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Michel Perichon, pilote : Le terrain idéal pour une approche Nord-Ouest

Ancien commandant de bord et instructeur avec plus de 20 000 heures de vol au compteur, Michel Perichon est le premier à avoir évoqué l'approche Nord Ouest, dont fait état Jacques Pouplot.

Publié le 29/08/2018 à 05:23, mis à jour le 29/08/2018 à 05:23

Ancien commandant de bord et instructeur avec plus de 20 000 heures de vol au compteur, Michel Perichon est le premier à avoir évoqué l'approche Nord Ouest, dont fait état Jacques Pouplot. Il nous en explique les avantages. « Ça limiterait les nuisances avec très peu de population survolée. Nous avons le terrain idéal pour une approche B-RNAV Visual, utilisée dans beaucoup de pays. Elle consiste à une approche aux instruments et une phase finale à vue. Elle permet de s'affranchir de beaucoup de contraintes. Mais la DGAC ne veut pas en entendre parler. Il ne s'agit pas d'annuler la VPT17 [trombone]. La solution, pour moins de nuisances, ce serait d'avoir une alternance d'approches. Pour arriver Nord-Ouest, il suffit de trois points GPS et on est bon. Il y a donc une facilité de mise en œuvre et d'autres avantages : la réduction du temps de vol à l'arrivé vers Cannes-Mandelieu et aucune interférence avec le trafic en approche sur Nice ou au départ de Cannes-Mandelieu. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas, au moins, faire l'essai de cette procédure. Qui est bien moins coûteuse que les approches par satellite qu'évoque la DGAC à l'avenir, où il faudra rééquiper les avions. Pour un pilote, l'approche Nord-Ouest est quelque chose de facile et de concret...»

Contactée hier, la DSAC Sud-Est, qui dépend de la DGAC, n'a pas donné suite à notre demande.

 

Cependant, dans la réponse adressée à l'ADNA, elle livre plusieurs éléments de compréhension. « Le bilan d'une étude concernant les nouvelles trajectoires d'approches alternatives [...] a été présenté au cours de la CCE [commission consultative de l'environnement] le 29 septembre 2016. »

Pour l'approche Nord-Ouest, « une étude spécifique a été réalisée par le service de la navigation aérienne sud-est [...] l'analyse des deux hypothèses retenues fait ressortir des non-conformités majeures par rapport aux caractéristiques de longueur, de repère visuel ou de pente des trajectoires requises. » Il apparaît ainsi que « seule une procédure dite satellitaire de nouvelle génération pourrait permettre [...] une alternative par l'ouest, sous réserve de faisabilité. Pour ces raisons, une expérimentation n'est à ce stade pas envisageable. » La DGAC conclut en mettant en avant les mesures de réduction des nuisances déjà prises, en favorisant les atterrissages par la mer, l'ajout d'un point de repère supplémentaire, l'élévation de 200 pieds [61 m] de la trajectoire trombone ou encore la sensibilisation des pilotes à l'évitement des zones d'habitation.

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