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Mille personnes debout pour la soirée de gala de l'Opéra

Mis à jour le 20/12/2015 à 05:01 Publié le 20/12/2015 à 05:01
Vendredi étaient réunis à l'Auditorium trois des meilleurs chanteurs lyriques du monde : Angela Gheorghiu, Ramon Vargas (notre photo) et George Petean.

Vendredi étaient réunis à l'Auditorium trois des meilleurs chanteurs lyriques du monde : Angela Gheorghiu, Ramon Vargas (notre photo) et George Petean. Cyril Dodergny

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Mille personnes debout pour la soirée de gala de l'Opéra

Une star, Angela Gheorghiu !

Une star, Angela Gheorghiu ! Lorsque cette soprano, qui demeure l'une des meilleures et des plus médiatisées du monde, fit son entrée, vendredi soir, sur la scène de l'Auditorium Rainier-III, on la vit arriver dans une robe serrée, gantée de cuir jusqu'au coude, à la Rita Hayworth. Murmure admiratif dans la salle !

En deuxième partie, c'est dans une robe lamée ornée d'or qu'elle fit son apparition. Mais, bien, sûr, c'est par l'or de sa voix qu'elle acheva de séduire le public. Elle ne s'en priva pas. Elle incarna tour à tour les personnages d'Adrienne Lecouvreur et de la Wally.

Angela Gheorghiu n'était pas la seule vedette de la soirée. Il y eut également le ténor Ramon Vargas. Lui aussi fait partie de l'élite des chanteurs du monde. Dès son premier air de Luisa Miller, la salle fut sous le charme.

Il y eut enfin le baryton roumain George Petean, lequel remplaçait Ludovic Tézier, initialement prévu, qui était souffrant. Le remplaçant fit comprendre dans son air de Don Carlos qu'il était largement à la hauteur du titulaire. Au fur et à mesure que s'enchaînaient les airs et les duos, l'enthousiasme de la salle allait crescendo. Il atteignit un paroxysme dans le trio final de la Veuve joyeuse.

« Joyeuse » était l'adjectif de circonstance : la salle exulta.

Au bénéfice de la Fondation Vargas

Pour donner encore plus d'ampleur à la soirée, le chœur de l'Opéra était de la partie. Il tint brillamment son rôle. C'est l'Orchestre philharmonique de Nice qui, sous la direction de Philippe Auguin, assura l'accompagnement du concert, en se situant tout à fait à la hauteur du prestige de la soirée.

Le concert était donné au bénéfice de la Fondation Eduardo Vargas, destinée à aider les enfants handicapés, portant le nom du fils du ténor, disparu à l'âge de 6 ans. Son frère Rodrigo, 20 ans, prit la parole pour remercier l'assistance.

Vint le moment des bis. Ramon Vargas et Angela Gheorghiu mirent du tango ou du napolitain dans leur voix pour chanter Besame mucho et Granada. La salle frémissait de joie. Mais lorsque George Petean se joignit à eux pour entonner « Buvons » de la Traviata, mille personnes se mirent debout pour applaudir. Rares sont les opéras du monde qui peuvent s'offrir, en une seule soirée, un tel trio de vedettes. À Monaco, c'est possible.

Offre numérique MM+

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