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Mélia, la petite fille au grand coeur

Mis à jour le 27/07/2018 à 05:09 Publié le 27/07/2018 à 05:09

Mélia, la petite fille au grand coeur

Mélia utilise son argent de poche pour aider des enfants pauvres au Maroc et au Sri Lanka. La petite fille de 10 ans a pour projet de créer une classe découverte dans une école sri lankaise

J'aime bien donner aux gens pauvres. Comme ça, on les aide. Et si tout le monde les aide, au bout d'un moment, la vie va être magnifique ! » s'exclame Mélia, un grand sourire aux lèvres. À 10 ans, la petite Monégasque souhaite créer une classe supplémentaire dans une école sri lankaise, située à Nilaveli.

«Ce serait le premier programme innovant dans tout le pays. Il permettrait aux élèves de devenir acteurs de leurs cours en expérimentant des moyens de répondre aux questions de sciences et de protection de l'environnement. Cette classe découverte serait obligatoire, ouverte à tous les niveaux, de 6 à 16 ans, et aurait lieu chaque semaine pendant deux heures », explique Christophe Barbara, le père de Mélia. Une classe qui porterait le nom de « Labo Mélia », sur une suggestion de la principale de l'école, K.S.K Munasinghe.

No Finish Line

Le projet prévoit la construction de l'infrastructure et l'achat de matériel. Pour le financer, Christophe va le déposer en novembre 2018 à la No Finish Line, où il est bénévole. Pour chaque kilomètre parcouru durant cette course, organisée du 10 au 18 novembre à Monaco, Children & Future reverse un euro pour soutenir des projets en faveur d'enfants défavorisés ou malades.

À l'issue de la course, les organisateurs étudient les projets reçus et, en fonction de l'argent récolté, décident lesquels seront financés. Si le projet de Mélia est choisi, la classe « Labo Mélia » pourra être construite d'ici mai 2019 et inaugurée en juillet, en présence de la petite. Et un compte Instagram sera créé pour suivre l'avancée du projet. Mais si « Labo Mélia » n'est pas financé par la No Finish Line, Mélia a d'autres idées : « On peut acheter des nouveaux bureaux et des chaises. On peut acheter plein de choses ! »

Une générosité sans bornes

Mélia force l'admiration. Pour la petite fille, donner son argent de poche ou ses effets personnels à des enfants pauvres est la chose la plus naturelle du monde. Et elle n'en est pas à son coup d'essai.

Elle a déjà aidé une jeune fille en situation de handicap à acquérir un nouveau fauteuil roulant et une rampe d'accès pour sa voiture grâce à la No Finish Line. Mais aussi donné des vêtements, des poupées, des chaussures et des fournitures scolaires à des enfants marocains dans le besoin.

Lorsque Christophe lui a dit que lui et sa maman, Magali, partaient au Sri Lanka fin juin 2018, la petite fille a aussitôt proposé d'acheter, avec son argent de poche, des fournitures scolaires à des enfants dans le besoin « En 2004, il y a eu un tsunami qui a tout détruit au Sri Lanka donc moi je voulais les aider un peu », explique Mélia, tout naturellement. Christophe se renseigne auprès de l'agence de voyages, Atypique Lanka, qui organise leur séjour. Marjorie et Chamika, fondateurs de l'agence, partent à la recherche d'une école défavorisée et en trouvent une à Nilaveli. Ils organisent alors l'achat de fournitures scolaires et de gourdes, financé par les 150 euros d'argent de poche de Mélia.

Une fois au Sri Lanka, les parents de Mélia se rendent dans l'école choisie et distribuent cahiers, stylos, pâte à modeler et gourdes. Et la principale se charge d'expliquer à ses élèves que tout cela est possible grâce à Mélia. « Ça a été un moment très fort en émotions », raconte Magali.

Mais Mélia souhaite aller plus loin. Ses parents demandent à la principale de l'école ce dont ils ont besoin. Une classe supplémentaire. L'idée du projet « Labo Mélia » est née.

Et si la petite fille rêve de participer à Pékin Express, de devenir danseuse, gymnaste ou encore coiffeuse, elle souhaite aussi poursuivre ses projets caritatifs : « J'aimerais bien faire le tour du monde, avec mes sous, rencontrer des gens et les aider. Je serai trop heureuse ». Rares sont les personnes véhiculant de telles valeurs. Moins commun encore sont celles qui n'ont que 10 ans. Souhaitons à Mélia que l'inscription « Sri Lanka » sur son tee-shirt se retrouve bientôt sur un billet d'avion à son nom.


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