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Mission du jour : opération épuration

Mis à jour le 13/11/2017 à 05:38 Publié le 13/11/2017 à 05:37
Comme sur 14 autres zones définies, les ouvriers ont renouvelé la sous-couche du ballast.

Mission du jour : opération épuration

Sur la feuille de route des ouvriers de Colas Rail - le PJEL, pour « Programme journalier d'exploitation de la ligne fermée » - apparaissent ce vendredi quatre opérations distinctes.

Sur la feuille de route des ouvriers de Colas Rail - le PJEL, pour « Programme journalier d'exploitation de la ligne fermée » - apparaissent ce vendredi quatre opérations distinctes. Qui se déroulent simultanément, sur différentes zones du tracé.

La délégation d'élus assistera à la première d'entre elles. Une mission dite d'« épuration » sur le secteur de Vievola. Quinze zones ont été identifiées pour réaliser ce type d'opération, consistant à changer le lit de pierres sous les voies (le ballast). Les hommes en orange commencent ainsi par couper un morceau de voie à la disqueuse. Un engin le soulève ensuite, grâce à des pieds et à un système de pinces, pour le déposer - étape par étape - sur le rebord des rails restés sur place.

Une pelleteuse RR (pour rail-route, en référence à sa capacité à circuler autant sur la route que sur une voie ferrée) grattera ensuite le ballast. Afin qu'on puisse déposer sur le sol du géotextile. « Cela constituera la sous-couche du ballast. De manière à ce qu'il ne soit pas pollué par la remontée de terre et de boue », explique Ali Alawieh, chef de projet chez Systra, une filiale de la SNCF spécialisée dans l'ingénierie des transports publics.

« C'est ce qui assure la souplesse et la qualité géographique de la voie », complète Jacques Frossard. Tandis que la suite des opérations se prépare. Du nouveau ballast devant être disposé, avant que la « voie vieille » ne soit réinstallée.

Avant la fin de l'année, deux autres entreprises françaises devraient par ailleurs œuvrer. Tetra sera ainsi en charge de couler des « massifs de fondation » pour les filets de protection, de mettre en place des poteaux métalliques ainsi que des grillages sur les falaises.

Quant à Eiffage Énergie, elle devrait débuter, le 18 novembre, le déroulage de câbles de signalisation.

Ce n'est qu'à partir de janvier qu'une entreprise italienne interviendra pour des travaux de confortement au tunnel du col de Tende. Ainsi que pour déployer le SCMT (un système de contrôle automatique des trains obligatoire en Italie) sur la portion française. Via l'installation de balises pour permettre les éventuels freinages d'urgence.

« La France a-t-elle un droit de regard sur ces travaux-là ? », questionne Laurence Sarfati. Pas franchement rassurée par le récent scandale du tunnel (routier) de Tende.

Cheikh Ndiaye lui répond par l'affirmative. « C'est sous notre contrôle et selon notre réglementation. Il ne faut pas que leurs travaux déstabilisent notre propre système de sécurité ni nos équipements », indique-il. Précisant les surveiller au même titre que les entreprises françaises. Bien que la barrière de la langue engendre des efforts supplémentaires pour éviter toute confusion.


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