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Moisissures, champignons, fuites... les locataires des Jardins d'Apolline attendent des solutions de relogement

Mis à jour le 28/06/2017 à 21:45 Publié le 28/06/2017 à 22:10
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Moisissures, champignons, fuites... les locataires des Jardins d'Apolline attendent des solutions de relogement

Ils ont peur pour leur santé; s'inquiètent de savoir quand et comment ils vont être relogés. Les habitants des 230 appartements de l'ensemble immobilier de La Condamine attendent des solutions du gouvernement.

"Nous sommes dans une situation de crise majeure. Il faut répondre à cette situation par des mesures exceptionnelles."

Franck Lobono, porte-parole du collectif des habitants des Jardins d'Apolline, lui-même résident dans l'ensemble immobilier domanial, consacre une grande partie de son temps aux problèmes techniques du complexe immobilier et leurs conséquences sanitaires et sociales.

Moisissures, fuites, champignons, eau qui sort marron foncé du robinet… La vie des locataires est devenue pour beaucoup très dégradée; et ce d'autant plus que les dégâts touchent une part essentielle de leur intimité: leur habitation. "Il y a des personnes, âgées notamment, qui le vivent avec traumatisme. On demande une cellule d'accompagnement psychologique."

Alors pas étonnant que certains veulent purement et simplement partir pour ne surtout jamais revenir…

"Nous sommes heureux de voir que le gouvernement a activé sa démarche et va à la rencontre des résidents après les mots du prince. Nous avons le sentiment d'être pris en considération par l'ensemble des autorités aujourd'hui."

Mais ce que veulent les locataires aujourd'hui, ce sont des actes. "Les gens attendent que l'État assure un relogement massif dès que possible, explique Franck Lobono. Il faut déménager, vite."

C'est effectivement ce qui ressort de la dernière réunion orchestrée par le collectif des habitants des Jardins d'Apolline qui a rassemblé quelque 150 personnes à l'Auditorium du Lycée technique lundi soir.

Les énormes dégâts dus aux canalisations dans nombre de logements du complexe immobilier "Les Jardins d'Apolline" qui compte 230 appartements, mais aussi des commerces, des bureaux et même une salle de danse, hantent le quotidien des locataires.

"On a évidemment une révolte contre ces salauds qui ont fait ces travaux." Des noms? "Le groupement Engeco-Satri est responsable du travail fourni. Mais la recherche des coupables, il faut pour nous l'oublier, nous concentrer sur ce qui nous arrive et réfléchir sur des solutions."

Refaire tout jusqu'au béton

Quand et comment vont être relogés les locataires ? Personne ne le sait encore aujourd'hui. Mais Franck Lobono veut être constructif. Il s'agit donc de proposer des solutions au gouvernement et d'avancer avec lui. "Aujourd'hui, nous savons que les tuyaux vont être placés en apparent."

Quoi qu'il en soit, les travaux seront colossaux. Tous les appartements, bureaux, commerces devront être refaits partiellement ou totalement. Durée estimée des travaux ? "On nous parle de huit mois. ça risque d'être plutôt un an ; il ne faut pas se leurrer."

Car inutile de proposer des solutions cache-misère ! Lundi, les locataires ont été quasi unanimes pour voter à main levée afin que "l'État refasse tout jusqu'au second œuvre, c'est-à-dire gratter jusqu'au béton." Et tant pis si cela doit prendre du temps…

"La solution idéale serait sans doute de vider les quatre blocs d'un coup. Mais déménager 230 appartements est compliqué."

À titre de comparaison, le très haut et volumineux immeuble domanial L'Engelin, au Jardin Exotique, contient à peine la moitié du nombre d'appartements nécessaire.

Depuis des mois, l'incertitude reste entière et fait monter l'angoisse. D'autant plus que les locataires craignent aussi pour leur santé.

"On demande un observatoire médical avec des spécialistes qui connaissent notre environnement et peuvent soigner éventuellement les gens."

Il est vrai que la couleur de l'eau qui sort des robinets ou les moisissures sur les murs éveillent l'inquiétude. Question de bon sens ! Alors, en attendant, des bouteilles d'eau sont distribuées et les foyers les plus sinistrés ont déjà été relogés.

À l'Auditorium du Lycée technique et hôtelier, lundi soir,  quelque 150 personnes ont assisté à la réunion.

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