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Michel Blazy fait vivre ses créations au NMNM

Mis à jour le 03/01/2018 à 05:09 Publié le 03/01/2018 à 05:09
Michel Blazy devant cette collection de chaussures garnies de plantes, présentée lors de la dernière Biennale de Venise.

Michel Blazy devant cette collection de chaussures garnies de plantes, présentée lors de la dernière Biennale de Venise. Jean-François Ottonello

Michel Blazy fait vivre ses créations au NMNM

Invité du Nouveau Musée National de Monaco, le plasticien dévoile plusieurs projets composés de matériaux vivants, périssables et en mutation, qui forment des œuvres en mouvement

Il est né à Monaco où il a grandi jusqu'à sa majorité. Un détail biographique anecdotique car la carrière de Michel Blazy s'est construite ailleurs. Le plasticien, qui vit et travaille à Paris, s'est forgé une réputation internationale avec des œuvres et installations où il use de matières vivantes, périssables, vivables et en mutation.

Son installation la plus récente, « Collection de chaussures », n'est pas passée inaperçue lors de la dernière Biennale de Venise. L'artiste expose sur une structure métallique monumentale 27 paires de baskets usées, qu'il a garnies de différentes espèces de plantes. Donnant naissance à une installation en constante évolution.

Le temps qui passe

« C'est une sorte de vanité : ces chaussures très usées, présentées comme dans un magasin, nous renvoient au temps qui passe », explique l'artiste qui confie : « Jardiner beaucoup, c'est une pratique que j'ai depuis l'enfance. »

L'œuvre captivante en impose dans la grande salle de la villa Sauber, où elle est présentée jusqu'au 18 mars. C'est la suite logique de ce projet, coproduit par le Nouveau Musée national de Monaco et la direction des Affaires culturelles pour la Biennale de Venise. Et qu'il fallait ensuite montrer en Principauté.

À cette collection particulière, s'ajoutent deux autres œuvres de Michel Blazy, toujours obsédé par les matériaux en mouvement. Pour Nature molle, l'artiste joue cette fois avec des fruits et légumes comme cristallisés sur une table avec de la colle qui les figent dans le temps.

Sa Peau de bête, qui suit dans la troisième salle, est plus ludique encore. À la manière d'un taxidermiste, Michel Blazy joue la parodie recouvrant une sorte de peau d'alligator en coton d'une épaisse couche de crème au chocolat, qui, en séchant, lui donne un aspect craquelé semblable à du croco.

Une dose d'humour qui se retrouve dans les diverses créations de Michel Blazy, qui méritent un détour.


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