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Mobilité : vers une pistes pour sécuriser la circulation des vélos dans les rues de Monaco nouvelle règle du jeu

Vendredi, le gouvernement a organisé une réunion de concertation avec tous les acteurs concernés par les modes de transport doux. Objectif : définir une réglementation applicable en janvier 2020

Publié le 27/11/2019 à 10:01, mis à jour le 27/11/2019 à 10:02
Le port obligatoire du casque fait partie des pistes de réflexion.
Le port obligatoire du casque fait partie des pistes de réflexion. Cyril Dodergny

Impossible de les rater. Les vélos rouges à assistance électrique sont partout dans les rues de la Principauté. La rançon du succès, c’est la sécurité. Les chiffres officiels ne tiennent pas encore compte du lancement de MonaBike. Durant le premier semestre 2019, dernières données disponibles, trois accidents corporels mettant en cause des cyclistes ont été recensés, se soldant par trois blessés légers. Sur ces trois accidents, la responsabilité du cycliste était engagée à deux reprises. Par comparaison, en 2018, sur les 143 accidents corporels de la circulation enregistrés, 7 concernaient des vélos.

Ces statistiques ne révèlent pas de phénomène inquiétant. Sauf que depuis, le nombre de vélos rouges en circulation a explosé (lire ci-dessous) et, fatalement, l’insécurité routière avec. Il suffit d’observer les comportements de certains utilisateurs, conduisant le téléphone portable à l’oreille ou tentant de battre des records de vitesse dans la descente d’Ostende, par exemple, là où, d’ailleurs, un accident assez sérieux a été déploré dernièrement.

« Il y a plus de vélos, donc forcément plus d’accidents », concède Patrice Cellario, conseiller-ministre de l’Intérieur, qui constate également l’évolution des comportements, due pour l’essentiel au rajeunissement de la clientèle des vélos en libre-service, à partir de 16 ans, et sa facilité d’accès qui fait le bonheur des touristes.

 

Les réponses du gouvernement ?

Elles sont de 6 ordres.

« On observe que les jeunes de 20 à 30 ans et les touristes ont parfois des comportements pas très respectueux du Code de la route, note Patrice Cellario. Ils s’affranchissent parfois des feux rouges et des sens interdits, ou circulent sur les couloirs réservés aux bus. Ces comportements sont surtout flagrants l’été. Les actions de prévention, de sensibilisation et d’éducation, que nous menons déjà dans les collèges, devront se développer auprès du grand public. »

Charge à l’opérateur de MonaBike, en l’occurrence la Compagnie des autobus de Monaco (CAM), de sensibiliser les usagers, et à la Sûreté de faire respecter les règles du Code de la route.

 

La police organise déjà des contrôles ciblés sur les cyclistes. Ils se poursuivront. « Beaucoup de cyclistes sont arrêtés dans un but pédagogique, poursuit le ministre. Un vélo qui zigzague sur sa voie de circulation n’est pas rigoureusement une infraction. S’il franchit une ligne blanche ou un feu rouge, roule sur les trottoirs ou à contresens, alors l’infraction est caractérisée et la contravention dressée. »

MonaBike est un service aujourd’hui interdit aux moins de 16 ans. L’une des questions posées sur la table de la concertation est de savoir s’il faut abaisser l’âge d’utilisation de MonaBike.

Aucune question n’est éludée de la concertation, pas même celle de l’éventuel port obligatoire du casque de protection sur les vélos à assistance électrique.

« Ce n’est pas le vélo en libre-service qui suscite certains comportements incivils mais la propulsion électrique », estime Patrice Cellario. La question de la limitation de la vitesse des vélos rouges est également en discussion.

Le prince Albert II, dans l’entretien accordé à Monaco-Matin [notre édition du 19 novembre], ouvre la voie : « Je souhaite que des lieux de pistes cyclables soient identifiés. On réfléchit à augmenter le nombre et la longueur des pistes cyclables. »

 

Aujourd’hui, il existe 1,4 km de voies réservées aux vélos sur l’avenue Princesse-Grace - 1,1 km côté montagne et 300 m côté mer. Comment faire plus ? « Il faudrait grignoter de l’espace ailleurs, sur les voies des bus ou celles des voitures, répond Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre de l’Équipement. On pense notamment au Larvotto. Mais ce ne sera pas possible partout. »

« Prenez l’avenue Grimaldi, enchaîne Patrice Cellario. On ne peut pas intégrer une piste cyclable en plus du couloir de bus, de la voie de circulation et des places de stationnement. L’espace est trop réduit. » Seule solution, supprimer le stationnement de surface. « Ça fait partie des réflexions », répondent en chœur les deux conseillers-ministres.

Effectivement, le gouvernement n’écarte aucune piste. Même les plus impopulaires.

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