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Mieux connaître les fonds marins est crucial

L'Organisation hydrographique internationale tient sa première assemblée en Principauté, en présence des représentants de 85 états membres. Leur but : mieux cartographier pour protéger

Ludovic Mercier Publié le 25/04/2017 à 05:08, mis à jour le 25/04/2017 à 05:08
Michael Alesi

On connaît mieux la surface de la Lune ou de Mars que nos fonds marins. » Cette phrase pourrait être un dicton tant elle a été utilisée à de multiples reprises. Mais elle n'en demeure par moins le reflet d'une réalité qu'ont dénoncée plusieurs intervenants, dont le prince Albert II, à l'ouverture de la première assemblée de l'OHI, hier à l'auditorium Rainier-III. Un événement qui remplace les traditionnelles conférences hydrographiques.

« Un bateau qui ne connaît pas la profondeur de l'eau dans laquelle il navigue peut rencontrer des problèmes », a plaisanté Kitack Lim, secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI). C'est précisément là qu'intervient l'OHI. Créée en 1921 sous la forme du Bureau hydrographique international, elle est l'aboutissement d'un constat fait à Washington en 1889 : la cartographie des océans réclame plus de coopération internationale.

Un travail colossal

 

En tant que structure intergouvernementale, elle a un rôle consultatif et technique et vise à s'assurer que la totalité des océans, mers et voies navigables sont correctement cartographiées. Un travail colossal, puisque moins de 15 % des eaux océaniques ont été mesurées en profondeur, et presque 50 % des eaux côtières doivent encore être hydrographiées.

Le prince a d'ailleurs renchéri : « Cartographier les mers et océans est aujourd'hui plus important que jamais. » Et pour cela, tous les intervenants ont appelé à une meilleure collaboration entre les organisations internationales. Michael Lodge, président de l'Autorité internationale des fonds marins, semble avoir bon espoir, puisqu'il envisage « une cartographie complète des fonds marins d'ici à 2 030 ».

Le souverain a été unanimement remercié de son implication dans le domaine de la sauvegarde des océans, et plus largement de son implication dans la protection de l'environnement.

Monaco à la pointe

 

Dans son allocution, celui-ci a rappelé le « rôle de premier plan de Monaco dans la protection des océans », avant d'ajouter : « Le besoin de comprendre, de sauver et de protéger les océans est plus crucial que jamais. Nous n'avons qu'une connaissance parcellaire des océans. »

Le président de l'OMI a, quant à lui, appelé à « un usage durable des eaux à une époque où le trafic maritime s'intensifie ». Une intention à laquelle s'est associé le prince Albert II, qui s'est félicité de l'objectif de développement durable ODD14 des Nations Unies (intitulé « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ») avant d'assurer que « l'OHI apportera toute sa contribution à sa mise en œuvre ».

Les travaux de l'OHI se poursuivent toute la semaine à Monaco.

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