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Mes cinq kilomètres pour elle…

Mis à jour le 02/01/2016 à 05:08 Publié le 02/01/2016 à 05:08

Mes cinq kilomètres pour elle…

C'était mon jogging annuel.

C'était mon jogging annuel. Théoule-Menton, 85 bornes, un marathon de « décrassage de réveillon ». Autant dire une épreuve, une folie au lendemain d'une soirée où tu te la pètes épicurien, djeun, vivant, foie gras-champ-mojito à gogo jusqu'à 4 heures du mat' avant de te réveiller quelques minutes plus tard (te semble-t-il) dans le pâté, avec une gueule de bois, une vraie, avec cheveux qui crient « Allô maman bobo », papilles noyées, haleine de rat musqué et cerveau semi-liquide… Rien qu'enfiler tes baskets te fait mal (C'est bizarre, ce matin tes baskets à scratchs ont des lacets)….

Que le lecteur se rassure : la sportive du dimanche bissextile que je suis n'a pas pris la (bonne ?) résolution de se bouger les fesses en 2 016. Non, elle bosse, au plus près de ses sujets et le journalisme peut être douloureux parfois.

Pour Paloma

Que le lecteur se rassure (bis) : au faîte des dernières études médicales sur les décrassages d'encrassées de mon espèce (les plus hautes autorités scientifiques concordent : trop de sport d'un coup peut être dangereux) je n'ai couru que 5 kilomètres, entre l'aéroport et le Negresco, sur la Prom'.

Et j'ai souffert.

13 h. Les coureurs, tous vêtus du même tee-shirt rouge barré de l'inscription « Courir pour Paloma », dépassent Carras. A l'avant, un gaillard qui mène la course. il se présente : Thierry Kerhornou, coureur de fond. À côté, une blonde : Ingrid Lopergolo, double championne de France de marathon. Aïe, aïe, aïe…

Je prends mon air le plus sportif et essaie la foulée légère. Pffou… Je jette un regard en coin aux autres. Ils ont l'air de faire une promenade de santé. Pas question de flancher… Pas question de donner raison à mes collègues de bureaux qui m'ont promis un séjour aux urgences après le reportage ou qui ont méchamment proposé de me filer un sac à dos rempli de Sancerre avec une paille (les auteurs de ces basses perfidies se reconnaîtront, que 2 016 leur apporte un peu de clairvoyance…). Heureusement, ma fan est là, Patricia, venue m'encourager en vélo (le soir du Réveillon je devais avoir une horde supporters avec banderoles « Allez Bru Bru ! » et champagne pour fêter l'arrivée, force est de constater qu'ils n'ont pas trouvé leurs baskets)… Les kilomètres (enfin les mètres) s'enchaînent. je rougis. Je bleuis. Je jaunis. Je crache. je souffle. Je souffre…

Mais pas question de lâcher : au milieu des coureurs, il y a une petite fille, Paloma, qui, elle, souffre vraiment et tous les jours. Elle a 11 ans et est atteinte d'une maladie orpheline. Et c'est pour financer une de ses nombreuses opérations et du matériel médical qu'on court. 200 personnes se sont relayées sur le parcours. Je suis l'une d'elle. Je cours, Paloma. Alors je ne lâche pas…


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