportif hors norme.

Après 1 325 kilomètres parcourus entre Le Havre et Menton en 2011 et les 1 665 marches de la Tour Eiffel, gravies en 2014, l'homme de tous les exploits rêvait de rallier New York à Los Angeles. Soit 5 400 kilomètres, en marche pendulaire, c'est-à-dire en lévitation et à la seule force des bras.

 

Un défi herculéen parsemé d'embûches. Le départ devait avoir lieu au printemps 2018 et Joe kals avait même lancé un appel aux dons sur internet. Mais cette fois-ci, le périple s'est révélé trop compliqué. Trop long. Trop coûteux.

Installé en Floride depuis quatorze mois - pour suivre son entraînement sportif - Joe Kals a dû prendre une décision durant l'été.

« On m'a souvent promis l'Eldorado »

« Relier New York et Los Angeles était trop risqué et disproportionné. Je préfère mettre ce défi entre parenthèses. De plus, j'ai eu beaucoup de déceptions à mon arrivée aux États-Unis. On m'a souvent promis l'Eldorado puis les portes se sont refermées », résume-t-il.

 

Et d'ajouter d'un ton amer : « Aux USA comme ailleurs, tout projet doit avoir un intérêt financier. L'argent semble avoir plus de valeur qu'une vie humaine. »

Difficulté à trouver des sponsors, dangerosité de la route dans certains États américains… l'aventure s'annonçait périlleuse. À cela s'ajoute la fatigue physique liée aux entraînements quotidiens.

« J'ai moins de tonicité musculaire. Tous mes défis sportifs passés ont abîmé mon corps. À chaque exploit, c'était un effort surhumain à fournir. »

Intensifier la recherche sur la moelle épinière

Puis, la déchirure de trop. « Ma compagne s'est blessée au poignet. Elle représente un pilier dans cette aventure, c'était une fracture morale pour moi. C'était trop. »

 

Au téléphone - à l'autre bout de l'Atlantique - le challenger rajoute, combatif : « Ma mission n'a pas changé. Je vais continuer à réaliser des défis sportifs pour alerter l'opinion sur la nécessité d'intensifier la recherche sur la moelle épinière. »

Handicapé depuis l'âge de 20 ans - à la suite d'un accident de moto qui lui a sectionné la moelle épinière - le Mentonnais veut attirer l'attention sur son quotidien difficile.

Demain, il s'attaque aux 27 étages d'un hôtel

« Aujourd'hui, une personne paraplégique a la possibilité de vivre mieux : il existe de beaux fauteuils et de bons antidépresseurs aussi. Mais ce n'est pas une vie. La recherche a peu avancé alors qu'en France, tous les ans, 1 500 personnes subissent une section de la moelle épinière. »

Plutôt que l'asphalte de l'historique Road 66, Joe Kals a donc décidé de gravir les sommets d'acier des buildings américains.

Le 10 août dernier, le Mentonnais a monté, en marche pendulaire, les 156 marches de l'hôtel Marriott de Clearwater en Floride. Demain (1), il s'apprête à gravir les 27 étages du Marriott de la ville de Tampa. « Monter ces escaliers me rappelle ma traversée du Havre à Menton pendant sept mois en 2011, détaille le challenger. J'avais atteint une autre dimension. J'étais dans un état d'auto-hypnose avec la conscience de vivre intensément l'instant présent… C'est cet état de plénitude que j'aimerais retrouver. »

 

L'homme de tous les défis négocie d'autres ascensions sur le toit des hôtels d'Orlando, de Miami ou de New York.

À la fin de l'année, il espère défier le sommet du Corcovado de Rio de Janeiro. Et ce ne sera pas le point culminant de son périple.

Canada, Chine ou Japon… l'aventurier compte bien s'attaquer aux marches et sommets emblématiques du globe.

Joe Kals poursuit donc son rêve américain. Et remue ciel et terre pour concrétiser son projet fou !

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