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Méthode de Singapour : bon calcul pour les enfants

Mis à jour le 31/01/2017 à 05:14 Publié le 31/01/2017 à 05:13
Des cubes colorés, des barres… les mathématiques deviennent un jeu à l'école Frédéric-Mistral, dans la classe de cours  préparatoire de Nathalie Abbate.

Des cubes colorés, des barres… les mathématiques deviennent un jeu à l'école Frédéric-Mistral, dans la classe de cours préparatoire de Nathalie Abbate. Sébastien Botella

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Méthode de Singapour : bon calcul pour les enfants

Trois classes de Vallauris Golfe-Juan mettent en œuvre les principes d'enseignement qui ont propulsé le petit pays asiatique dans la cour des grands. Concrètement, comment ça marche ?

Singapour a beau être un petit pays (5,5 millions d'habitants), en matière d'enseignement, il joue dans la cour des grands depuis un quart de siècle.

La dernière enquête Pisa (1) le confirme : toutes disciplines confondues, ces élèves asiatiques sont les plus performants du monde. Loin, très loin devant les Français.

Derrière cette réussite, il y a une méthode. Elle est mise en œuvre, depuis la rentrée, dans trois classes de la cité des Potiers (2).

« J'en avais vaguement entendu parler, confie Nathalie Abbate, en charge de l'un des deux CP de l'école Frédéric-Mistral à Vallauris. Je savais notamment que la méthode de Singapour était fondée sur les mathématiques. Et cela m'intéressait, car j'avais le sentiment que quelque chose ne collait pas dans notre façon d'apprendre les maths. Beaucoup d'élèves sont perdus ! »

De l'abstrait au concret

« En France, décrypte Monica Neagoy, docteur en didactique des mathématiques, on bascule très vite vers des concepts abstraits. Or on sait, depuis Piaget, que les enfants ont besoin de s'appuyer sur des données concrètes - au moins jusqu'à onze ans. La méthode de Singapour s'appuie sur ce principe : tous les concepts sont « traduits » avec des cubes colorés et des barres que l'on peut modeler. Par exemple, un élève français apprend par cœur que 5+5 =10. Un Singapourien, lui, visualise en volume que 5 cubes + 5 cubes = 10 cubes. »

Elle s'interrompt, sourit : « Cela lui permet de constater, de visu, que l'on peut arriver au même résultat avec 8 cubes + 2 cubes, 6 cubes + 4 cubes, 9 cubes + 1 cube, etc. Le but est de leur apprendre, par l'expérience, à trouver des solutions aux problèmes. C'est une démarche qui irrigue, ensuite, toutes les matières. »

« Il y a un aspect ludique, complète Christel Alcalde, enseignante surnuméraire (3) à Frédéric-Mistral. Ce qui change, clairement, c'est la façon dont les élèves abordent le cours. Avant, il y avait de longs soupirs ; ce n'est plus le cas… »

L'attention des enfants, en effet, est perceptible. Presque insolite.

À la rentrée, puis chaque année jusqu'au CM2, ces jeunes Vallauriens bénéficieront de cet enseignement venu d'ailleurs. Qui pourrait bien faire tache d'huile dans l'Hexagone.


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