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Garavan : des faucons pour effaroucher les pigeons

Mis à jour le 28/12/2017 à 05:16 Publié le 28/12/2017 à 05:16
L'expérience de l'effarouchement par des faucons est davantage connue à l'ouest des Alpes-Maritimes (comme ici à Cannes). Ainsi que dans le Var.

L'expérience de l'effarouchement par des faucons est davantage connue à l'ouest des Alpes-Maritimes (comme ici à Cannes). Ainsi que dans le Var. d'illustration Patrick Clemente

Garavan : des faucons pour effaroucher les pigeons

Lassés par les assauts de volatiles, les habitants d'un immeuble de l'est de Menton ont décidé de faire appel à une fauconnerie. Une vaste opération d'intimidation doit démarrer d'ici peu

À l'heure où la société numérique bat son plein, les techniques ancestrales sont encore et toujours sources de solution. Notamment pour combattre les animaux de mauvaise compagnie.

Pour la première fois à Menton, un immeuble va ainsi avoir recours à des faucons pour lutter contre les… pigeons. Un usage qui a déjà fait ses preuves dans le Var (lire ci-contre). Qui devrait démarrer à Garavan avant le 1er de l'An.

« Nous n'avions pas de pigeons jusqu'à ce que des arbres soient coupés et qu'ils viennent se réfugier sur un pin parasol de la résidence, dont les branches donnent sur la route, explique le président du conseil syndical du Santa Maria, François Jacquot. Tous les matins, c'est affreux, on consomme une quantité d'eau invraisemblable pour nettoyer les fientes. »

30 à 35 pigeons recensés

À situation insoutenable, idée géniale. Un membre du conseil syndical évoque une expérience de fauconnerie réalisée à Chaumont. L'idée paraît bonne. La proposition est faite en conseil, qui approuve haut la main.

Dans la foulée, la copropriété a ainsi fait appel à la société gardoise « Griffondor » (les amateurs d'Harry Potter apprécieront). Dont l'intitulé de la mission figurerait volontiers dans la top-list du politiquement correct : effarouchement. Le lecteur comprendra qu'il s'agit avant tout d'éjecter les volatiles d'un lieu où ils ont (un peu trop) pris leurs aises.

Sur une note d'information destinée aux clients, l'entreprise explique que trois actions sont en fait possibles. Voire complémentaires. La dépollution, la régulation et l'action ponctuelle.

La première, réalisable en quelques semaines, a vocation à juguler les assauts des pigeons quand leur nombre a atteint un seuil critique. « L'effarouchement va permettre le retour d'un niveau acceptable, permettant la gestion de l'espèce polluante », souligne-t-on.

La deuxième action, plus préventive, consiste pour sa part à intervenir régulièrement pour « concourir à la gestion de l'espèce, déstabiliser sa nidification, empêcher sa prolifération ». Quant à l'action ponctuelle, elle ne prétend pas à une grande efficacité sur le long terme : il s'agit essentiellement de nettoyer les lieux infestés à un moment donné.

Concernant le Santa Maria, où 30 à 35 « individus » ont été recensés, le modus operandi est déjà écrit noir sur blanc. Le devis communiqué au syndic - Foncia - stipule ainsi que les équipes de Griffondor « installeront deux cages situées sur le toit et une terrasse de la résidence. Ces cages contiendront des appelants. Elles seront visitées tous les trois jours et les pigeons seront bien entendu abreuvés et nourris. Elles seront placées de manière tout à fait discrète. Cette campagne de 30 jours contiendra également une intervention avec nos rapaces pour faire fuir les derniers pigeons restants. » Soucieuse de ne choquer personne, la fauconnerie précise que la technique utilisée est la plus écologique qui soit. Aucun animal n'étant maltraité au cours de l'opération.

Avec un résultat estimé à 90 % de réussite, les projets d'installation des pigeons ne devraient pourtant pas tarder à avoir du plomb dans l'aile…


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